LONDON, May 24, 2007 (Thomson Financial) - Sinclair Pharma PLC said its French unit CS Dermatologie (CSD) has acquired the Fazol brand in France, Morocco, Algeria and Tunisia, from Janssen Pharmaceutica NV.
Financial details of the deal were not disclosed.
The acquisition will help CSD to expand the Fazol range and benefit from substantially improved margins, worth more than 400,000 euro annually, additional to existing margin at current sales levels, the specialty pharmaceutical company said.
Fazol is a French market leader in topical anti-fungal products and generates an annual turnover of more than 3 million euro, Sinclair Pharma said.
May 31, 2007 -- Taking the floor at the Algerian Seminar on cardiovascular prevention held today in Oran, Professor Mohamed Benslimane Mansouri, General Manager of the National Laboratory for Control of Pharmaceutical Products (LNCPP) said “all medicines imported to Algeria through legal and official circuits are not counterfeited.”
Professor Mansouri indicated that all conformity analyses achieved by the LNCPP laboratory on medicines imported have shown no evidence of counterfeiting.
"In the framework of new measures, our laboratory started a month ago a new operation of authorisation of products as well as production laboratories," indicated the same source.
The LNCPP, which is a WHO partner, provides assistance and aid to 24 African countries and cooperates with 22 European countries. "The laboratory also gets in tune with 17025/2005 norms. The process is financed by The United Nations Development Organisation,” said Professor Mansouri.
Samedi 16 Juin 2007 -- Une grave crise éthique et déontologique secoue le secteur pharmaceutique, en raison de multiples facteurs. C’est du moins ce qui ressort de la première rencontre organisée, jeudi dernier, par la section ordinale des pharmaciens de la région de Constantine (Sorp), à la maison de la culture de la wilaya de Mila.
Ce rendez-vous qui a regroupé les professionnels de la corporation pharmaceutique a connu de nombreuses communications et interventions. “La pharmacie et son environnement” est le thème retenu pour cette rencontre inédite. Les participants étaient, d’emblée, unanimes quant à la grave crise éthique et déontologique que traverse la profession actuellement, en raison de multiples facteurs. Pour le président de la Sorp, le docteur Kamel Baghloul, “on assiste à la clochardisation effrénée de la profession, précisément l’avènement de l’économie de marché et la fin du monopole de l’État sur l’importation et la distribution du médicament”.
Selon l’intervenant, l’apparition des opérateurs privés sur le marché a pratiquement neutralisé les systèmes de contrôle exercés auparavant sur la circulation des médicaments et rendu caduques les lois qui balisaient cette activité. Cet état de fait a donné lieu, selon ses propos, à des pratiques qui ont profondément terni l’image de la profession. Sans être exhaustif, le locuteur cite dans ce sillage la pratique illicite de certains actes médicaux au niveau des officines pharmaceutiques, la vente de médicaments en dehors des horaires d’ouverture, la délivrance de produits hors nomenclature, tels que l’insuline, les dérivés de sang et les produits abortifs, ainsi que la publicité pratiquée sur les devantures et dans l’environnement immédiat des pharmacies.
Qualifiant la situation d’inacceptable, M. Baghloul a appelé l’ensemble des partenaires à se conformer à la législation et à respecter la loi du 16/07/1985 sur la protection et la promotion de la santé publique.
Par ailleurs, le président de la Sorp a plaidé pour le maintien en l’état du régime “Numerus Clausus” fixant les critères et les modalités d’acréditation des officines pharmaceutiques, afin d’assurer la pérennité et la rentabilité des officines. Stipulant la création d’une pharmacie pour chaque 4 000 à 5 000 habitants, selon qu’on est en milieu rural ou urbain, le régime en question ne fait plus recette au sein des membres de la corporation. Sa disparition de la panoplie des règlements est même souhaitée par certains, à l’instar du directeur de la Cnas de Mila, le docteur Chaouki Achak. Ce dernier a appelé, en sa qualité de médecin, à abandonner ce régime afin de s’inscrire de façon plus prononcée dans la logique de la liberté d’entreprise qui prévaut dans le pays.
