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  #29 (permalink)  
Old 28th February 2008, 06:11
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Jeudi 28 Février 2008 -- En dépit des efforts fournis par le département en charge de la santé publique pour pallier le déficit en gynécologues et en sages-femmes dans les régions du sud, la wilaya de Ghardaïa en reste le parent pauvre. En effet, un seul gynécologue assure les prestations nécessaires pour pas moins de 60 000 habitants que compte la daïra d'El-Goléa. Cette paisible région enregistre pas moins de 1 100 naissances par année. Quant à la daïra de Berriane, l’hôpital ne compte aucun gynécologue, si ce n’est un privé qui fait face aux problèmes du suivi des grossesses.

De ce fait, les femmes sont contraintes de parcourir, péniblement, une distance de 40 km pour accoucher à Ghardaïa. Pire, le déficit en gynécologues est constaté également dans les structures sanitaires du chef-lieu de la wilaya de la vallée du M’zab. Pourtant, 200 à 300 enfants naissent chaque mois dans ses structures sanitaires. Dans cette wilaya, le déficit en sages-femmes vient se greffer, lui aussi, à celui des gynécologues.

En effet, pour une population qui avoisine les 10 000 habitants dans la commune de Zelfana, distante de 60 km au sud de Ghardaïa, le nombre très réduit des sages-femmes (4) contraint souvent les femmes à accoucher chez elles en courant tous les risques. Un déficit qui s'est répercuté négativement sur la régularité de la permanence nocturne au niveau de la polyclinique. Ainsi, la majorité des communes de cette wilaya du Sud souffre du déficit en gynécologues et en sages-femmes.

Cependant, la commune de Metlili fait exception. Car avec trois gynécologues employés par le grand hôpital de la ville et un autre exerçant dans le privée, viennent s'ajouter environs 28 sages-femmes. Le tout pour une population avoisinant 45 000 habitants. On peut dire que cette commune, distante d’environs 45 km au sud-ouest de Ghardaïa, est relativement gâtée. C’est, en partie, pour cette raison que les autorités chargées de ce secteur, ô combien sensible, ont décidé récemment de transférer les cas d'accouchement par césarienne, de l'hôpital de la maternité du chef-lieu de la wilaya de Ghardaïa, qui accuse un déficit chronique en gynécologues, vers l'hôpital de Metlili.

À noter qu'en une seule journée, l'hôpital de Ghardaïa recevait une moyenne de 25 cas d'accouchement, dont 5 à 7 sont systématiquement transférés vers l'hôpital de Metlili pour subir une césarienne. L'appel de l'administration en direction des gynécologues exerçant en dans le privé pour prendre en charge les cas d'urgence ou de difficulté ne semble pas régler le problème du suivi des grossesses dans ce territoire de la wilaya de Ghardaïa.

Dans cette wilaya du Sud, le taux de mortalité des enfants âgés de moins d'un an a atteint 1,5%. Le taux de mortalité des nouveaux-nés à El-Goléa est inquiétant : sur un total de 1 200 naissances, pas moins d'une trentaine de cas de mortalité a été enregistrée durant l'année 2007. Une situation anormale due, en grande partie, au manque de suivi des grossesses par des consultations spécialisées préventives. Des citoyens des communes de Ghardaïa, de Berriane et d'El-Goléa sont unanimes pour nous indiquer qu'ils ont constaté, ces deux dernières années, le recours fréquents à l'accouchement par césarienne.

