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  #274 (permalink)  
Old 10th July 2008, 23:14
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Jeudi 10 juillet 2008 -- Première réaction du ministère de la Santé avec, à sa tête, le nouveau ministre, M. Barkat, après les menaces des pharmaciens, la signature de 18 programmes d'importation le 8 juillet. Une bonne nouvelle mais dont les effets ne se feront pas sentir dans l'immédiat, puisque la procédure va durer six mois avant que les médicaments ne soient disponibles sur le marché. Durant cette période creuse, la crise va perdurer. Et les malades chroniques concernés devront prendre leur mal en patience. Pour les professionnels, cette initiative va, certes, résoudre une partie du problème mais ne va pas mettre fin à la crise que vit le marché. Selon un distributeur de médicaments, « les dossiers des importateurs ont été réglés mais ceci ne signifie pas que les revendications des professionnels ont été prises en considération.

Les résultats des enquêtes menées récemment n'ont pas été communiqués et la politique du monopole est toujours d'actualité sur le marché. Pour les malades, ils attendront jusqu'au mois de novembre ou décembre avant de voir les médicaments disponibles sur les étals des officines. Avec la période de l'été, certains produits, tels que les collyres, sont très demandés et ils ne sont pas encore disponibles». Les professionnels gardent espoir que la situation change avec le nouveau ministre et espèrent s'entretenir avec le premier responsable du secteur pour exposer tous leurs problèmes. Selon un responsable du Syndicat national des pharmaciens d'officines (SNAPO), une demande d'audience a été adressée au ministre, la semaine dernière, et aucune réponse n'a été donnée jusqu'à présent. Le syndicat espère avoir une oreille attentive pour l'ensemble des dossiers restés en instance.
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  #275 (permalink)  
Old 16th July 2008, 22:55
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July 16, 2008 -- The Algerian government has taken steps to alleviate a drug shortage which has caused alarm among chronically ill patients. The Ministry of Health signed 40 import licenses on July 7th for 30 different drugs used to treat cancer and cardiovascular ailments.

Under former Health Minister Amar Tou, imports were banned in December last year to spur domestic pharmaceutical production and reduce the country's annual expenditure of 1.3 million euros on drugs.

The measure was counterproductive, however, and stocks of drugs in pharmacies have been dwindling ever since. Despite the Algerian government's efforts to encourage investment in the drug manufacturing sector, the fifty or so factories located in the country meet only 35% of domestic demand.

Saïd Barkat, the new Minister of Health and Hospital Reform, who took office less than three weeks ago, expressed confidence in his ministry's policy reversal.

"The problem with regard to the drug shortage has been 80% solved. There is no cause for concern. We will find a solution to the rest of the problem within a few weeks," he said.

The move has received mixed reviews.

"The signature on July 7th of around forty import licences by the Ministry of Health in no way means that the drug shortage will be resolved in the immediate future," said Amar Ziad, president of the National Union of Pharmacy Operators (UNOP).

"Foreign laboratories have received other priority orders which were made well before July by a number of other countries," he continued, warning that the shortage of drugs in hospitals and pharmacies may continue until October.

Ziad added that he is not convinced by the Algerian authorities’ argument regarding rising drug expenditures, which he says are "tiny compared with those of developed countries".

While France spends 400 euros per inhabitant per year, Algeria spends only 33.

Healthcare professionals believe the shortage is caused by more than import blocks alone.

Faisal Abed, president of the SNAPO pharmacists’ union, said that the problem is compounded by other government policies. He added that a government regulation requiring 45% of imported drugs to be generics encourages imports at the expense of domestic production.

Amine Kali, the manager of a pharmacy in Algiers, told Magharebia that the state-mandated profit margin for drugs has fallen to 17%, driving many pharmacies out of business.

"I don’t have any exact figures," he said, "but I can assure you that a large number of pharmacies have closed down because they weren't making much money."
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  #276 (permalink)  
Old 19th July 2008, 22:32
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Samedi 19 Juillet 2008 -- Chaque été, comme par malheur, les enfants atteints de déficit immunitaire font face à une pénurie de leur médicament : les perfusions d’immunoglobuline. Face à cet état de fait, devenu par la force des choses récurrent, les parents des malades en appellent au ministre de la Santé, le docteur Saïd Barkat. À signaler qu’aucun laboratoire pharmaceutique du pays ne fabrique ce médicament indispensable aux malades atteints de déficit immunitaire.
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  #277 (permalink)  
Old 21st July 2008, 20:47
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Old 23rd July 2008, 12:59
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Mercredi 23 juillet 2008 -- Certains citoyens de la cité industrielle de Reghaïa, dans la wilaya d'Alger, le savent déjà, et beaucoup en font l'expérience amère depuis quelques jours: les officines ont été soumises récemment à l'obligation de baisser rideau à partir de 19 heures pour les cinq premiers jours de la semaine et de travailler jusqu'à 12 heures le jeudi, tandis que le vendredi c'est fermeture toute la journée. Une nouvelle organisation de fonctionnement des pharmacies au niveau de la wilaya d'Alger qui fait grincer des dents et les propriétaires d'officine et la population qui n'arrive pas a comprendre ce nouvel horaire d'ouverture et de fermeture imposé par la tutelle.

