Mardi 24 juillet 2007 -- Ainsi, pour la formation et le maintien des praticiens algériens, il a suggéré le financement de la venue d’équipes étrangères pour lancer de nouvelles opérations ainsi que la formation des praticiens nationaux en Algérie. Un recours qui vient en alternative à l’envoi de médecins pour une formation à l’étranger qui a montré ses limites.
Quant à la réduction des transferts à l’étranger pour des soins de haut niveau, à savoir les greffes des différents organes, la même source a souligné qu’une baisse de 36 % durant le premier semestre de l’année en cours, a été observé selon le bilan présenté hier au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière par le professeur Bougherbal.
Le nombre des greffes du rein reste en deçà des objectifs tracés avec un taux de 36,5 %, soit 68 opérations réalisées sur 186 prévues cette année dans onze centres à travers le pays. Si, en 2006, le nombre de malades transférés était de 1 002 sur 1 922 dossiers présentés, le premier semestre de l’année en cours a vu le transfert de 384 cas sur 853 dossiers.
Ainsi, le nombre de malades transférés a baissé de 36,1 % par rapport à la même période de l’année dernière. A l’exception de l’augmentation du nombre de malades transférés en neurochirurgie avec 21 % – alors qu’une réduction de 20 % était tracée comme objectif –, les autres pathologies ont connu des baisses sensibles.
Cette dernière situation est notamment due à l’absence de sites algériens pour la neurochirurgie interventionnelle tandis qu’il n’existe qu’un seul site de radiochirurgie. Selon les chiffres présentés donc, le nombre de malades transférés en cardiologie a été réduit de 37 % durant les six premiers mois de l’année en cours, dépassant le taux prévu qui est de 30 %.
En néphrologie, le nombre de malades a été réduit de 93 %, en oncologie de 75 %, en ophtalmologie de 54 % et en orthopédie de 34 %. La greffe de la cornée est réalisée à hauteur de 51 %, tandis que celle du foie à 44 % et celle de la moelle osseuse à 57 %.
Dans sa présentation, le professeur Bougherbal a fait le point sur la situation générale des transferts pour des soins à l’étranger tout en insistant sur la nécessité d’abolir les transferts en dehors du risque vital. S’adressant aux responsables de la santé, l’intervenant a fait part de la nécessité de la formulation des demandes de transfert par des spécialistes, chacun dans son domaine de compétence.
Pour réaliser les objectifs du programme national de réduction des transferts, les engagements des différents services doivent être tenus, a affirmé le même responsable, qui a exhorté chaque service prescripteur à évaluer les résultats des transferts.
Dans ce cadre, d’autres mesures doivent être prises, à l’instar de l’intéressement des équipes algériennes et de l’extension des conventions CNAS-cliniques privées à de nouvelles pathologies… Comme modèle de réussite de la réduction des transferts à l’étranger, le professeur Bougherbal a cité les soins en cardiologie.
Ainsi, dira-t-il, le transfert des adultes pour des soins en cardiologie ne se fait pratiquement plus, bien que la chirurgie des gros vaisseaux pose toujours problème et les cardiopathies congénitales pédiatriques sont toujours d’actualité.