Mercredi 23 mai 2007 -- Sur les 389 sièges de l’Assemblée populaire nationale (APN) qui viennent d’être renouvelés à l’issue des élections législatives du 17 mai, seulement 32 reviennent aux représentantes des formations politiques et autres indépendants qui se sont engagés dans cette course. Si le nombre des députées appelées à siéger pendant la prochaine législature (la sixième dans l’histoire du Parlement post-indépendance), si l’on considère qu’elles n’étaient que 26 lors de la précédente mandature, il n’en demeure pas moins que le taux de la représentation féminine au niveau de la chambre basse du Parlement est très faible.
Avec un tel taux (6,3%), l’Algérie n’est pas près de sortir de la case peu enviable des pays dont les institutions sont les moins représentées en femmes. Ainsi, au niveau régional, l’Algérie se classe en queue de peloton en la matière, comparativement à ses voisins, le Maroc et la Tunisie.
Sur les 32 sièges remportés par les élues femmes, la grosse part revient au Parti des travailleurs (PT), dont les militantes qui se sont présentées à ce scrutin sous ce sigle ont réussi à arracher pas moins de 11 sièges sur un total de 26 qui reviennent au parti. Sur les 11 sièges qui reviennent aux femmes, 10 ont été obtenus dans la seule capitale dont la liste était conduite par la secrétaire générale du parti, Louisa Hanoune.
Cette dernière a ainsi réalisé, à ce niveau, une performance que n’ont pas réussi à obtenir d’autres formations politiques plus avantagées en termes de nombres de militantes, comme le FLN et le RND. Le premier s’en est sorti avec 10 sièges contre 19 lors de la précédente mandature alors qu’il s’était présenté aux dernières législatives avec pas moins de 73 candidates.
La récolte du second parti est encore moins flatteuse pour la gente féminine, dans la mesure où il n’a pas obtenu plus d’un siège (sur un total de 62), qui a échu à une militante de la wilaya de Béchar. Pratiquement le même score qu’à l’issue des législatives de 2002. Classé troisième en termes de sièges obtenus (51), le MSP n’a pas arraché davantage de sièges qu’en 2002, c’est-à-dire aucune candidate sortante alors que pour le scrutin du 17 mai, il s’était présenté avec 12 candidates. Dans les wilayas de Saïda et d’El Tarf, ces dernières étaient pourtant bien parties pour rafler un siège en se classant deuxièmes sur la liste électorale.
Le Mouvement pour la jeunesse et la démocratie (MJD) a réussi à mieux faire avec un siège sur les cinq arrachés jeudi dernier, lequel est revenu à une jeune élue, représentant la wilaya de Sétif. Ayant réussi un score appréciable, le Front national algérien (FNA) de Moussa Touati ne compte aucune députée sur les 15 sièges que vient de lui confirmer le Conseil constitutionnel. Grâce à son score, le PT sera ainsi pourvu de 7 sièges supplémentaires lors de cette mandature, comparativement à 2002 où il n’avait que 2 sièges (il en avait 3 au départ).
Si l’aura et le charisme dont jouit le leader de ce parti expliquent aisément sa reconduction à l’APN pour un troisième mandat, il serait intéressant de savoir quels sont les atouts qui ont joué en faveur du reste des élues. Il est vrai que lors de la campagne électorale, Mme Hanoune n’a eu de cesse de mettre en avant le fait que son parti se présente dans cette course avec 16 candidates têtes de liste. Il est à se demander le pourquoi d’un tel score si peu favorable aux femmes, sachant que sur les quelque 18,7 millions d’électeurs algériens qui étaient appelés à voter jeudi dernier, 8,7 millions sont des femmes.
La logique qui veut que les femmes soient solidaires entre elles, ne serait-ce que pour contrecarrer le diktat de la majorité masculine, semble céder la place devant le poids du conservatisme et des traditions qui n’admettent toujours pas que la femme puisse avoir sa place en politique.
