Mercredi 30 juillet 2008 -- Pas moins de 184 pharmaciens d’officine sur les 208 exerçant à Annaba ont observé hier un débrayage d’une demi-journée. Ils ont répondu à l’appel lancé initialement le 19 juillet par 120 pharmaciens lors d’une assemblée générale tenue dans la même ville. Bien que le service minimum ait été respecté, le taux de suivi a atteint néanmoins 88,46 %. Les pharmaciens d’officine déplorent l’état de la profession qui, selon eux, est mal représentée par le bureau de wilaya du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (SNAPO). Ils persistent toujours à dénoncer cette situation qu’ils qualifient de « délabrement avancé », générée, selon eux, par le mépris affiché par les pouvoirs publics à leur noble profession. Dans leur préavis de grève, ils revendiquent principalement la revalorisation de la marge bénéficiaire pour une dispensation de qualité, une protection des acquis en maintenant le numerus clausus, la révision de la convention Cnas de la carte Chifa. Le collectif des pharmaciens réfractaire à l’ordre du Snapo a lancé un appel à ses confrères à travers le pays afin « d’être solidaires et se mobiliser pour se faire entendre et défendre leur profession dans le cadre de la légalité. Force est de constater que ce mouvement de contestation semble être contagieux et ne cesse de gagner de la sympathie. En effet, ils sont partis avec 120 contestataires pour se retrouver quelques jours après avec 184. Le reste a assuré le service minimum. La venue du premier vice-président du Snapo à Annaba n’a pas été pour apaiser la tension. Au contraire, elle a ancré davantage l’idée de la protestation voire même la création d’un autre syndicat capable de prendre en charge les préoccupations de la corporation », ajouteront les représentants de ce collectif. La motion de soutien des pharmaciens d’officine des autres wilayas est un autre indicateur qui met les feux du Snapo au rouge.
Lundi 4 Août 2008 -- La position de leader du groupe pharmaceutique Saidal se confirme d'année en année. L'exercice 2007 du groupe publié, hier, dans la presse nationale, réalise une évolution de +11% du chiffre d'affaires par rapport à l'année 2006, soit 124 millions de dollars. Le n° 1 de la production pharmaceutique nationale a enregistré également un accroissement de + 59 % du résultat. Pas moins de 45 nouveaux produits touchant les clases thérapeutiques dominantes ont été mis sur le marché. Saidal réalise 95% de son chiffre d'affaires en Algérie, d'où l'importance de développer l'export. Saidal, c'est aussi 4 300 employés, 130 millions de médicaments vendus, et un chiffre d'affaires de 8 milliards de dinars en 2007. Concurrencé sur son propre marché, le groupe veut se diversifier et développer ses activités à l'international. Les projets et investissements en cours illustrent la volonté d'aller de l'avant en renouvelant et en élargissant la gamme de produits.
Le directeur général du groupe, Rachid Zaouani, avait déclaré récemment que Saidal a pu enregistrer 28 nouveaux médicaments durant le premier semestre 2008 et que 100 autres le seront en 2009, ce qui a permis d'augmenter, en deux années, à 120, le nombre de nouveaux médicaments développés par le groupe Saidal. Ce dernier contribue à hauteur de 500 millions de dollars dans la facture de consommation de médicaments en Algérie. Les médicaments remboursables produits par le groupe constituent 4% des médicaments de la liste élaborée dernièrement par le ministère du travail et publiée sur le Journal officiel. Selon Zaouani, Saidal produira d'ici l'année prochaine 100 médicaments 400 % moins chers que ceux importés. Il aura ainsi bouclé sa stratégie pour l'année 2008. Le plan du groupe dans sa prochaine étape vise à produire et à développer les médicaments qui représentent 80% du marché du médicament algérien, en plus de la production de médicaments inexistants en Algérie.
