Mardi 14 Octobre 2008 -- La chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris doit rendre aujourd'hui sa décision sur la mise en cause du diplomate Mohamed Ziane Hasseni. La veuve d'Ali Mecili a adressé une lettre ouverte au président de la République française, Nicolas Sarkozy, pour demander que justice soit faite sur l'assassinat de son mari en 1987 à Paris. “Je veux croire que tout sera fait pour que justice puisse être rendue”, écrit Annie Mecili dans sa lettre publiée, hier, par Libération.
Mardi 14 Octobre 2008 -- La cour d'appel de Paris a confirmé mardi la mise en examen pour «complicité d'assassinat» de Mohammed Ziane Hasseni, soupçonné d'avoir commandité le meurtre de l'opposant algérien, Ali Mecili, en 1987 à Paris, a-t-on appris de sources proches du dossier. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris "n'a pas annulé la mise en examen, ni le contrôle judiciaire" imposé au diplomate algérien, a indiqué à l'AFP Me Antoine Comte, avocat d'Annie Mecili, la veuve de M. Mecili. "Nous sommes heureux que l'instruction de ce dossier puisse continuer", a-t-il ajouté. Le parquet général avait requis le non-lieu dans cette affaire.
"Je voudrais exprimer ma très profonde déception, d'autant plus qu'il est rarissime que le parquet général se joigne à une demande de la défense et soit balayé comme ça", a pour sa part indiqué à l'AFP l'avocat de M. Hasseni, Me Jean-Louis Pelletier. Me Pelletier a précisé qu'il allait former un pourvoi en cassation pour obtenir l'annulation de la mise en examen et du contrôle judiciaire imposé à son client.
Visé par un mandat d'arrêt international émis en décembre 2007 par le juge d'instruction Baudouin Thouvenot, M. Hasseni avait interpellé le 14 août à l'aéroport de Marseille. Il avait été mis en examen le lendemain à Paris pour "complicité d'assassinat" et placé sous contrôle judiciaire. Ce contrôle judiciaire interdit à M. Hasseni, qui affirme être victime d'une homonymie, de quitter le territoire français et lui impose de se présenter une fois par semaine dans un commissariat.
Mercredi 15 Octobre 2008 -- Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci a instamment demandé mercredi à Paris à son homologue français Bernard Kouchner que les autorités françaises règlent rapidement la situation du diplomate Mohamed Ziane Hasseni, accusé de complicité d'assassinat, a indiqué son ministère. Dans un communiqué cité par l'agence APS, le ministère précise que M. Medelci a "instamment" demandé que les autorités françaises prennent "toutes les dispositions nécessaires" pour "un règlement rapide de la situation imposée au diplomate algérien, M. Hasseni Mohamed Ziane".
M. Medelci a fait part à M. Kouchner lors de cette rencontre organisée "à sa demande et sous le timbre de l'urgence, de la grande préoccupation" du gouvernement algérien sur cette affaire. Le chef de la diplomatie algérienne a fait part également de la "réprobation de la partie algérienne quant à la décision annoncée, mardi, par la chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris confirmant la mise en examen et le maintien sous contrôle judiciaire de M. Hasseni". Le ministre a relevé les interférences et pressions à caractère politique et médiatique enregistrées autour de cette affaire", ajoute le communiqué.
Il note que l'affaire de M. Hasseni "a fait l'objet d'une attention continue de la part des autorités algériennes qui restent dans l'attente d'un juste verdict confirmant l'évidence avérée de l'innocence de ce haut fonctionnaire injustement mis en cause". La cellule de crise installée au ministère des Affaires étrangères, dès le 14 août, continuera à suivre l'évolution de cette affaire dont la gravité est soulignée, conclut le communiqué.
Mercredi 15 Octobre 2008 -- Le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci a soulevé, mercredi lors d'une rencontre avec son homologue français Bernard Kouchner à Paris, le cas d'un diplomate Mohamed Ziane Hasseni pousuivi en France pour complicité d'assassinat de l’opposant Ali Mecili en 1987, selon le Quai d'Orsay. «Lors de cet entretien, M. Medelci a présenté le point de vue algérien sur l'affaire (...), pour laquelle une procédure judiciaire est en cours», a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Eric Chevallier.
La cour d'appel de Paris a confirmé mardi l’inculpation pour "complicité d'assassinat" de Mohamed Ziane Hasseni. Visé par un mandat d'arrêt international émis en décembre 2007 par la justice française, M. Hasseni, responsable du protocole au ministère des Affaires étrangères, avait été interpellé le 14 août à l'aéroport de Marseille.
Selon le porte-parole, la rencontre entre les deux responsables s'est tenue mercredi matin à la demande d'Alger. "Ils ont évoqué les sujets d'intérêt commun, notamment l'Union pour la Méditerranée et la situation au Soudan", a-t-il aussi précisé. L'Algérie avait jugé "regrettable" au mois d'août cette interpellation de l'un de ses diplomates qui se dit lui-même victime d'une homonymie. Le diplomate a été laissé en liberté mais un contrôle judiciaire lui a été imposé, qui l'empêche de quitter le territoire français et l'oblige à se présenter une fois par semaine dans un commissariat.
ALGIERS, October 16, 2008: A French court has accused a top Algerian diplomat of complicity in the 1987 killing of a dissident on Paris' Left Bank, prompting sharp words Thursday from Algeria's government, which said the diplomat was innocent.
