Jeudi 26 Juillet 2007 -- C’est la psychose. Il suffit qu’une petite secousse se produise pour provoquer un mouvement de panique, comme ce fut le cas à Guelma. En effet, cette région, située à 530 km au sud-est d'Alger, a été touchée, mardi dernier, par une secousse tellurique d'une magnitude de 2,8 degrés sur l'échelle de Richter, la troisieme depuis dimanche. L'épicentre de cette secousse, ressentie à 12h47 GMT, a été localisé à 7 km à l'ouest de la ville. Dimanche, cette région avait été touchée, également, par deux autres secousses de 2,5 et de 3,6 degrés sur l'échelle de Richter, avec un épicentre se situant à 7 km au sud-est de Guelma. Ces secousses, qui n'ont fait ni dégâts ni victimes, ont provoqué la panique parmi les habitants. Un autre séisme d'une magnitude de 3,3 degrés sur l'échelle de Richter a été enregistré, également, mardi dernier dans la région de Médéa.
Ces activités sismiques ont créé une polémique au sein de la population. Un radio-trottoir réalisé, hier, à Alger sur les explications de ces secousses, nous a démontré que personne n’a pu donner une explication logique ou scientifique à ce phénomène normal. La plupart de nos interlocuteurs lient les secousses aux grandes chaleurs, les plus écologistes parmi eux parlent de pollution et du phénomène de gaz à effet de serre, tandis que les extrémistes évoquent des arguments religieux tels que l’approche de la fin du monde et du châtiment divin. “C’est normal, il a fait très chaud mardi dernier, près de 38° C, même la terre n’a pas supporté cette chaleur, c’est pour cela qu’elle craque tout le temps. S’ajoute à cela le taux de pollution. Que Dieu ait pitié de nous”, annonce d’emblée un chauffeur de taxi. Une explication très “recherchée” qui, à elle seule, résume le mode de pensée générale. Pourtant, il y a une explication scientifique à tous ces phénomènes naturels, notamment les tremblements de terre.
Rassurez-vous, il n’y a aucun rapport entre la hausse des températures, qui est normale en été, avec les secousses. C’est un phénomène qui entre dans le cadre de l’activité sismique. “Il est préférable d’avoir une activité sismique continue ou permanente à faible magnitude, que de ne pas avoir d’activité régulière. Ces secousses permettent de libérer, à petite dose, l’énergie qui s’accumule à l’intérieur de la terre”, a précisé à Liberté M. Hamou Djellit, directeur de recherche et chef du département d’études et de surveillance sismique au niveau du Craag.
Il explique, également, que “la croûte terrestre est formée par 7 grandes plaques (connues sous le nom de plaques tectoniques) et d’autres plus petites. Ces plaques ne sont pas immobiles, elles se déplacent à des vitesses allant de 1-2 cm/an pour les plaques les plus lentes, jusqu’à 6-7 cm/an. Ses mouvements provoquent des tensions qui se dégagent en permanence, provoquant ainsi des secousses à faible magnitude, voire même de microsecousses que l’être humain ne ressent pas. Au niveau du Craag, nous avons recensé entre 30 à 40 secousses par mois, à travers le territoire national, dont la magnitude ne dépasse pas les 4 sur l’échelle de Richter. Plusieurs de ces secousses ne sont pas ressenties pas les habitants à cause de leur faible magnitude”, a-t-il ajouté. On apprend que d’autres secousses, à faible magnitude, ont eu lieu, également, cette semaine, dans plusieurs régions du pays, à savoir Chlef, Oum T’oub, Skikda, Ksar El-Boukhari, que la population n’a même pas ressenties.
L’Algérie se trouve sur le front nord de la plaque africaine qui se déplace vers le Nord en opposition à la plaque européenne dans le cadre de ce qu’on appelle la dérive des continents. C’est ce qui est explique, également, l’activité sismique sur tout le long de la côte nord du pays, voire même maghrébine, comparé aux autres villes du Sud algérien. “Je suis content de voir qu’il y a des activités sismiques, car il est dangereux d’avoir une activité silencieuse qui se libère brusquement, provoquant ainsi un tremblement de terre avec de plus grands risques”, a souligné notre interlocuteur.