Il est important de noter, par ailleurs, que Saidal a exporté durant l'exercice 2007 pour un montant de 22 millions de dinars, en majorité vers le Sénégal, la Libye, le Burkina-Faso, le Congo, le Tchad et le Yémen en plus du Niger qui a connu le plus gros pourcentage de ventes d'une valeur de 7,5 millions de dinars. Même si l'entreprise a connu quelques difficultés pour enregistrer ses produits dans les pays du Moyen-Orient en raison de la complexité des procédures, cela ne l'a pas pour autant empêché de conclure des accords pour régler le problème. Les exportations du groupe devront, selon Zaouani, atteindre environ 5 milliards de dinars en 2015, soit une augmentation de 15% du chiffre d'affaires.
Par ailleurs, et selon le communiqué publié dans la presse, l' Assemblée générale ordinaire a décidé d'entériner la résolution du CPE. L'assemblé autorise, de ce fait, le groupe à céder les actions détenues dans la capital social de la société PPA à Pfizer Panama, pour une valeur de 39 000 DA par action. Les 30% qui revenaient auparavant à l'entreprise algérienne seront désormais la propriété de Pfizer qui devient ainsi le seul actionnaire. Pfizer Saïdal Manufacturing, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, était dotée d'un capital de 15,72 millions de dollars, répartis entre Pfizer (70 %) et Saïdal (30 %). La société mixte qui a commencé son activité en 2002, produit annuellement 30 millions d'unités-vente en antibiotiques et anti-inflammatoires, pour un investissement de 25 millions de dollars. Elle est spécialisée dans la fabrication et le conditionnement des produits pharmaceutiques et chimiques spécifiques, propriété de Pfizer ainsi que la fabrication et le conditionnement de toute autre spécialité pharmaceutique. La cession des parts de Saïdal à son partenaire entre vraisemblablement dans le cadre d'une stratégie de recentrage des activités du groupe algérien.
Mardi 5 aout 2008 -- Un médicament générique peut-il coûter plus cher que la molécule princeps ? Un laboratoire serbe est en train de vendre sur le marché algérien un générique, Lemod Solution, injectable 40 mg, mais qui coûte beaucoup plus cher que la molécule mère. Les citoyens se demandent quelle serait la raison de cette situation d’autant que le gouvernement a adopté une politique visant à encourager le médicament générique à des fins sociales.
Mardi 5 aout 2008 -- L’introduction de la carte Chifa dans le système du remboursement des médicaments par la Cnas a été annoncée en trombe par les services concernés et accueillie avec enthousiasme par les assurés sociaux. Pour les usagers, elle met fin aux attentes interminables pour se faire rembourser. Pour nombreux pharmaciens d’officine, qui déplorent les retards flagrants dans le payement de leurs dus par la Cnas, l’enthousiasme n’est toujours pas au rendez-vous. Les retards en question atteignent jusqu'à quatre mois, selon eux, en dépit de la convention-cadre stipulant que le payement ne doit pas dépasser un mois. Les propriétaires d’officine font aussi part de la problématique de l’utilisation de la carte Chifa. Actuellement, seuls les retraités bénéficient des bienfaits de la carte en question alors que les autres catégories, détentrices de la carte Chifa, ne bénéficient pas encore du régime. Des pharmaciens font état du dépôt de nombreux dossiers au niveau de la Cnas sans pour autant accélérer la régularisation. Pis, nombreux dossiers sont annulés, selon les mêmes sources, contraignant ainsi les pharmaciens d’officine à se référer à l’ancienne formule du tiers payant. Cependant, ces mêmes pharmaciens déplorent leur situation, surtout après la suppression des carnets du tiers payant. D’autres font part de la faiblesse des ressources humaines nécessaires à l’intégration de l’ancien système dans le nouveau, de la non-réception de la carte Chifa par d’autres catégories de travailleurs, de la courte durée de validité de la carte “pour les jeunes assurés dans le cadre du filet social… Enfin, tout en faisant appel aux services concernés par la généralisation de la carte Chifa afin d’atténuer ces difficultés, les pharmaciens d’officine s’étonnent de cette situation vécue dans une wilaya choisie parmi les cinq premières à l'échelle nationale pour le pilotage de l’opération en question.