Samedi 8 Mars 2008 -- La ministre déléguée auprès du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière chargée de la Famille et de la Condition féminine, Mme Nouara Saâdia Djaffar, a indiqué que la promotion du rôle de la femme dans les différents domaines doit passer inévitablement par l’organisation de campagnes d’information et de sensibilisation, de journées d’étude et de sorties sur le terrain pour juger des avancées réalisées.
L’ouverture politique et économique a, selon le point de vue de la ministre, suscité chez la femme de nouvelles ambitions. Celles-ci ont été nourries par une large scolarisation et par une évolution des mentalités. A cet effet, elle nous a indiqué que 56 % des lycéens sont des filles et que les étudiantes représentent plus de 60 % de l’effectif des universités. En milieu professionnel, 33 % des cadres sont des femmes. Cela dénote de l’insertion socio-économique de la femme, a ajouté Mme Djaffar.
Les universitaires et la politique
S’agissant du rôle de la femme en politique, Mme Maâtouk, professeur à l’Institut des sciences politiques, a rappelé la forte présence de la femme durant la guerre de libération. «Elle a toujours fait face au colonisateur et a grandement contribué à la lutte de libération nationale, avant de résister à la horde terroriste». Le contexte actuel, estime-t-elle, ne favorise pas beaucoup la participation de la femme dans la vie politique et partisane. «Elle reste minoritaire dans la vie politique et publique. La situation évolue très lentement dans ce domaine.»
La question qui reste posée, note l’interlocutrice, est de savoir comment est-il possible de construire la démocratie sans une participation effective et publique des femmes. Pour certaines, dit-elle, les problèmes se posent au niveau du contenu des lois. Pour d’autres, c’est le texte constitutionnel qui est en cause, et d’autres encore proposent que soient prévus des quotas. D’une manière peut-être involontaire, souligne Mme Maâtouk, il y a quelques réticences à voir la femme assumer un rôle politique et, d’une façon générale, de voir celle-ci réussir.
«Il y a une idée assez répandue qui cherche à faire accréditer l’idée selon laquelle la femme n’est pas rentable, pour différentes raisons, notamment politiques. C’est aussi un problème de culture. La société algérienne reste encore profondément traditionnelle, ancrée dans l’impératif de la continuité plutôt que dans celui du changement».
Cette situation doit changer et le combat des femmes dans ce domaine doit se transformer en une forte conviction, précise-t-elle. Pour cela, de nouvelles formes de pensée sont à inventer : «Agir sur le volet de la formation, encourager le dialogue, favoriser la prise de décisions, apprendre le commandement, l’art d’influencer et la façon de s’organiser».
M. Berouane, professeur à l’Institut des sciences politiques, a affirmé qu’en dépit de la présence importante des femmes dans la magistrature (34,7 %) et à l’université (50 %), l’image de la femme est déformée. Pour l’orateur, les médias ne donnent pas non plus «une image positive de la femme».
De son côté, Mme Oufréha, professeur à l’université des sciences sociales de Bouzaréah, a proposé de mêler analyses anthropologique et sociologique pour appréhender ce phénomène. L’oratrice plaide pour une séparation entre l’emploi urbain et rural. «La femme rurale ne travaille pas. Elle exerce une activité qui n’est généralement pas rémunérée.» Par contre, la femme algérienne est fortement présente dans le monde du travail en milieu urbain.
La scolarisation massive et l’impact de la relance économique ont contribué à favoriser l’emploi en général et l’emploi féminin en particulier. Mme Nouara Saâdia Djaffar rappelle, que grâce à la politique mise en place par le président de la République, la femme peut accéder à des postes de responsabilité, des postes qui requièrent la prise de décisions. Il y a une volonté politique tout à fait visible dans ce sens, est-il relevé. «Les institutions publiques ont pour mission de traduire sur le terrain les principes qui définissent cette politique, et assurer la prise en charge des problèmes que vivent les femmes dans ce contexte.»
56 % des femmes actives ont moins de 40 ans
Si l’on se réfère à une étude réalisée sur les transformations de la structure familiale, on mesure l’ampleur des réalisations accomplies en matière de la promotion de la femme. Cette étude a démontré que la participation de la femme dans le monde du travail est devenue plus active et de nouveaux besoins ont alors émergé pour faire augmenter le taux de main-d’œuvre féminine de 7,7 % en 1977 à 18 % en 2005.
