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Old 15th October 2008, 19:05
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Dimanche 12 octobre 2008 -- Les propriétaires de pharmacies, sur le territoire national, ont fustigé les dernières mesures, adoptées par le ministère du travail et de la protection sociale, dans le cadre de la politique de rationalisation de dépenses. Au moment de la mise en exercice de la nouvelle liste concernant les médicaments génériques, les laboratoires de médicaments n’ont pas respecté leurs engagements, considérant que « tous les médicaments, portés sur la liste, ne sont pas disponibles sur le marché ». Il s’est avéré qu’une grande partie de ces médicaments concernés par la nouvelle mesure, concernant la thérapie des différentes maladies, n’est disponible que sur papier, alors que les laboratoires n’ont pas respecté leurs engagements quant à la disponibilité de ces médicaments avant de commencer la mise en œuvre de la nouvelle liste.

Selon les interlocuteurs, les répercussions de la nouvelle situation a pesé négativement sur les pharmaciens et les malades, car les pharmaciens souffrent d’une probable péremption du stock de médicaments originaux suite à leurs déduction des caisses des œuvres sociales ; pour ce qui est des malades, la plupart d’entre eux est atteinte de maladies chroniques, ils se retrouvent dans un vrai piége à cause de la rareté d’un nombre important des médicaments génériques fixés, par le ministère du travail et de la protection sociale, dans le sillage de poursuite de la politique de rationalisation de la facture financière supportée par les médicaments. Le syndicat national des pharmaciens a appuyé la stratégie que le ministère a adaptée dans le sillage de l’encouragement du médicament générique, mais il a insisté sur la nécessité de ne pas commencer à la mettre en application jusqu’à ce que les laboratoires procurent les médicaments demandés, chose qui n’est pas respectée sur le terrain.
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Old 16th October 2008, 00:36
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Mardi 14 Octobre 2008 -- Année après année, les importations algériennes de médicament augmentent. L'Algérie a importé pour 1,8 milliards de dollars de médicaments en 2007 contre 500 millions de dollars en 2000, selon les chiffres officiels. «La facture de médicament augmente de 20 à 30% par an», a déclaré mardi à la chaîne III, le directeur général de Saidal, Rachid Zaouani. Et les importations de médicaments de l'Algérie devraient poursuivre leur augmentation dans les prochaines années à cause de l'augmentation prévue de la consommation. «Les Algériens vont consommer davantage de médicaments dans les prochaines années à cause de l'amélioration du niveau de vie de la population et du maintien du système de remboursement par la sécurité sociale de tous médicaments importés et fabriqués localement», a expliqué M. Zaouani.

Pour réduire la facture du médicament, le patron de Saidal a préconisé l'encouragement de la production nationale de médicaments actuellement importés, comme les anticancéreux. «Nous allons bientôt lancer une unité de fabrication d'anticancéreux avec des partenaires arabes. L'infrastructure a été réalisée et nos partenaires sont prêts à transférer la technologie nécessaire pour fabriquer ces médicaments», a-t-il ajouté. Le directeur de Saidal n'a pas fourni de détails sur l'identité de ses partenaires ni concernant les investissements nécessaires à la construction de cette usine de fabrication d'anticancéreux.

L'Algérie compte actuellement 250.000 malades de cancer, selon les chiffres officiels. Les anticancéreux actuellement importés coûtent cher à la sécurité sociale et alourdissent la facture du médicament. «Nous devons fabriquer en Algérie une grande partie des médicaments coûteux et importés. Il y a 400 produits qui représentent 80% de nos importations de médicaments. Nous avons les moyens d'en produire au moins 300 de ces produits», a expliqué le directeur général de Saidal.

