Dimanche 22 juin 2008 -- «Je ne prendrai pas de décision administrative pour la réduction de l’importation des médicaments. Nous continuerons à importer tout ce dont le marché algérien a besoin en médicaments !» a affirmé hier le ministre de la Santé et de la Population, Amar Tou, lors de son intervention au Conseil de la nation, à l’occasion d’une séance plénière consacrée à la présentation et à l’examen du projet de loi relatif à la protection et la promotion de la santé. Le premier responsable du secteur de la santé répondait à une interpellation d’un membre du Conseil de la nation sur le manque constaté ces derniers jours en médicaments, au moment où un autre membre posait le problème des traitements pour les malades cancéreux et qu’un autre relevait, au contraire, la hausse de la facture des médicaments importés.
Tout en rappelant l’évolution qu’a connue son secteur depuis l’indépendance, le ministre a indiqué que notre pays consent 34 euros par an par habitant contre 27,7 euros en Tunisie, 16,6 euros au Maroc. Et de citer les autres chantiers lancés par son département en vue de prendre en charge les personnes atteintes de cancer, une maladie qui touche pas moins de 30 000 personnes par an. A savoir, énumérera-t-il, la réalisation de 8 centres de lutte contre le cancer au moment où 7 autres sont en phase d’étude et qu’il est prévu la réalisation d’ici à 2010 de pas moins de 19 établissements similaires. Après le 5 juillet, annoncera-t-il, il sera procédé à l’ouverture du centre de l’hôpital d’Oran et, avant la fin de l’année, de celui de Ouargla. De même que la réalisation de pas moins de 168 unités de chimiothérapie sur l’ensemble du territoire national, d’ici à 2010.
A la question relative à la facture «salée» de l’importation, le membre du gouvernement rétorquera en disant que «si l’on veut la réduire, il faudra alors réduire l’assurance sociale». Car, expliquera-t-il, seulement 36,88% de la demande nationale en médicaments est couverte par la production nationale dont Saidal détient 42%. «C’est dire que celle-ci a de larges possibilités de varier ses produits !» dira-t-il. Quant à la question relative à l’utilisation du générique, il fera savoir que les 42% de ce type de médicaments sont importés par l’Algérie, ce qui permet de réduire l’enveloppe de l’importation. Cette situation, ajoutera-t-il, n’est cependant pas du goût de «certains» importateurs. A relever que, lors du débat, le sénateur Belabbes a relevé la non-disponibilité de certains médicaments pour cancéreux, y compris au niveau des officines privées, et le non-remboursement de quelques-uns. Cela, en plus de la difficulté d’accès aux scanners et autres IRM. Plusieurs interventions sont revenues, par ailleurs, sur le rôle et les attributions de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques.
Dimanche 22 Juin 2008 -- Mauvaise nouvelle pour les malades algériens. La pénurie de certains médicaments comme les anticancéreux et les antidiabétiques dans les pharmacies du pays se poursuivra au moins jusqu' mois septembre. « La crise du médicament se poursuivra au moins jusqu'à septembre », affirme à TSA Amar Ziad, président de l'Union nationale des opérateurs en pharmacie (UNOP) qui regroupe des importateurs et des producteurs de médicaments. « La crise du médicament va s’aggraver dans les prochains jours à cause de la récente grève des dockers du port de Marseille», avertit M, Ziad.
De nombreux médicaments ne sont pas disponibles depuis plusieurs mois dans les pharmacies, faute d'approvisionnement suffisant du marché et à cause de la spéculation. La signature tardive par le ministère de la santé des programmes d'importations de médicaments a provoqué la raréfaction de certains produits pharmaceutiques destinés notamment au traitement des maladies chroniques. Le ministère avait signé les programmes d'importations tardivement, en février dernier, alors qu’il devait donner son feu vert fin 2007. « Des grossistes de médicaments ont stocké des médicaments craignant de fortes pénuries, ce qui a aggravé la crise et provoqué la pénurie de médicaments », analyse un pharmacien.
Le ministère de la santé a nié à plusieurs reprises l'existence d'une pénurie de médicaments dans le pays, une affirmation qui ne reflète pas la réalité sur le marché, selon de nombreux pharmaciens.