Par ailleurs, la politique mise sur pied en matière de promotion de la femme, notamment à travers l’investissement dans le domaine de l’enseignement et de la formation, qui repose sur les principes de la gratuité et de l’obligation, a eu des résultats positifs puisque le nombre global des femmes ayant bénéficié d’une formation est passé de 76 400 en 1995 à 191 141 en 2005. Une autre étude, réalisée par le ministère sur l’insertion socio-économique de la femme algérienne, a fait savoir que 56 % des femmes actives ont moins de 40 ans, et que le taux de femmes universitaires actives est plus élevé que celui des hommes.
Ce qui a poussé les pouvoirs publics à élaborer un plan national visant à encourager l’insertion socio-économique de la femme, laquelle a sensiblement émergé dans le monde des affaires et effectué une entrée, quoique encore timide, dans le milieu de la politique en occupant des postes de responsabilité dans les plus hautes fonctions de l’Etat et au niveau du Parlement, a ajouté la ministre. En ce sens, depuis 1999, au moins quatre femmes ont été désignées au poste d’ambassadeur, et une à la tête du Conseil d’Etat, ainsi que la première femme wali, suivie de deux femmes walis hors-cadre, une femme wali déléguée, 11 femmes chefs de daïra et 3 secrétaires générales de wilaya. «Ces expériences pionnières dans le monde arabe sont tout de même à saluer parce qu’elles ont le mérite d’ouvrir le champ à d’autres acquis.»
Samedi 8 Mars 2008 -- La représentation féminine dans la sphère politique algérienne, malgré l’évolution sensible enregistrée ces dernières décennies, ne semble guère répondre aux attentes et revendications des associations féminines. A titre illustratif, sur les 389 députés qui siègent à l’Assemblée populaire nationale (APN), seulement 30 sont des femmes, soit un taux de 7,7% par rapport à la composante générale. Le parti du Front de libération nationale et le Parti des travailleurs viennent en pole position avec 11 femmes députées chacun.
Toutefois, malgré ce faible taux de représentation féminine à l’APN, une légère amélioration a été constatée par rapport aux élections de 2002, où leur nombre ne dépassait pas 25. Au niveau du Conseil de la nation, 4 femmes seulement sont membres sur 144. Elles sont toutes nommées dans le cadre du tiers présidentiel. Une représentation « insuffisante », sachant qu’au lendemain de l’indépendance, 7 femmes siégeaient à la première Assemblée constituante algérienne sur les 100 députés qu’elle comptait en son sein.
Cette situation est due essentiellement, selon des spécialistes, au fait qu’aucune contrainte n’est imposée aux partis politiques en matière de taux de représentation féminine dans les listes électorales. Une étude menée en 2006 par le Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et la femme (CIDDEF) a fait ressortir que les femmes dans les pays du Maghreb, à savoir l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, « sont exclues des organes de direction politique et que leur représentation est à tout égard plus symbolique que réelle ».
March 21, 2008 -- A regional seminar on "Gender and Local Governance" held March 14th in the Tunisian capital highlighted the close link between "economic and domestic development and women’s participation in local politics". Forum attendees from Tunisia, Algeria, Lebanon, Egypt, Yemen, Morocco and Bahrain also recommended organising an awareness-raising campaign for men concerning women’s right to play a significant role in local political affairs.
"The aim of holding this round-table meeting is to create an opportunity for exchanging experiences [and] to support women’s role in local governance among countries covered by the project and other countries outside the project such as Bahrain, Morocco and Kuwait," said Dr. Sekina Borai, head of the Center of Arab Women for Training and Research (CAWTAR), which held the seminar in collaboration with the Middle East Partnership Initiative (MEPI).
Borai said, "As the Arab woman is currently incapable of participating effectively on the central level, at least, we aspire to achieve participation on the local level."
