Mercredi 16 mai 2007 -- Le directeur général du Centre algérien de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG), M. Yelles, a, dans une déclaration au
Jeune Indépendant, estimé que la multiplication des secousses telluriques prouve que l’activité sismique en Algérie est tout à fait normale et ne présente aucune menace probable : «Les gens doivent savoir qu’il y a en moyenne une cinquantaine de secousses par mois et 90 % de ces secousses ne sont pas ressenties car leur intensité est inférieure à 3 degrés sur l’échelle de Richter.» Selon des spécialistes, des régions de l’ouest et du sud-ouest du pays sont sous l’effet «d’une pression sismique très inhabituelle et ce de par l’importance des secousses enregistrées durant ces huit derniers jours».
Le directeur général du CRAAG est d’un autre avis : «Ces secousses relèvent d’une activité ordinaire et sont même positives dans le sens où les zones touchées sont soulagées par le dégagement de la pression sismique.» Quant aux spécialistes dans le domaine de la sismologie, ils soutiennent que c’est le prélude à un effet précurseur qui peut conduire à un violent tremblement de terre, sans pour autant pouvoir donner des précisions sur l’endroit ou le temps.
Cette affirmation a été toujours soutenue par les gens du domaine mais sans qu’elle soit prouvée. En tout cas, la population algérienne, notamment celle vivant dans la partie nord et nord-ouest du pays, s’est habituée aux secousses.
D’autant plus que la quasi-totalité des régions du Nord et des côtes jusqu’à une profondeur de plus de 100 kilomètres sont sismiques. Ces secousses, qui continuent de survenir de l’est à l’ouest du pays, commencent sérieusement à inquiéter la population, surtout que les régions touchées sont jugées par les spécialistes comme très sensibles à l’activité sismique.
Contacté hier, un autre responsable au niveau du Centre national de recherche appliquée en génie parasismique corrobore l’explication fournie par M. Yelles : «Les secousses telluriques enregistrées ces derniers jours sont tout à fait normales puisqu’elles relèvent d’une activité sismique régulière propre aux zones algériennes répertoriées comme sismiques.» Ajoutant à ce propos que la population ne doit pas s’inquiéter tant qu’il y aura ce genre de secousses.
L’inquiétude s’est renforcée après que quatre secousses ont été enregistrées en l’espace de huit jours. De magnitudes relativement moyennes, les secousses ont été enregistrées à Médéa et Chlef. Hier, deux secousses ont été ressenties à Oued Fodda à 4h40 et à Médéa à 7h56.
Une autre secousse d’une magnitude de 3,2° sur l’échelle de Richter a été ressentie dimanche dernier à 21 km au sud-ouest de la ville de Médéa, dans la zone montagneuse de Bouaïchoune. Une secousse d’une magnitude de 4,7° sur l’échelle de Richter avait été enregistrée le 8 mai dernier dans la même région.
Selon le DG du CRAAG à l’Est, les régions du Khroub et d’Annaba ont également connu ces dernières semaines des secousses de faible intensité.