Plusieurs lots du Viracept utilisé pour traiter les personnes atteintes de sida ont été contaminés par une substance génotoxique, capable d'affecter les gènes, avec pour possible conséquence le développement de tumeurs cancéreuses. L’alerte a été donnée le 7 juin dernier par les laboratoires Roche pour retirer du marché les lots du Viracept. Jusqu’à hier, l’information est passée sous silence en Algérie bien que plusieurs malades utilisent cette molécule:
Lundi 18 juin 2007 -- Les laboratoires Roche ont annoncé jeudi 7 juin qu'ils retiraient du marché les lots de Viracept (Nelfinavir) et ont lancé également un appel aux patients qui suivent actuellement un traitement antirétroviral à base de cette molécule qu’ils doivent contacter d'urgence leur médecin VIH, afin qu'il leur prescrive une autre substance. Le Viracept est utilisé dans le cadre d'un traitement antirétroviral contre le virus du VIH/sida, en combinaison avec d'autres molécules, comme Combivir.
Une partie des lots commercialisés en Europe et en Afrique a été contaminée par une impureté chimique lors de la production de Viracept® (Nelfinavir). Ce médicament est indiqué dans le traitement du sida chez les adultes et les enfants âgés de plus de 3 ans. L’information en Algérie n’a pas été transmise puisque plusieurs professeurs, médecins et responsables au niveau du ministère de la Santé semblaient ignorer la chose lorsqu’on les a contactés !
Pour sa part, le Pr Dif, président du Programme national de la lutte contre le sida, a indiqué hier matin qu’effectivement «l’alerte a été donnée par la PCH pour retirer ce lot et nous sommes en train de contacter les malades pour retirer le médicament et le remplacer par un autre», sans donner plus d’informations sur la quantité du lot contaminé ou sur le nombre de malades concernés. La PCH, le MSPRH, le laboratoire de contrôle des produits pharmaceutiques, le Centre national de pharmaco-vigilance et autres structures de la santé ont été aux abonnés absents ces derniers jours.
Cependant, «le retrait du Viracept pose un problème majeur dans nos hôpitaux et dans les pharmacies centrales, distributrices des ARV», selon un médecin spécialiste qui a préféré garder l’anonymat en raison de la gravité de la situation car, selon lui, il est difficile de joindre toutes les personnes malades et qui vivent à l’intérieur du pays. Il a précisé aussi que pour les plus chanceux, c'est-à-dire «les gens qui viennent s'approvisionner, ils se sont retrouvés avec un nouveau traitement, sans qu'aucune information sur le retrait du Viracept leur ait été donnée.
Ceux qui d'habitude prenaient 2 boîtes de molécules différentes se sont retrouvés avec une seule boîte d'un nouveau traitement, ce qui les a étonnés». Et d’ajouter : «Et comme généralement dans les couches sociales démunies, on ne pose pas de question, on subit en silence, on ne leur a donné aucune explication. En plus, tous les patients ne sont même pas joignables car beaucoup ne disposent pas de téléphone, ni de contacts téléphoniques ». Enfin, il est à noter qu’en Algérie, les structures de santé ont enregistré à ce jour 740 cas de sida déclarés et 2 092 séropositifs. Évidemment ces chiffres sont loin de la réalité.
Dimanche 24 juin 2007 -- Les médecins algériens ont une tendance très faible à la prescription du médicament générique. C’est ce que révèle l’enquête présentée hier dans le cadre des premières journées sur la promotion de l’usage rationnel des médicaments organisées par le Centre national de pharmacovigilance et de matériovigilance (CNPM), qui a donné un aperçu sur les pratiques thérapeutiques en Algérie.
En effet, le taux ne dépasse pas les 24,28 % alors que le taux moyen dans les pays en voie de développement varie entre 37 et 94 %. Aussi, le taux des médicaments prescrits par rapport à la liste des médicaments essentiels est de 46,70 % alors que la moyenne dans les pays en voie de développement varie entre 86 et 88 %.
Si certains indicateurs situent l’Algérie dans la norme des pays en voie de développement, la moyenne de la durée de consultation, selon les résultats de l’enquête, est de 5 minutes 30 secondes. Une durée dans la norme des pays en voie de développement compris entre 2,3 et 6,3 mn, mais qui reste tout de même en dessous des normes de l’OMS qui se situent entre 15 et 16 mn par consultation.
