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  #8 (permalink)  
Old 2nd June 2007, 07:51
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Soumeya Messous, a traffic officer for nine years.
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  #9 (permalink)  
Old 2nd June 2007, 07:53
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Fatima Hamlaoui, a gas station attendant.
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  #10 (permalink)  
Old 2nd June 2007, 07:57
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Not everyone in Algeria is happy with the new dynamics.
Some analysts say that a recent resurgence in radical Islamist activity
is driven partly by a desire to slow the social change in the country,
especially regarding women’s role in society.
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  #11 (permalink)  
Old 7th June 2007, 05:06
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excellent article and photos!
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  #12 (permalink)  
Old 8th June 2007, 08:06
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Wow... i've never seen a hijabi bus driver before!

May Allah protect all women from these psychotic men that want to keep us locked at home. May our society become increasingly dependent on women in all aspects.
__________________


Al Imran 147 - BE OPTIMISTIC!!
your ≠ you’re
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  #13 (permalink)  
Old 8th June 2007, 15:19
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  #14 (permalink)  
Old 14th August 2007, 22:40
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Nadjia Bouaricha :


Mardi 14 août 2007 -- Depuis la nuit des temps, le monde n’a eu de cesse de parquer la femme dans un rôle, une image ou une fonction. Bien des siècles sont passés et au cours desquels la femme a montré sa capacité à camper des rôles qui traditionnellement sont réservés aux hommes.

C’est ainsi que l’histoire a été marquée par des reines puissantes, des guerrières farouches et des politiciennes redoutables. Aujourd’hui et à l’aube du IIIe millénaire, la moitié du genre humain qu’est la femme a su, à travers des combats incessants, se faire une place dans le sacro-saint cercle des hommes. Elle est arrivée à s’introduire dans des métiers jugés jadis contraignants donc exclusivement masculins. l ’image de la femme active n’étant plus ce qu’elle était avec la société qui a appris à s’ouvrir parfois malgré elle, l’on assiste à un phénomène de féminisation des métiers de défense et de sécurité. Elles sont de plus en plus nombreuses, aujourd’hui, à tenter la vocation de policier ou de gendarme. Les Algériennes, comme leurs semblables du monde entier, ont compris que la clé de leur émancipation réside dans leur détermination à braver les interdits et mettre leur compétence à l’épreuve.

Un pari réussi, puisqu’elles ont conquis des terrains parfois fermés et souvent misogynes, faisant de leur présence un acquis pas seulement pour les femmes mais pour le bien de tous dans l’objectif de mettre de l’équilibre dans une société qui est longtemps restée unijambiste. Se réclamant héritières de leurs aïeules qui ont combattu côte à côte avec leurs frères pour la libération de leur pays, les femmes algériennes, qui se sont enrôlées dans les rangs de la police et de la gendarmerie, ont pris la revanche des anciennes combattantes qui, au lendemain de la libération, ont été sommées de retourner à leurs fourneaux. Nous nous sommes approchés de ces femmes courage qui ont rêvé un jour de porter l’uniforme et ont fini par porter sans le savoir l’espoir d’une société qui tend à s’accepter en reconnaissant sa moitié et rejetant ses tourments convulsifs de société inhibirice.

Elles sont 4986 en uniforme bleu

Qu’elles soient dans la police, dans la gendarmerie ou dans l’armée, les femmes en uniforme sont arrivées à mettre le holà à une soi-disant supériorité masculine. Elles ont réclamé une égalité qu’elles ont pu arracher à mesure d’épreuves surmontées d’abord dans les écoles de formation, puis sur le terrain dans l’exercice de leur métier. Les Algériennes sont de plus en plus nombreuses à prétendre à une carrière dans les rangs de la Sûreté nationale. Qu’elles soient non bachelières, bachelières ou encore licenciées, voire plus, elles se dirigent chaque année en nombre proposer leur candidature pour intégrer ce corps qui a appris au fil des années à accepter leur frêle corps vêtir l’uniforme bleu. Les dernières statistiques font état d’un recrutement féminin en hausse avec 8428 employées dont 4986 policières, 1073 en formation (1000 à l’école de Aïn Benian et 73 à l’école des officiers de police) et 3852 agents assimilés. De 933 recrues en 1989, le recrutement féminin évolue crescendo, en passant chaque année à une moyenne plus importante. Sur les 4986 femmes actives sur un effectif global de 111 000 policiers, le plus haut grade atteint par une femme policier est celui de commissaire divisionnaire, c’est aussi le plus haut grade de la police. Mme Mazouni a été la première femme à tenter l’aventure en rejoignant la police en 1974.

