Dimanche 8 juillet 2007 -- C’est un homme scandalisé outré qui s’offusque contre le déferlement de publicités étrangères, mensongères de produits toniques qui appâtent la population algérienne dénigrant tout ce qui se fabrique localement. Lui, c’est le docteur Djebbar, le numéro 1 des industries pharmaceutiques Lad Pharma. Il a obtenu le monopole de l’Etat du médicament en 1995. Outre les produits antalgiques, Lad Pharma s’est spécialisé dans le médicament tonique et les produits traitant les maladies veineuses.
C’est le Resiven, Citroflovonoïdes, Vasculoprotecteur et vénotonique, fabriqués et commercialisés par les laboratoires Lad Pharma, qui vient au secours des malades “un produit efficace qui a fait ses preuves en matière de prévention ; Resiven résiste aux veines et règle par là-même le problème des hémorroïdes”. La boîte de 20 ampoules buvables est cédée à 300 DA. Un prix prohibitif par rapport à ce qui est importé. C’est un médicament fait à base de produits naturels sans contre-indication.
A ce titre, le Dr Djebbar reste coi du fait que les ampoules ne soient pas remboursées par la Sécurité sociale. “Je trouve inadmissible que les pouvoirs publics n’encouragent pas les Algériens à préparer les médicaments chez eux en Algérie, alors qu’on facilite la tâche aux étrangers qui concoctent des “potions magiques” appelées toniques, chez eux pour nous. Aujourd’hui, l’Algérie est devenue un véritable dépotoir. On ne sait plus qui fait quoi. Nous assistons à une importation abusive de produits non contrôlés appuyés de publicités mensongères, préjudiciables à la production locale. Quand on sait que derrière elle, il existe un investissement lourd, induisant la création d’emplois. De cette manière, on est arrivé à casser bon nombre de produits locaux, et de ce fait, réduire les postes de travail.
“Nous ne pouvions nous taire face à cette situation désastreuse, aussi, nous appelons, la population à la prudence, en lui rappelant qu’il existe des produits bien de chez nous, contrôlés et enregistrés, au ministère de la Santé et fabriqués avec le respect des normes internationales. Le tonic qui, au demeurant ne date pas d’aujourd’hui puisqu’il a été fabriqué et commercialisé en 1994 ; est composé de deux ampoules A vitamine C et B les acides aminés. Connu pour son efficacité à lutter contre le stress, la fatigue et le trac, c’est un produit qui a fait l’objet d’une recherche, d’un développement contrairement aux produits importés, à l’insu du douanier et des autorités sanitaires”.
Pour le docteur Djebbar, la sonnette d’alarme est tirée. Beaucoup de produits importés sont contrefaits c’est une question de santé publique. Il s’agit aujourd’hui, de redonner confiance aux Algériens souvent influencés par la pub d’outre-mer en leur proposant des produits locaux. “Moi, j’ai confiance en l’industrie pharmaceutique algérienne, pour peu, que nos gouvernants se penchent sérieusement sur la question”.