Il a, par ailleurs, insisté sur l’utilité d’une culture scientifique d’une politique de sensibilisation et d’explication des phénomènes naturels, notamment les séismes afin d’éviter les mouvements de panique et d’affolement.
Samedi 4 Aout 2007 -- Deux secousses telluriques d’une magnitude de 2,3 sur l’échelle de Richter ont été enregistrées à Khenchela. La première le jeudi à 14h35 et la seconde à 01h45 vendredi. L’épicentre de ces secousses a été localisé à quelques kilomètres du nord de la wilaya de Guelma.
Ces secousses n’ont causé aucun dégât, matériel ou humain, apprend-on auprès de la Protection civile, mais ont créé un mouvement de panique parmi la population qui a préféré quitté les habitations pour passer la nuit dehors. S’ajoute à cela, une chaleur suffocante, due à des incendies à proximité de Tamza, Aïn-Mimoun, à 20 km du chef-lieu de wilaya, où l’atmosphère était irrespirable et insupportable. On apprend que ces incendies ont ravagé plus de 40 ha entre forêts et broussailles. Malgré le dispositif dépêché sur les lieux depuis des jours, on n’est pas encore arrivé à bout de ces incendies.
Samedi 4 aout 2007 -- Un secousse tellurique de magnitude 3,9 degrés sur l’échelle ouverte de Richter a été ressentie avant-hier à 4h28 minutes (heure locale) à Biskra, wilaya située à 400 km au sud d’Alger, a annoncé un communiqué du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag).
L’épicentre du séisme a été localisé à 28 kilomètres au nord-ouest de Biskra, a précisé le Craag dans le même communiqué.
August 6, 2007 -- An earthquake with magnitude of 3.8 rocked the wilaya (province) of Chlef (western Algeria) on Monday, with no report of casualty or damages, said the research centre in Geophysics.
The quake struck at 12:30 Algeria time (1:30 p.m GMT) with its epicentre at 4 kms southwest of the Bni Rached area, said the same source.
Mercredi 8 Août 2007 -- Après une série de secousses telluriques qui ont touché la région de N’gaous, située à plus de 100 kilomètres à l’ouest de la ville de Batna, durant les mois de mars et mai derniers, voilà que la terre tremble encore. Hier, deux secousses telluriques ont été enregistrées dans les wilayas de Batna et d’Oum El-Bouaghi.
La première a été localisée à 9 kilomètres au sud-ouest de la commune d’Arris (au sud de la ville de Batna et à l’ouest de Khenchela). D’une magnitude de 3,3 degrés sur l’échelle de Richter, elle a été ressentie par les habitants de la commune de Bouhmama à Khenchela. Ces derniers ont même dû passer la nuit à la belle étoile. La deuxième secousse d’une magnitude de 3,5 sur l’échelle de Richter a, quant à elle, été enregistrée dans la nuit de lundi à mardi, aux environs de 2h 20, à 16 kilomètres au sud-est de la commune de Aïn M’lila, dans la wilaya d’Oum El-Bouaghi. Fort heureusement, aucun dégât n’a été signalé.
ALGIERS, August 8 2007 (AFP) - A giant wave described by local residents as a "mini-tsunami" claimed the lives of 12 Algerian bathers last week on a beach in the west of the Mediterranean-rim country, officials said Wednesday.
Algeria's civil protection agency could give no official explanation for the giant wave that struck a beach near the town of Mostaganem on Friday.
Loth Bonatiro, a chief research scientist at Algeria's Centre for Research in Astronomy, Astrophysics and Geophysics (CRAAG), said he thought the wave could have been the result of conventional weapons' testing.
The phenomenon "could have been caused by a scientific test and one could guess that it was a scientific test of conventional weapons," he told AFP, adding that France, Italy and Spain all conduct these sorts of tests.
"It is however difficult to speak of a tsunami, because such an event is on a much larger scale, while the wave at Mostaganem affected only one beach," the professor said.
A tremor measuring 4.6 on the Richter scale was registered at 2108 GMT in the middle of the Mediterranean basin by an observation centre in the French city of Strasbourg, but not by the CRAAG.
The failure to detect this tremor could have been down to a malfunction of the centre's instruments, said Bonatiro.