Allowing women to learn about what goes on within their region, she added, is "a straightforward route toward transparency and good governance".
Conference participants from Maghreb countries shared experiences and strategies about how the governance project is working. In Morocco, the Third Millennium Organisation is "working to open national dialog on democracy and assisting women to achieve broader participation on the national level", said Mohammad Balkoh.
Meanwhile, in Algeria, Faisal Bin Halilo of an NGO in Constantine, asserted that the country's legal and constitutional arsenal does not in any way hinder women’s participation in political life. In real life, however, women’s participation in local and central elections is slim and their voting turnout is on the decline, compared to the early years of independence.
Among the causes, he said, is an educational system that places women in an inferior position: "Our students still read in their textbooks, 'Father is in the field, and mother is in the kitchen'". Bin Halilo added that in Algerian politics, the fear of extremists has superseded women's issues.
The quota system, whereby a percentage of local council or Parliament seats is allocated to women, has been a bone of contention in countries represented at last week's conference. The majority of attendees rejected including such a provision in their countries' constitutions, arguing that it imposes a ceiling that women cannot exceed and is against Arab constitutions which emphasize equality among genders. "The quota system is part of positive discrimination," said Fawzeya Abdullah, a candidate in the 2006 Bahraini parliamentary elections.
To effectively boost Arab women's political participation, the general political environment and the status of freedoms in the Arab world must be considered, according to Tunisian economist Azzam Mahjoub. One of the first academics to compile a report on the subject, Mahjoub noted that in the Arab region, there is a high level of illiteracy among women and their presence in the workforce is minimal.
"The Arab woman," Mahjoub added, "is the victim of discrimination in male-dominated societies, and also suffers from the use of religion to justify such discrimination."
At the conclusion of the Tunis seminar, participants said they will work with decision-makers to set out strategic plans for improving women's participation in local governance.
Mercredi 21 mai 2008 -- Le premier forum des femmes d’Algérie, organisé par le Rassemblement contre la hogra et pour les droits des Algériennes (Rachda), en partenariat avec le Centre d’information et de documentation des droits des enfants et des femmes (CIDEF), et l’Association des droits des femmes pour le développement (ADFD), a ouvert son champ hier et se poursuivra aujourd’hui à la salle des conférences de l’université Mentouri de Constantine. Placé sous le thème «les femmes d’Algérie : levier fondamental du développement démocratique local», ce rassemblement a regroupé les dix associations enregistrées à l’échelle nationale affiliées à Rachda et ce, en présence de Mme Zohra Drif Bitat, vice-présidente du Conseil de la nation, comme présidente d’honneur.
Le but recherché à travers ce 1er forum est de mettre sur le devant de la scène le vrai rôle de la femme algérienne. «Nous cherchons à être davantage visibles. Les valeurs de ce pays épousent la modernité. Pour ce faire, nous avons toutes les possibilités intellectuelles, humaines d’entrevoir d’autres aspirations», a soutenu Nadia Aït Zaï du CIDEF et professeur à Alger avant de nous faire part de la volonté de ce mouvement appelé à «remobiliser les femmes afin qu’elles s’organisent en association et pouvoir travailler autour d’objectifs qui les concernent en tant que droit des femmes. Apprendre à être visible, à investir le domaine politique. Il faut avoir le pouvoir de décision».
Sur un autre angle, notre interlocutrice soulignera : «Il importe de booster les relations entre la société civile et les institutions. Cela est un autre objectif. Même si l’association ne peut pas remplacer l’Etat, il n’empêche qu’elle peut travailler en complémentarité sur des sujets intéressant la société et particulièrement les femmes.» En se basant sur les dernières statistiques qui donnent le «compteur» favorable aux femmes avec 52%, elle dira : «Je veux que les femmes investissent le terrain politique, qu’elles adhèrent aux partis, qu’elles créent leur propres sections dans les partis politiques.» En somme, savoir utiliser les 52% pour briguer le maximum de sièges au Parlement. «Nous devons coordonner nos efforts pour que ces 52% servent les femmes. Et dépasser ainsi le faible taux de la représentativité féminine au Parlement qui est de 6%», renchérit Nadia Aït Zaï avant de présenter sa communication sur «le code de la famille, 3 ans après».