L'objectif du numéro du médicament en Algérie est de fabriquer au moins 57% des médicaments consommés en Algérie à l'horizon 2015 et d'atteindre un chiffre d'affaires entre 2,5 et 3 milliards de dollars contre 50 millions prévus en 2008. «Saidal doit couvrir 60% des quantités de médicaments dont l'Algérie aura besoin en 2015. En valeur, cela représente 30% du marché», a conclu M. Zaouani.
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Old 16th October 2008, 00:40
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Mercredi 15 Octobre 2008 -- Le groupe Saidal produira bientôt des médicaments anticancer. L’entreprise a réuni pour cela tous les moyens matériels et surtout technologiques. Ce projet a été inscrit dans son plan de développement. Il sera réalisé avec des partenaires arabes regroupés dans la société Taphco. Une unité de production indépendante est donc projetée dans un environnement spécial, éloigné des villes. L’infrastructure est d’ores et déjà édifiée. Le directeur général de Saidal, M. Rachid Zaouani, estime que cette usine sera opérationnelle prochainement d’autant plus que son entreprise s’approchera de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) pour connaître la réalité du marché des produits anticancéreux. Une telle perspective est encouragée par le développement du marché du médicament, pressenti par les observateurs. Ces derniers fondent leur analyse sur le vieillissement annuel de la population, évalué entre 20 et 30%. L’émergence de centaines maladies chroniques constitue aussi l’autre facteur favorisant la progression du marché. L’État incite, par ailleurs, Saidal pour qu’elle assure une couverture au moins de 60% du marché national. Le groupe ambitionne de réaliser un chiffre d’affaires (CA) en quantités entre 2,4 et 3 milliards de dollars en 2015. Il ne peut atteindre un tel CA en valeur car les prix pratiqués par Saidal son trois fois moins chers que ceux des produits importés. Le groupe envisage donc de se lancer dans des investissements massifs pour atteindre des parts de marché estimés à 57% en quantités, soit l’équivalent de 30% en valeur avec les 50 opérateurs intervenant dans le secteur. Ainsi, Saidal détient 24% de parts de marché et les autres unités environ 35%. L’industrie pharmaceutique algérienne est l’une des plus anciennes en Afrique et la première unité à commencer ses activités en 1948, déclare M. Zaouani. “Les produits de Saidal représentent un marché de 700 millions de dollars aux prix fixés par le groupe alors que ceux issus de l’importation affiche une enveloppe de près de 800 millions de dollars. Notre marché est par conséquent très important”, explique le DG de Saidal. Par contre, souligne-t-il, l’Algérie est l’un des rares pays où le médicament est remboursé. “Nous sommes dans une économie de marché et puisque le médicament est remboursé, le citoyen a le choix d’opter pour la marque de laboratoire qu’il veut. C'est-à-dire, pour le produit qui vient de France ou d’Allemagne…”, regrette-t-il. Saidal fait face depuis plusieurs années à cet épineux problème.

“Sur 400 médicaments importés, 300 peuvent être fabriqués localement”

L’idéal pour le DG est de limiter les enregistrements de médicaments. Car, “ça sert à quoi de continuer à enregistrer des médicaments fabriqués déjà localement ?”, s’interroge le premier responsable du groupe lors de son intervention hier à la radio Chaîne III. Ces importateurs accaparent de ces petites niches mais qui réduisent quand-même les parts de marché de l’entreprise. Ce qui pousse celle-ci à ne produire que 130 millions d’unités alors que ses capacités sont de l’ordre de 250 millions d’unités. “Saidal, en outre, ne produit pas pour stocker. Sa production est destinée entièrement à la vente”, argue-t-il. Rachid Zaouani souligne la complémentarité qui existe entre le producteur et l’importateur. Il est, en revanche, pour une importation utile et pas celle des antalgiques et des antitussifs… Il affirme que sur les 400 produits pharmaceutiques qui composent 80% de la facture de l’importation, 300 peuvent être fabriqués localement… L’objectif, selon le DG, est de savoir comment protéger l’industrie pharmaceutique nationale de sorte à ce que, dans 5 ou 6 ans, l’Algérie ne vive pas un scénario où le malade n’aura pas accès au médicament. Car, “Je ne pense pas qu’on pourra rembourser à l’avenir une facture évaluée à 15 milliards de dollars…”, prévient-il. La protection de la production nationale passe, soutient-il, par la facilitation de l’enregistrement, la création d’une dizaine de laboratoires de bioéquivalence, le remboursement du médicament aux prix pratiqués par le producteur et non pas ceux des importateurs. L’importation a clôturé l’exercice 2007, pour rappel, avec une facture de 1,8 milliard de dollars. Ce sont essentiellement des médicaments contre le cancer et autres maladies chroniques que l’Algérie ne fabrique pas. L’autre raison évoquée par M. Zaouani, a trait à l’habitude qu’ont les malades à consommer des médicaments importés et leur réticence pour ceux fabriqués localement. Néanmoins, “avec l’introduction du tarif de référence nous avons constaté ces dernières semaines un changement dans nos ventes pour ces produits. Mieux, il est fort possible que nous enregistrions une croissance de 20%”, reconnaît le premier dirigeant de Saidal. Abordant la lancinante question de l’insuline, M. Zaouani avoue que Saidal est devenue leader sur le marché après avoir vécu de sérieuses difficultés sur le marché.
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Old 16th October 2008, 17:13
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Jeudi 16 octobre 2008 -- Les laboratoires de médicaments sont « obligés » de se soumettre aux nouvelles règles du marché. Qu'ils soient étrangers ou nationaux, ces laboratoires annoncent une baisse du prix du médicament qui peut aller jusqu'à 50 % en raison de l'application du tarif de référence. Perdre le marché ou s'adapter à la nouvelle donne, il fallait faire un choix. Le Syndicat national des pharmaciens d'officines (SNAPO) voit, en cette démarche, un pas en avant pour l'encouragement de la vente du générique. Selon le président de ce syndicat, M. Abed, les laboratoires ont commencé à s'aligner aux tarifs de référence et par conséquent à baisser leur prix du fait que ce marché est ouvert à la concurrence et chacun doit préserver sa place. Illustration de cette diminution des prix, le médicament « AMLOR » de la boîte PFEIZER, prescrit pour les hypertendus, explique un pharmacien, coûtait 1.200 DA la boîte avant l'application du tarif de référence. Son prix a été réduit à 720 DA sous l'effet du tarif de référence du 16 avril 2006 pour atteindre 540 DA actuellement avec le dernier alignement aux nouveaux tarifs de référence. Ce redressement était prévisible, commente notre interlocuteur du fait que les laboratoires avaient fait grimper le prix de ces produits très haut en incluant au prix de la molécule, le prix de la recherche et même le prix de sa publicité. Le consommateur était, de ce fait, contraint de payer la promotion du médicament qui représente 14 % du budget du laboratoire. Cette situation a poussé l'Organisation mondiale de la santé à faire la promotion du générique et permettre aux malades d'avoir un médicament à des prix raisonnables.