L’enquête a été réalisée dans trois polycliniques et un centre de soins relevant du secteur sanitaire de Zéralda. Elle est la première en son genre en Afrique, selon le professeur Helali, directeur du CNPM. Une approche se basant sur des indicateurs pour l’évaluation des politiques de santé et celles pharmaceutiques nationales des différents pays.
La méthode est née aux Etats-Unis d’Amérique et a été reprise par les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la simplifier et la mettre à la portée des pays en voie de développement mais l’avancée n’a pas profité à l’Afrique.
Pour réaliser cette opération, qui a eu lieu entre l’automne 2006 et l’hiver 2007, les médecins enquêteurs ont suivi une formation spécifique sur la méthodologie à suivre. Ainsi, plusieurs indicateurs ont été étudiés, à savoir le nombre moyen de médicaments par patient, le pourcentage des patients ayant reçu des antibiotiques, des injections, le pourcentage moyen des génériques parmi les prescriptions, le pourcentage des médicaments par rapport à la liste des médicaments essentiels, la durée moyenne de la consultation et de la dispensation, le pourcentage moyen des patients connaissant la posologie de leurs médicaments ainsi que les médicaments en stock.
Dimanche 24 juin 2007 -- La prescription des médicaments génériques en Algérie reste faible par rapport aux autres pays en voie de développement. Selon les résultats d’une enquête présentés hier lors d’une journée d’étude sur la promotion de l’usage rationnel des médicaments organisée à l’Institut Pasteur d’Algérie, le pourcentage de médicaments prescrits en nom générique est de seulement 24,28% contre une moyenne de 37 à 97% dans les pays en développement.
Cette enquête première du genre en Afrique a été menée par quatorze médecins et trois pharmaciens. Elle a été réalisée pendant trois jours, en novembre, puis cinq jours en janvier, au niveau de quatre centres de santé primaires à Staouéli, Les Dunes, La Bridja et Chéraga. L’étude a concerné des patients reçus en consultation de médecine générale, ceux recevant une prescription médicamenteuse et ceux achetant les médicaments au niveau des officines de proximité retenues dans le cadre de l’étude. Un jeton a été remis aux patients en vue de permettre leur suivi, de la consultation à l’officine.
L'approche par indicateurs a porté entre autres sur le nombre moyen de médicaments par patient, le pourcentage des patients ayant reçu des antibiotiques, le pourcentage moyen de génériques parmi les prescriptions. Ainsi, selon les résultats présentés lors de cette journée par les médecins-enquêteurs, la tendance générale des prescriptions des médicaments a démontré que le nombre moyen de médicaments prescrits par consultation est de 2,64.
La prescription des antibiotiques a été constatée dans 28,08% des consultations et celles des médicaments génériques dans 24,28% des prescriptions. S’agissant des indicateurs de soins aux malades, on notera que la durée moyenne de la consultation est de 5 minutes 36 secondes, celle de la délivrance des médicaments est de 2 minutes 56 secondes. Comparé aux autres pays où les mêmes études ont été menées, le nombre moyen de médicaments par patient dans les pays en voie de développement varie entre 1,3 et 3. Le pourcentage des malades ayant reçu des antibiotiques est de 27 à 63%.
“Cette étude est une autoévaluation faite par des praticiens sur le bon usage des médicaments dans une zone-pilote pour donner un aperçu sur nos pratiques thérapeutiques et savoir comment les améliorer”, a expliqué le professeur A. Helali, directeur du Centre national du pharmacovigilance et de matériovigilance (CNPM), initiateur de cette journée d'information. Mais il n’est pas question d’interpréter les tendances vu qu’aucun référentiel n’existe concernant l’utilisation des médicaments. Pour le Pr Helali, cette étude “à la base d'indicateurs objectifs n'aurait pas de sens si elle n'était pas destinée à promouvoir des actions concertées entre tous les intervenants ayant pour seul objectif d'améliorer ce qui a été constaté comme étant insuffisant ou encore identifier un obstacle pour le surmonter”.