Ainsi, les travaux se déroulent en plénière avec la présentation de plusieurs communications, entre autres «les politiques dans les droits économiques des femmes», «rôle de l’ANGEM dans la promotion des droits économiques des femmes». Les ateliers livreront aujourd’hui des synthèses, voire des recommandations, notamment sur l’axe d’intégration des approches de lutte contre toute forme de discrimination dans les politiques publiques, ou encore les droits politiques.
Samedi 24 Mai 2008 -- Les travaux du forum Femmes d’Algérie, organisé à Constantine par l’association Rachda durant trois jours, se sont terminés mercredi dernier par un ensemble de recommandations qui vont être proposées au chef de l’Etat, dans le but de promouvoir la participation de la gent féminine dans la politique publique et améliorer l’état socio-économique de la femme. A cet effet, Mme Lilette Benayad Cherif, vice-présidente de l’association, a révélé à El Watan les principales recommandations, à savoir l’implication des associations féminines dans la politique publique à travers la création d’une commission mixte société civile-autorités et collectivités locales en traçant un véritable partenariat gouvernement-ONG afin d’arriver à améliorer l’état de la femme et créer un espace de travail démocratique. Elle cite aussi l’accompagnement par l’Etat des projets lancés par les associations féminines qui se chargent des femmes en situation de difficultés, l’accompagnement technique et financier, la création au niveau des tribunaux de cellules de sensibilisation et d’information sur l’application du code de la famille et ses nouveaux amendements, et aussi la création au niveau des services de sûreté nationale de cellules d’information et d’accompagnement des femmes victimes de violences, et enfin, comme l’ont souhaité, les participantes, la création d’une «Maison de la femme».
A ce propos, la même responsable a estimé que « Constantine est choisie comme wilaya pilote pour la création de cette maison qui est un concept universel relatif à un espace de créativité, de recherche et de détente, en d’autres termes, un lieu d’activités culturelles avec des bibliothèques, l’accès à Internet et également un espace pour que les associations féminines communiquent entre elles ». Les participantes, notamment les membres de Rachda de Constantine, ont avancé, en outre, le concept de maison de refuge pour accueillir les femmes en détresse telles que les mères célibataires. Une recommandation censée renforcer le dispositif des aides sociales pour les femmes. Lors de la cérémonie de clôture, plusieurs autres points ont été au cœur du débat tels que la recommandation pour créer un observatoire national et indépendant qui servira à recenser et à mettre en place des stratégies pour lever la discrimination socio-économique dans le recrutement des femmes dans le secteur privé ainsi que lutter contre le harcèlement sexuel. Pour la mémoire, l’association Rachda a été fondée, entre autres, par Nabila Djahnine, sauvagement assassinée par des islamistes à Tizi Ouzou en 1995.
Samedi 13 Septembre 2008 -- Nouria Hafsi secrétaire générale de l’Union des Femmes Algériennes a renouvelé, hier, de Constantine son appel au Président de la République d’imposer un système de quotas pour les femmes dans le parlement leurs permettant de jouir de leurs droits constitutionnels et une large présence dans les institutions législatives du pays. Nouria Hafsi a affirmé, en marge du congrès préparatoire des wilayas de l’Est, tenu à Constantine, que la présence des sénateurs au parlement Algérien demeure faible, car leurs nombre ne dépasse pas les 8%, c’est un taux faible comparé à celui des autres pays, elle a cité quelques exemples à l’image de la Mauritanie où les femmes occupent 25% des siéges, Rwanda 28% et les Etats-Unis d’Amérique 17%. L’oratrice a fait l’éloge des réalisations de l’Union durant les dernières années « pour donner plus de droit à la Femme Algérienne », dont sa réussite en 2005 la modification de l’article 52 du code de la famille en donnant à la femme divorcée le droit au logement. Le congrès national de l’Union des Femmes Algériennes est prévu pour le mois d’octobre prochain.