L'autre nouvelle mesure concerne, cette fois-ci, les pharmaciens, et a été annoncée, hier, par le ministre de l'Emploi, du Travail et de la Sécurité sociale lors d'une rencontre sur le tarif de référence. La nouvelle consiste en la révision du décret exécutif du tiers payant et semble donner satisfaction aux pharmaciens. Le président du SNAPO explique sur ce point que le syndicat avait demandé des amendements concernant le délai de remboursement, la révision des modalités de la convention liant la CNAS et le pharmacien et l'installation d'une commission paritaire chargée de régler les litiges qui peuvent surgir entre les deux parties. A propos du délai de remboursement, le SNAPO a demandé une semaine comme délai maximum de payement des frais de médicaments aux gérants d'officines. Sur la convention, le syndicat a demandé la révision des modalités de conventionnement et notamment sur le volet de la résiliation. Le chargé de la communication du SNAPO nous explique sur ce point qu'il faut « définir les mesures de résiliation qu'elle soit temporaire ou définitive. Des mesures qui doivent être précédées par des avertissements ou des mises en garde». La rencontre a été aussi l'occasion de revenir sur les marges bénéficiaires dont le décret a été gelé récemment. Le syndicat campe sur sa position. Il estime que ces marges ne doivent pas être au dessous de 20 % minimum. Le taux de 17 % est rejeté.
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Old 16th October 2008, 17:13
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Jeudi 16 octobre 2008 -- “L’Algérie ne sera la chasse gardée de personne”, a déclaré hier le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh, à l’ouverture de la journée d’information sur le tarif de référence de remboursement des médicaments. Le ton sonnait comme un avertissement quant aux éventuelles tentatives de pression pour faire échouer sa politique de tarif référentiel comme ce fut le cas en 2001, lorsque sous des pressions de laboratoires, la mise en place de la chose à été différée pour ne pas dire annulée. M. Louh a affiché une détermination à appliquer cette nouvelle politique qui s’inscrit dans le cadre de la réforme de la Sécurité sociale. Devant un parterre composé de responsables de la Cnas, des syndicats des pharmaciens, de l’Ordre des médecins et des opérateurs du médicament, le ministre a été on ne peut plus clair au sujet du générique qui s’impose comme option pour le générique pour atteindre les objectifs de la réforme de la Sécurité sociale et préserver le système. Auquel cas, la Cnas deviendra, dira-t-il, une caisse d’assurance médicale et non de Sécurité sociale. À cet effet, un documentaire sur les réalisations, modernisation, service et tiers payant a été présenté ; ne reste que le tarif référentiel pour préserver l’équilibre de la caisse. Les laboratoires sont invités à se conformer à cette nouvelle mesure. Certains, selon le ministre, l’ont déjà accepté alors que les plus réticents n’auront pas beaucoup de temps, trois mois, tout au plus, pour revoir leur tarification.