Un état de fait qui appelle le département en charge de la santé publique à mener une enquête sanitaire et administrative, pour trouver les solutions idoines. Car le recours fréquent à ces opérations n'est pas sans risques sur la santé des mamans. Aussi, le coût de l'opération qui s'élève à pas moins de trois millions de centimes est difficile à supporter par ces pères de familles déjà laminés par l'érosion de leur pouvoir d'achat. Il faut dire que le taux de couverture sanitaire pour une wilaya aussi importante reste très en dessous des normes requises par l'OMS. Selon des sources bien informées, les services concernés de la wilaya de Ghardaïa ont pris en charge ce problème.
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Old 5th March 2008, 07:51
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Mercredi 5 Mars 2008 -- Une autre famille, qui s’apprêtait à accueillir un heureux événement avec la naissance d’un enfant au sein du couple, vient d’être endeuillée par la disparition tragique de la mère ravie à l’attention des siens après sa parturition qui s’est, dit-on, passée sans encombre avant l’apparition de complications fatales qui emporteront ses derniers souffles. Admise à la maternité de l’hôpital Mohamed Boudiaf, dès les premiers malaises annonçant sa délivrance prochaine, la victime B.O, âgée de 32 ans, sera soulagée dans des conditions tout à fait normales d’une gestation primipare qui s’était déroulée sans difficultés et gardera son lit de convalescente vingt-quatre heures durant, le temps nécessaire à son observation par le médecin traitant. Ce dernier, jugeant après ce laps de temps que la patiente pouvait, sans risque pour sa santé, rejoindre son domicile, en fit la prescription et la déclara sortante du milieu assisté où elle avait été maintenue.

Revenue à son foyer, son état s’était brusquement dégradé et elle fut découverte par son époux gisant à l’intérieur d’une pièce où, prise d’hémorragie qui la vidait de son sang, elle tomba en syncope. Transportée une nouvelle fois vers les services d’obstétrique, elle rendra l’âme avant d’en franchir le seuil cette fois. Estimant que la décision du médecin de mettre la souffrante sous soins externes n’était pas judicieuse et que quelque part la malade avait été négligée, le mari devenu veuf pour la deuxième fois en une année, a déposé une plainte auprès du Parquet. La réputation du service de maternité est ainsi mise à mal par des procès à répétition et, de l’avis unanime, assimilée à un mouroir où les décès post opératoire ont atteint un seuil alarmant.
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Old 10th March 2008, 07:19
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Lundi 10 Mars 2008 -- La Direction de la santé d’Oran a choisi la date du 8 Mars pour procéder à l’ouverture officielle de deux nouveaux EHS spécialisées en gynécologie, obstétrique et pédiatrie. Ces deux établissements, l’un situé au quartier les Planteurs et l’autre à Point du jour, étaient en fait des maternités qui ont subi des travaux de réaménagement et de réhabilitation avec la dotation d’équipements et un renfort en personnel. L’EHS des Planteurs a une capacité de 120 lits et celui de Point du jour de 60 lits. Des blocs opératoires devraient être fonctionnels et surtout un service de réanimation pédiatrique qui répond aux normes sanitaires, nous indique-t-on. La mise en service de ces deux EHS sera d’un apport considérable pour la population oranaise quand on sait que le taux de natalité est en hausse dans notre pays.
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Old 17th March 2008, 12:14
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Lundi 17 mars 2008 -- L'établissement hospitalier spécialisé en gynécologie et pédiatrie EHS, Benyahia Zohra, connu sous le nom de maternité du «Point du jour», a ouvert ses portes, hier, et a vu naître le premier bébé, après une fermeture pour travaux de réfection qui ont duré plus de 3 mois. Avec 120 lits répartis dans des chambres pouvant accueillir 2 malades et présentant toutes les commodités sanitaires, deux blocs opératoires, une salle de néonatologie, une salle de réanimation, une salle d'accouchements et un laboratoire d'analyses, cette structure sanitaire, qui doit répondre aux besoins de la population d'Oran Est, présente de meilleures conditions d'accueil pour les malades et de travail pour le personnel en place.
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Old 23rd March 2008, 19:27
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Dimanche 23 Mars 2008 -- La maternité du centre hospitalo-universitaire Ibn-Rochd (CHU) de Annaba est en passe de battre tous les records d’activité au niveau national. On y dénombre, en effet, une moyenne de 38 accouchements par jour, dont 9 par césarienne. On indique du côté de l’administration du CHU que durant l’année 2007, quelque 13 847 accouchements, dont 3 467 par césarienne, ont été enregistrés au niveau de cette maternité. Il est utile de préciser que cette structure est fréquemment sollicitée par des patientes que l’on oriente depuis les wilayas de Guelma, Souk-Ahras, Skikda et parfois même de Tébessa.
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Old 24th March 2008, 00:37
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Dimanche 23 mars 2008 -- Le service d’obstétrique-gynécologie d’un CHU d’Alger est presque au grand complet devant la barre de la cour d’appel d’Alger le 4 mars 2008. Du chef de service à l’assistant en passant par le résident, la sage-femme, les infirmières ou encore les préposés aux petits soins. En somme, tout le personnel médical et paramédical qui a eu à s’occuper, de près ou de loin, d’une dame venue accoucher dans la nuit du 22 au 23 décembre 2003. Une nuit d’hiver que le mari de la dame en question, présent à l’audience, n’est pas prêt d’oublier.