Jeudi 7 Août 2008 -- Le 13 août 2008, le collectif des 120 pharmaciens d’officines sur les 230 exerçant dans la wilaya de Annaba a décidé de geler, jusqu’à nouvel ordre, la convention tiers-payant (pharmaciens/Cnas). Cette décision est la réponse émise par le collectif des pharmaciens à l’encontre de la Cnas qui a résilié unilatéralement sa convention avec 3 pharmaciens d’officines faisant partie de ce collectif, qui a observé une journée de protestation le 29 juillet dernier. « C’est parce que nous avons revendiqué entre autres la révision des marges bénéficiaires, des dispositions convention tiers-payant et de la carte Chiffa que nous avons subi cette sanction. On nous qualifie de meneurs de grève, alors que nous sommes seulement les représentants de la majorité des pharmaciens mécontents », diront les trois pharmaciens sanctionnés par la Cnas Annaba ; et d’ajouter : « Au lieu d’être à l’écoute de ses partenaires : les pharmaciens, la Cnas a préféré recourir aux méthodes répressives. Sachant que le SNAPO n’a pas de poids à Annaba, elle a décidé en toute impunité d’imposer sa loi. » Du côté de la direction de la Cnas, comme d’habitude, c’est le silence radio. Nos multiples tentatives d’en savoir plus sur cette affaire sont restées vaines.
DUBLIN, Ireland, August 11, 2008 (BUSINESS WIRE) -- Research and Markets has announced the addition of the "Algeria Pharmaceuticals and Healthcare Report Q3 2008" report to their offering. Algeria is the second-largest African country by territory, and one of the key markets on the continent. While the standard of healthcare provision across the country is uneven, the market’s relatively large size (Algeria’s population is in excess of 34mn), high dependence on imported medicines and steady forecast growth are key attractions. By 2012, BMI forecasts that the market value will top US$1.26bn, with an average annual growth of around 6%. Generics will continue to represent the bulk of consumption in terms of volumes, although improving conditions for multinationals will gradually result in the further erosion of their market value share by patented drugs.
Algeria has been included in BMI’s Business Environment Ranking table for Q308 for the first time, sharing 11th place with its North African peer, Egypt. Algeria is found above all the other African markets in the table, namely Kenya, Nigeria and Zimbabwe – bar the more advanced market of South Africa. Algeria’s score for risks to potential returns is negatively impacted by the government’s pro-generics stance and some shortcomings of the country’s intellectual property rights (IPR) regime. In addition, the country’s excessive red tape and corruption are also viewed with concern, as are certain macroeconomic indicators. On a positive note, the forecast pharmaceutical value growth and rising numbers of urban dwellers are factors in favour of local investment, as is the fact that the country is making progress towards World Trade Organisation (WTO) membership. Illustrating the above situation, local press in October 2007 revealed that French pharmaceutical major Sanofi-Aventis is considering creating a local manufacturing facility in Algeria, which would be engaged in the production of generic medicines. Although no further details have been revealed, it is known that Sanofi-Aventis continues to record annual growth rates of over 10% in Algeria. Other major multinationals are also highly visible in the country, with the UK’s GlaxoSmithKline (GSK), Swiss Novartis and US-based Pfizer being among the top five suppliers.
Pharmaceutical market growth over the next five years will be stimulated by the continuation of the US$2bn healthcare modernisation 2005-2009 programme, which envisages the building of numerous hospitals and clinics. Authorities are aiming to improve healthcare access, with adequate provision of health services being a challenging proposition, given the vast inhospitable areas of the country. Additionally, the World Bank has warned that projects should be implemented gradually and that the government should return to the viable level of spending for the longer term.