Pour appuyer ce choix, il a évoqué des cas de pays développés qui ont opté pour le médicament générique, comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou les États-Unis, cela d’autant que le générique a les mêmes caractéristiques que le princeps et la même efficacité. Il a, par ailleurs, invité les investisseurs à s’impliquer davantage en Algérie dans “l’intérêt commun”. Des mesures incitatives verront le jour dans les semaines à venir. Elles vont en direction des laboratoires pour les encourager à investir localement, des pharmaciens et des médecins. La convention avec les pharmaciens sera revue alors qu’une autre avec les médecins traitants est en cours d’élaboration. En 2007, la Sécurité sociale a dépensé plus de 141 milliards de dinars. Les dépenses médicales, à elles seules, ont absorbé plus de 64 milliards. 1 800 000 personnes ont bénéficié de ces dépenses, en majorité la catégorie tiers payant, les retraités, les malades chroniques. La hausse des dépenses est due au taux de remboursement, 76% des dépenses de la Cnas. Il s’agissait, donc, de trouver le moyen de rationaliser les dépenses, de les équilibrer sans toucher au principe fondateur de la caisse. Et à l’endroit des “tout importation”, il lancera : “Que ce soit clair et net, la récréation est terminée depuis longtemps.” “La généralisation de la référence tarifaire sera généralisée à tous les génériques répondant aux critères”, a-t-il précisé. En bref, le tarif de référence est un moyen pour réguler le marché du médicament. “c’est une décision politique de l’État algérien”, a martelé le ministre.

Plus technique, de son côté, le DG de la Sécurité sociale au ministère, le Dr Bourkaïb a expliqué le générique, le tarif de référence qui n’est pas le moins cher, mais parmi les moins chers, selon des critères, la classe et la catégorie, prix qui est déterminé après consultation élargie avec les professionnelles et les experts. L’Algérie devrait arriver à une moyenne acceptable d’utilisation du générique, a-t-il dit. En Allemagne, à titre d’exemple, le générique est de 70% de la consommation globale de médicaments. En Algérie, il est à peine de 30%. Le directeur de la Cnas de Mila abondera sur le sujet et reviendra sur la nécessité de diversifier les ressources de la caisse, la rationalisation de ses dépenses. Un guide sera mis à la disposition des professionnels pour leur faciliter la mise en œuvre de cette option. Interrogé sur un tout autre sujet, la tripartite évoquée par certains titres de la presse, le ministre a rétorqué qu’“il n’y aura ni tripartite ni bipartite avant 2009”. Il a, en revanche, révélé l’organisation de rencontres entre le ministère, l’UGTA et le patronat autour de l’évaluation du pacte social et des discussions autour du code du travail.
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Old 16th October 2008, 17:13
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Jeudi 16 octobre 2008 -- Pas de marche arrière dans l’application du tarif de référence de remboursement des médicaments en Algérie. Bien au contraire, les promoteurs de cette nouvelle politique, à leur tête le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh, comptent bien élargir davantage la liste des médicaments soumis à ce tarif. Le ministre s’attaque ouvertement à ceux qui s’y opposent. «L’Algérie n’est pas la chasse gardée des uns ou des autres. La récréation est terminée depuis bien longtemps», a-t-il dit hier, sur un ton menaçant, à l’occasion de l’organisation de la première journée d’information sur la nouvelle liste consacrée par l’arrêté du 6 mars dernier.

Le ministre rappelle que «nous avons reculé en 2001 pour des raisons bien précises» mais «nous ne reculerons pas cette fois-ci. Désormais, tous les médicaments qui répondent aux critères seront soumis au tarif de référence». M. Louh soutient que cette politique est appliquée dans de nombreux pays à travers le monde. Elle vise à réduire les dépenses en médicaments et, partant, à préserver le système de Sécurité sociale. Selon le représentant du gouvernement, les dépenses de la Sécurité sociale de l’année 2007 ont atteint la somme de 141 milliards de dinars, dont 64 milliards pour les médicaments seulement.