L’homme d’une quarantaine d’années s’est présenté à la cour en tant que partie civile. Il représente sa défunte femme qui rendit l’âme cette nuit-là sur la table d’opération suite à une césarienne. Le bébé succombe aussi quelques minutes après. « J’ai perdu ma femme et mon bébé. Je ne suis pas là pour me venger, je veux simplement que justice soit faite », a-t-il déclaré d’emblée. L’homme, accompagné de ses proches, retient difficilement ses larmes. Il raconte les faits qu’il dit avoir vécus, notamment le fait que la défunte ne présentait aucun signe grave. « Elle marchait tant bien que mal. Disons une démarche d’une femme qui va accoucher. Elle se tenait bien sur ses pieds lorsque je l’ai fait admettre dans cet hôpital. Tout s’est passé rapidement, consultation, table d’opération... et enfin l’irréparable. Je voyais le personnel courir à droite et à gauche alors que mon épouse, Allah Yerham’ha, avait déjà rendu le dernier souffle. Elle avait le ventre grand ouvert et du sang partout », poursuit le monsieur, avant d’éclater en sanglots. L’émotion est à son comble.

Le président, le procureur, le greffier, les avocats et même les prévenus et les témoins ne cachent pas leur compassion. Le président de l’audience appelle ensuite le médecin résident qui a opéré la défunte. Avait-il la latitude d’opérer ou pas ? L’opération était-elle incontournable ? La défunte pouvait-elle accoucher par voie basse ? Telles sont les questions posées par le juge. L’interrogatoire s’adressait aussi bien au médecin qu’à la responsable hiérarchique de ce dernier. « Le résident avait la compétence d’opérer monsieur le président. Si les choses ont mal tourné, ce n’est pas de sa faute », a déclaré la femme médecin. Le président ne semble pas convaincu par la déclaration de cette responsable. Il voudrait savoir où se trouvait cette dernière lorsque le jeune résident avait pris la décision d’ « ouvrir » la malheureuse dame.

La cour voulait également savoir si la responsable avait donné son aval avant d’actionner le bistouri. Selon la prévenue, l’aval n’avait pas lieu d’être. Le médecin avait agi en toute responsabilité. Il était souverain d’autant que le cas constituait une urgence absolue. Il n’avait donc pas besoin d’une autorisation de son chef hiérarchique. « Où étiez-vous ? », relance le juge. « J’étais dans les services », répond la responsable. Celle-ci se présente ensuite au niveau du bloc. Il était trop tard. La femme qui a déjà accouché par le passé « le plus normalement du monde » venait de quitter ce monde, le corps gisant dans une mare de sang, une hémorragie s’étant enclenchée subitement.

Après l’audition des témoins, c’est au tour des avocats de prendre la parole. Ceux représentant la partie civile demandent des réparations. Ceux de la partie incriminée demandent la clémence. Le verdict tombe le 18 mars 2008 pour le chef d’accusation d’homicide involontaire. Un an avec sursis est prononcé à l’encontre des deux prévenus, le médecin résident et son chef de service, peine assortie d’une amende de 150 millions de centimes.
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Old 13th April 2008, 12:16
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Dimanche 13 Avril 2008 -- Admise au pavillon de la maternité de l’établissement public hospitalier de Relizane, pour son premier accouchement, une jeune femme de 32 ans a rendu l’âme suite aux complications qu’elle a eu après avoir mis au monde un bébé. A défaut de présence d’un spécialiste, les sages-femmes n’ont pu faire mieux pour la sauver. Emue par cette perte qui risque de ne pas être la dernière, la population semble prise par une réelle panique, nourrie par le déficit criard de l’établissement en spécialistes gynécologues et ce, en dépit des demandes formulées par la direction à la tutelle.
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