« L’intégration des femmes s’est faite de manière graduelle, qu’elles soient dans les services administratifs, dans les brigades d’intervention, ou dans le travail en immersion, les femmes ne sont pas vues comme appartenant à un autre sexe, elles sont perçues comme des collègues et partenaires de travail et cela ne pose aucun problème », explique Djamel Oufighou, directeur du recrutement à la Sûreté nationale. Depuis 1989, date de l’ouverture du corps de la police au recrutement massif de l’élément féminin, la police a fait sa mue vers une institution ouverte comptant sur ses deux composantes. « Durant la période pénible du terrorisme, nous n’avions pas perçu le recrutement des femmes comme recrues d’un autre genre, mais comme un apport et soutien pour le combat contre le terrorisme. Nous étions tous policiers et tous engagés dans la lutte et avec la même abnégation », explique Djamel Oufighou qui note que le rapport de collègue prime dans la police sur tout autre rapport avec comme base relationnelle la discipline et le respect mutuel.

Les femmes bénéficient toutefois d’un traitement non pas de faveur mais d’égards par rapport à leur condition sociale. Elles ne sont pas mutées comme les hommes loin de leur lieu de résidence et ne sont pas de garde la nuit. « Il y a certaines conditions que nous sommes tenus de respecter, notamment faire en sorte qu’une mère soit plus présente avec ses enfants », fait remarquer notre interlocuteur de la direction du recrutement. Le commissaire Hadj Ziane, commandant le groupement de la circulation routière, estime pour sa part que le recrutement de l’élément féminin est réellement une chance car « elles font preuve de beaucoup de sérieux ». Le même responsable soutient, en outre, qu’au niveau des carrefours, il est plus facile de fouiller une femme suspecte par une femme que par un homme.

200 femmes ont embrassé la carrière de gendarme

Si dans le corps de la police le recrutement féminin remonte à plus de deux décennies, dans le corps de la Gendarmerie nationale, il eut fallu du temps pour faire accepter leur présence aux côtés des hommes. Ce n’est qu’en 2003 que la 1re promotion de femmes officiers gendarmes a vu le jour ; exception faite de la doyenne des femmes gendarmes, Djaouida Lefqir qui, elle, a été la seule à franchir le maillon de ce corps militaire d’élite en 1985. Aujourd’hui, elles sont 200 femmes à exercer dans la gendarmerie, comme officiers ou sous-officiers, sur un effectif total qui dépasse les 100 000 hommes. « La société a changé, elle connaît des mutations, il est de notre devoir de la suivre. Toutefois, le recrutement des femmes au sein de la gendarmerie n’a pas obéi à une unique tendance moderniste, mais par adaptation au changement du crime. Nous avons enregistré une montée de la délinquance féminine, c’est une des principales motivations du recrutement féminin. La meilleure façon de combattre la femme criminelle, c’est d’avoir une femme gendarme », explique le commandant Kerroud.

Ce dernier indique, en outre, que la femme est utile à la fois dans la vie civile que militaire. « Elle fait montre de plus de patience, et elle obéit aux mêmes obligations et devoirs que l’homme. » Notre interlocuteur soutient qu’elle n’est pas soumise à un quelconque traitement de faveur. « Si l’homme doit travailler 24h/24, il n’y a pas de raison qu’elle ne soit pas soumise au même règlement », dira-t-il. Si elle a des spécificités qui nécessitent des congés comme la maternité, cela ne l’empêche pas d’être appelée à avoir les mêmes heures de travail que son collègue homme. Lorsqu’elle est célibataire, elle est appelée à accepter sans rechigner la mutation et l’affectation décidée par sa hiérarchie. « Il reste que nous n’avons pas de femmes dans les services aux frontières, les conditions de vie sont très rudes », souligne le même responsable du service presse du commandement de la gendarmerie, en précisant que cela ne veut pas dire que la femme est incapable de supporter la charge de travail. « Ce sont les conditions de vie et d’installation qui sont inadéquates. »

Il est utile de souligner qu’un recrutement massif de l’élément féminin est enregistré dans le service de la police judiciaire, dans les sections de recherche et dans les groupements de wilaya. Répondant à des qualifications précises, le recrutement au sein de ce corps nécessite un niveau universitaire, au minimum un bac+3 années d’université. « Nous tenons à assurer un recrutement de qualité. La gendarmerie n’est pas intéressée d’avoir des femmes pour contrôler la circulation routière. En corps d’élite, la gendarmerie se doit de recruter les élites féminines pour nous accompagner dans la lutte contre la criminalité », explique le commandant Kerroud. Les demandes de recrutement affluent chaque année, de plus en plus nombreuses. « Cela dépasse le nombre de classes pédagogiques », indique notre interlocuteur en soulignant que ces demandes arrivent des quatre coins de l’Algérie, notamment du sud du pays dont Biskra, Adrar et Béchar.

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