Aussi, rapporte M. Louh, la consommation des médicaments a augmenté de plus de 30% entre le premier trimestre 2007 et la même période de cette année, après un ralentissement significatif en 2006. «Il y a une explosion des dépenses en médicaments», prévient le docteur Bourkaïb, le directeur général de la Sécurité sociale, appelant à son tour à promouvoir le médicament générique et à préserver les équilibres financiers de la Sécurité sociale. Pour y arriver, M. Louh affirme l’engagement du gouvernement à accorder des facilités aux investisseurs nationaux ou étrangers pour développer l’industrie pharmaceutique en Algérie qui, a-t-il souligné, «n’emploie pas plus de 1 400 personnes actuellement, alors que le nombre a dépassé les 100 000 chez un de nos voisins».

Le ministre exige toutefois que cela soit fait sur la base d’intérêts communs et que cet investissement crée de l’emploi en Algérie. M. Louh assure que des décisions importantes seront annoncées prochainement dans ce sens. Revenant sur le tarif de référence, M. Louh soutient que cette mesure «est une régulation économique du marché du médicament». Pour rappel, depuis le mois d’octobre dernier, la liste des médicaments soumis au tarif de référence a été «élargie à plus de 180 nouveaux, portant le nombre total de dénominations communes internationales [DCI] remboursables sur la base d’un tarif de référence à près de 300 sur les 1 199, soit près de 2 100 marques sur près de 3 500 au total».
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Old 19th October 2008, 00:59
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Samedi 18 octobre 2008 -- Les responsables du Centre de pharmacovigilance et de matériovigilance, ainsi que des représentants du secteur de la santé, se sont réunis ce week-end à l’hôtel El-Marsa de Sidi-Fredj en vue d’évaluer l’utilisation des médicaments en Algérie. Cette rencontre vise en premier lieu, selon ses organisateurs, à faire le point sur les recherches effectuées durant l’année 2007 à Douéra et Zéralda et qui concernent l’utilisation rationnelle des médicaments en Algérie. Parmi les résultats de cette étude, figure la recommandation qui concerne la nécessité d’une formation adéquate des médecins des pharmaciens et des gestionnaires du secteur de la santé sur une bonne prescription des médicaments. A cet effet, préciseront les intervenants, le CNPM a associé ses efforts à ceux des experts de l’Organisation mondiale de la santé et un réseau international pour usage rationnel des médicaments. Ceci, notamment, dans le but de mesurer les prestations de soins envers les malades selon les indicateurs universels qui permettent, expliquent les spécialistes, d’établir des comparaisons pour identifier les contraintes rencontrées dans le système de soins et de proposer des correctifs à la lumière des expériences de soins recensées dans le monde et plus particulièrement dans les pays au niveau médical socioéconomique et culturel proche de celui de l’Algérie.

Les résultats communiqués par le centre font ainsi état du fait que les médicaments non remboursés par la CNAS ne représentent que 5,63 % de l’ensemble des médicaments servis en pharmacie. Comme les médicaments non délivrés en pharmacie sont de l’ordre de 10,37%, ceci donne un taux de disponibilité de médicaments essentiels à l’officine de 89,63% mais n’atteignent pas les 100% recommandés. Par ailleurs, 71,11% des causes de non achat des médicaments sont déclarées comme dues au fait qu’ils sont disponibles à la maison (35,91%) ou parce que non remboursés, (5,63%) ou encore parce qu’ils sont onéreux, (29,57%.). Il est, par ailleurs, signalé par les experts que l’absence de comité pharmaceutique et thérapeutique entraîne un manque de cadre de concertation scientifique, pour promouvoir l’usage rationnel des médicaments. Ceci, alors que l’utilisation des médicaments génériques reste en Algérie la plus faible parmi les pays en développement en Asie, Afrique et Amérique latine. En outre, toujours selon les résultats de l’étude, le nombre de médicaments prescrits par ordonnance ainsi que la prescription d’antibiotiques et des formes injectables aux malades sont dans les normes internationales. Il est ainsi recommandé une meilleure utilisation des génériques. «Afin de garantir un meilleur accès aux médicaments essentiels génériques, aux couches défavorisées de la population », souligneront les spécialistes.
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