Ali Mecili, a lawyer active in Algeria's human rights movement, was killed by three gunshots in the foyer of his Paris apartment, and colleagues at the time accused the Algerian government of involvement.
This August, more than 20 years after the killing, Algerian diplomat Mohamed Ziane Hasseni was arrested at an airport in the French port city of Marseille, based on an international arrest warrant issued by a French judge.
A Paris court confirmed Tuesday that preliminary charges have been filed against Hasseni, the chief of protocol at Algeria's Foreign Ministry. Hasseni is no longer in custody but he is under judicial supervision and barred from leaving France.
The next day, Algerian Foreign Minister Mourad Medelci paid an urgent visit to France to express Algeria's "disapproval" and "deep preoccupation" over the charges.
Algeria's foreign minister pressed his French counterpart Bernard Kouchner to make sure French authorities "take all necessary measures to settle this issue rapidly," the Algerian Foreign Ministry said in a statement issued to The Associated Press.
Algeria "awaits a just verdict that will confirm the evident innocence of a high-ranking civil servant (who has been) unfairly questioned," the ministry said.
The French Foreign Ministry confirmed Wednesday's meeting but would not comment on what was said.
French press reports have quoted Hasseni's lawyer as saying the diplomat denies any involvement in the killing, and that the French judiciary confused him with somebody else of the same name.
Preliminary charges under French law give the judge more time to investigate and determine whether to send the case to trial.
The slain lawyer, Mecili, was imprisoned in Algeria in the 1960s but later released, and moved to France, where he studied law and became a French citizen.
Mecili's wife, Anne, wrote an open letter to French President Nicolas Sarkozy this week saying, "I want to believe that justice will be rendered to Ali Mecili." She said he had also worked for Algerian intelligence.
She wrote that the chief suspect in her husband's death was arrested soon after the slaying but was sent immediately to Algeria because he was a top Algerian military security agent.
Jeudi 16 octobre 2008 -- Mohamed Ziane Hasseni, le diplomate algérien poursuivi en France pour «complicité d'assassinat» de l’opposant Ali Mecili, a accepté de se soumettre à des tests ADN pour prouver son innocence, a affirmé jeudi l'un de ses avocats, Me Jean-Louis Pelletier. «Après avoir refusé de se soumettre aux tests ADN (...), mon client a finalement exprimé son acceptation du test salivaire qui doit l'innocenter», a déclaré Me Pelletier dans un entretien au quotidien le Jeune Indépendant publié jeudi.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a confirmé mardi l'inculpation pour "complicité d'assassinat" de Mohammed Ziane Hasseni, soupçonné d'avoir commandité le meurtre de l'opposant algérien Ali Mecili, assassiné par balles dans le hall de son immeuble à Paris le 7 avril 1987. "Nous avons reconstitué la biographie de notre client avec la copie originale de son livret de famille, son livret militaire et même des photos (...) Nous n'aurions jamais pensé que cela ne suffirait pas pour convaincre de l'erreur de personnes", a ajouté l'avocat. M. Hasseni, responsable du protocole au ministère des Affaires étrangères, affirme être victime d'une homonymie.
L'avocat de la famille Mecili, Me Antoine Comte, avait indiqué fin septembre que le diplomate avait eu la possibilité le 1er septembre, lors de son audition par le juge d'instruction Baudouin Thouvenot, de se soumettre à un certain nombre d'expertises que le magistrat lui avait demandées (expertises graphologiques, test ADN, ndlr), qui auraient permis de trancher cette question selon laquelle il n'est pas la personne recherchée.
Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci a "instamment" demandé mercredi à Paris à son homologue français Bernard Kouchner que les autorités françaises règlent rapidement la situation du diplomate, toujours placé sous contrôle judiciaire. Visé par un mandat d'arrêt international émis en décembre 2007 par la justice française, M. Hasseni a été interpellé le 14 août 2008 à l'aéroport de Marseille (sud-est de la France).
ALGIERS, October 17, 2008: A French court has accused a top Algerian diplomat of complicity in the 1987 killing of a dissident in Paris, prompting sharp words from Algeria’s government yesterday.
Ali Mecili, a lawyer active in Algeria’s human rights movement, was killed by three gunshots in the foyer of his Paris apartment, and colleagues at the time accused the Algerian government of involvement.
This August, more than 20 years after the killing, Algerian diplomat Mohamed Ziane Hasseni was arrested at an airport in the French port city of Marseille, based on an international arrest warrant issued by a French judge.
A Paris court confirmed Tuesday that preliminary charges have been filed against Hasseni, the chief of protocol at Algeria’s Foreign Ministry. Hasseni is no longer in custody but he is under judicial supervision and barred from leaving France.
The next day, Algerian Foreign Minister Mourad Medelci paid an urgent visit to France to express Algeria’s “disapproval” and “deep preoccupation” over the charges.
Algeria’s foreign minister pressed his French counterpart Bernard Kouchner to make sure French authorities “take all necessary measures to settle this issue rapidly,” the Algerian Foreign Ministry said in a statement issued to The Associated Press.
Algeria “awaits a just verdict that will confirm the evident innocence of a high-ranking civil servant (who has been) unfairly questioned,” the ministry said.
The French Foreign Ministry confirmed Wednesday’s meeting but would not comment on what was said.