Key topics covered:
- Algeria Pharmaceuticals And Healthcare Industry SWOT
- Pharmaceutical Business Environment Ratings
- Limits Of Potential Returns
- Risks To Realisation Of Returns
- Algeria – Market Summary
- Regulatory Regime
- Trade Agreements
- Intellectual Property Environment
- Intellectual Property Shortcomings
- Pricing And Reimbursement Environment
- Industry Trends And Developments
- Epidemiology
- Healthcare Sector
- Domestic Pharmaceutical Sector
- Pharmaceutical Retail
- Foreign Pharmaceutical Sector
- Biotechnology And Research
- Medical Devices
- Industry Forecast Scenario
- Overall Market Forecast
- Key Growth Factors – Industry 25
- Key Growth Factors – Macroeconomic
- Patented Drug Market Forecast
- Generics Market Forecasts
- OTC Market Forecast
- Export And Import Forecasts
- Other Healthcare Data Forecasts
- Key Risks To BMI’s Forecast Scenario
- Competitive Landscape
- Company Profiles
- Leading Multinationals
- Sanofi-Aventis
- GlaxoSmithKline (GSK)
- Pfizer
- Novartis
- Merck & Co
- Indigenous Manufacturer
- Groupe Saidal
- BMI Forecast Modelling
- How We Generate Our Pharmaceutical Industry Forecasts
- Pharmaceutical Industry
- Pharmaceutical Business Environment Ratings Methodology
Jeudi 14 Août 2008 -- Les multinationales de l’industrie pharmaceutiques domineront le marché algérien dans les années à venir, particulièrement dans le segment de la production des génériques, croit savoir Markets and Research dans un rapport consacré à l’Algérie. Le rapport, publié hier par l’institut britannique spécialisé dans l’analyse de l’environnement économique dans le monde, indique que l’industrie du générique sera l’option la plus alléchante pour les grands laboratoires eu égard à la population algérienne qui a franchi les 34 millions et aux projets du gouvernement pour le développement de ce secteur. Le document, qui a étudié l’évolution de l’industrie pharmaceutique et le secteur de la santé algérienne jusqu’au troisième trimestre, estime que le niveau des soins sanitaires est disparate d’une région à l’autre alors que le pays demeure largement dépendant des importations des médicaments, ce qui alourdit la facture du Trésor public. Selon les prévisions de Market and Research, le marché algérien représentera 1,26 milliard de dollars d’ici à 2012 avec une croissance annuelle de 6 %. Les médicaments génériques représenteront le gros de la consommation en terme de volume en Algérie bien que les grands laboratoires subiront une nette régression de leurs parts de marché s’agissant des princeps.
Le rapport signale aussi que l’Algérie a intégré pour la première fois le tableau mondial de la BMI (Business Monitor International), un bureau d’étude, chargé d’évaluer l’environnement des affaires. L’Algérie occupe désormais la 11e place à côté de l’Egypte et devance les autres pays africains, tels le Kenya, le Nigeria et le Zimbabwe. Pour Markets and Research, l’environnement pharmaceutique en Algérie va favoriser le développement de l’investissement local. Cette tendance donnera lieu à l’émergence des investissements conduits par les majors, à l’image de la française Sanofi-Aventis qui projette de lancer une unité de production de produits génériques alors qu’elle enregistre déjà un taux de croissance supérieur à 10 %. Le recours aux médicaments génériques aux dépens des princeps a aiguisé l’appétit des autres grandes marques qui se sont introduites dans le marché algérien, à leur tête la britannique GlaxoSmithKline (GSK), la suisse Novartis et l’américaine Pfizer. Par la même, le marché pharmaceutique connaîtra davantage de progrès grâce au programme de modernisation prévu dans le plan de développement 2005-2009 auquel le gouvernement a consacré 2 milliards de dollars destinés principalement à la construction d’hôpitaux et de cliniques, souligne le rapport. Cette nouvelle donne confortera les multinationales dans leurs projets de production dans le générique.