Aussi, il nous est arrivé de croiser un citoyen, ordonnance à la main, courir dans tous les sens de l'agglomération à la recherche d'une pharmacie de permanence qui le délivrera de son angoisse. Il est vrai qu'un programme de permanence est établi mensuellement pour assurer l'urgence lorsque le besoin se fait sentir en médicaments. Néanmoins, le hic dans cette histoire de permanence est malheureusement le lieu d'implantation de la pharmacie. En premier lieu, le citoyen est complètement désappointé lorsque personne ne peut l'orienter pour s'approvisionner en médicaments, car rares sont les pharmacies qui affichent les noms et adresses des officines de permanence, surtout le week-end. En second lieu, les gens modestes, qui souvent au milieu de la nuit sont contraints de se déplacer (pour ceux qui ont un moyen de locomotion) à plusieurs kilomètres de leur domicile pour dénicher une pharmacie de permanence, ne sont pas certains de trouver tel ou tel médicament inscrit sur l'ordonnance.

Enfin, pour les détenteurs de la toute nouvelle carte Chifa, ceux-là sont les plus lésés dans cette affaire, car il faut savoir que cette catégorie d'assurés ne sont autorisés à se procurer des médicaments qu'au niveau des pharmacies de leur lieu de résidence et donc malheur à ceux dont les besoins se font sentir durant le week-end. Invité à donner son avis sur cette nouvelle procédure de travail des officines, un pharmacien du centre-ville de Reghaïa dira que «tout le monde est pénalisé. Aussi, je ne vois aucune raison valable qui puisse justifier cette nouvelle mesure des responsables de la santé en Algérie». Et d'ajouter: «Dans une ville de quelque 120.000 âmes, il est aberrant qu'aucune pharmacie ne soit ouverte après 19 heures. Toutefois, je suis pour une fermeture facultative des officines, surtout en période d'été ou de vacances où la demande en médicaments est la plus importante de l'année». D'autre part, lors de notre petite virée à Reghaïa, l'occasion nous a été donnée de rencontrer un groupe de citoyens qui justement étaient sur le point de finaliser une pétition sur cette importante préoccupation de santé publique qui sera adressée à qui de droit.
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  #279 (permalink)  
Old 28th July 2008, 00:30
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Dimanche 27 Juillet 2008 -- Suite à une campagne d’inspection menée par les services du ministère de la Santé, plusieurs pharmacies ont été soumises à fermeture sans que l’Ordre national des pharmaciens ne soit saisi. Une mesure qui, selon le vice-président de l’Ordre national des pharmaciens, est nécessaire mais qui doit être encadrée en fonction de la réglementation. En effet, il faut préciser que si la corporation des vendeurs de médicaments salue le principe d’inspection, elle conteste tout de même la forme avec laquelle l’opération a été menée. “On demande des explications”, a clamé Rafik Ben Ahmed, tout en expliquant que l’inspection devrait être normalement encadrée par des lois et règlement. Il y a la loi de 2004 sur l’inspection qui prévoit que le pharmacien inspecteur dépose un procès-verbal au niveau de l’officine pour signaler toute anomalie relevant de la déontologie avec comme référence les textes réglementaires qui ont été violés. Cependant, ce qui se passe sur le terrain, actuellement, est que cette inspection a complètement ignoré le rôle attribué à l’Ordre national des pharmaciens.

Dans le même contexte, Rafik Ben Ahmed estime, par ailleurs, que les autorités devraient saisir l’Ordre national des pharmaciens pour leur signaler les lacunes relevées, du moins au niveau déontologique. En d’autres termes, le non respect des formes administratives, à savoir l’absence de procès-verbal ou de références réglementaires, les fautes déontologiques de présence ou d’absence ainsi que le mauvais suivi de la pharmacie, toutes ces lacunes, selon lui, relèvent des prérogatives de l’Ordre. “Pour aller au bout de la procédure, au point de baisser rideau sur plusieurs pharmacies, sans se donner la peine de suivre les diagrammes tout en niant la présence de l’Ordre national des pharmaciens, ça ne peut être que regrettable”, a-t-il estimé.

Il faut dire que cette mesure, n’est qu’un indicateur de plus qui s’ajoute à cette panoplie d’indices marquant l’anarchie dans laquelle ce secteur s’est engouffré depuis des années. Entre pénurie de médicaments et le non-respect de la réglementation, les autorités publiques sont appelées à s'impliquer dans la régulation du marché du médicament tout en assurant le rôle d'arbitre. A ce titre, ce dernier doit prendre toutes les précautions nécessaires à la sécurité des approvisionnements. Sur ce point précis, l'Ordre des pharmaciens avait déploré, auparavant, les insuffisances dans la transparence du dispositif de fixation des prix. Pour les produits génériques M. Lotfi Benbahmed, président de l'Ordre des pharmaciens avait affirmé, à ce sujet, que l'Algérie doit encourager davantage la production locale et l'importation du générique afin que cela puisse avoir un impact sur la consommation globale et générer les économies escomptées.
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  #280 (permalink)  
Old 28th July 2008, 21:22
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Lundi 28 Juillet 2008 -- Le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (SNAPO) a réitéré, hier à partir d’Annaba, son appel à revoir le décret portant plafonnement des marges bénéficiaires appliquées à la production et à la distribution des médicaments. Son président par intérim, M. Belambri Messaoud, a déclaré, lors d’une conférence de presse, que «ce décret ne répond pas aux attentes et aux aspirations des pharmaciens et n’offre pas des perspectives du point de vue de la rentabilité de la profession». Il a plaidé pour une «politique nationale du médicament», et évoqué l’abrogation de la loi de décembre 2004 portant sur les psychotropes et qui représente, selon lui, «une véritable épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête du pharmacien». Le conférencier a appelé à «l’élaboration d’un statut du pharmacien qui définit les droits et devoirs des officinaux». Le SNAPO revendique 3 000 adhérents sur 5 000 pharmaciens implantés à travers le territoire national.
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