Samedi 28 juin 2008 -- L'auditorium du Centre national de formation pour les handicapés a abrité, avant-hier, une journée d'information organisée par le Syndicat national des pharmaciens d'officine (SNAPO) de la wilaya de Constantine. La rencontre avait pour but de discuter les nouvelles moutures des marges bénéficiaires adoptées le 27 mai dernier par le conseil du gouvernement, ainsi qu'un état des lieux du secteur, et également une occasion de soulever la question des inspections. A l'ouverture des travaux, le président Bouherid Abdelkrim a déclaré être désolé « de l'absence de nombreux pharmaciens qui n'ont pas répondu à l'appel malgré les invitations remises à temps ». En abordant sa communication sur les marges bénéficiaires « qui connaissent des hauts et des bas », le président du syndicat a affirmé que « depuis 1995 et jusqu'au 27 mai dernier, les choses n'ont avancé que dans le sens contraire à la réalité de la vie ». Et de poursuivre: « Les charges fiscales, les baux, les créances ont contraint plusieurs d'entre les pharmaciens de baisser rideau. Le syndicat est en train d'oeuvrer pour que les officines retrouvent leur notoriété d'antan en matière de formation ».
Concernant la question des inspections de ces officines, le responsable syndical appelle à une spécialisation de cette fonction, insistant sur la nécessité d'une formation en la matière. Ce contrôleur « se doit aussi de décliner sa fonction. Le recrutement de ces contrôleurs doit se faire dans le domaine pharmaceutique uniquement», ajoute le même intervenant. Ce dernier a abordé par la suite « le stockage des médicaments périmés qui pose problème». Il a fait l'objet d'une analyse approfondie car « leur incinération pose un problème au niveau local par manque d'emplacement réservé en ce sens ». Les chargés d'inspection ne tiennent pas compte de cet inconvénient et ne font que verbaliser les contrevenants dans le cas de la découverte de ces médicaments périmés, appelés à être supprimés, a affirmé l'intervenant. Le centre d'incinération national d'Alger est fin prêt et n'attend que l'aval du ministère de l'Environnement pour fonctionner, mais cela ne résoudra point le problème de l'incinération de par son éloignement. Il est préférable que chaque région ait son centre pour réduire les coûts des déplacements et les dangers que cela encours, argumente-t-il. «Une proposition a été faite afin d'utiliser les incinérateurs des hôpitaux. Mais sans résultat. En attendant, que devons-nous faire de ces produits périmés ?», s'interroge le responsable syndical.
Par ailleurs, l'absence dans certains cas de pharmaciens diplômés pose un immense problème de gestion et d'orientation qui peut avoir ses répercussions négatives, souligne-t-on. « Nous assistons à la clochardisation de ce métier. Chacun de nous peut se convertir en spécialiste de la vente des médicaments. Ce médicament est-il en conformité avec ce dont a besoin le malade ? Notre profession est en danger », s'écrie M. Bouherid. La chaîne de froid est un autre problème qui n'a pu trouver sa solution au départ de l'usine de fabrication en passant par les distributeurs vers les officines, jusqu'au malade. Il faut que ces médicaments soient mis sous «isotherme» de manière à les conserver et à les utiliser sans danger. Le deuxième intervenant, M. Amrane Mostefa, s'interroge: «Faut-il agir ou réagir ?». Et de répondre qu'il faut se mobiliser autour de leur syndicat et «faire en sorte que cette assemblée soit une réalité sur le terrain». L'assistance, assez réduite, a proposé qu'un préavis de grève soit rédigé au niveau de chaque pharmacie et transmis à qui de droit. Ce point de vue sera étudié en temps opportun et les recommandations seront évoquées lors de la prochaine assemblée nationale.
Dimanche 29 Juin 2008 -- Du côté des 150 pharmaciens que compte la wilaya de Annaba, les gérants s’activent à préparer leur grève générale illimitée. Leur détermination à se présenter comme une force d’opposition aux intérêts des laboratoires est âprement discutée sur la place publique. D’autant que les responsables des officines envisagent de lancer un préavis à l’issue de leur assemblée générale prévue pour le début du mois de juillet 2008. Les contacts et les démarches de concertation se multiplient pour peaufiner la plateforme de revendications et éventuellement se préparer à tout appel au dialogue qui pourrait être émis. La plateforme en question compte plusieurs points dont les deux plus importants restent la hausse de la marge bénéficiaire et l’amélioration des relations de travail avec les structures concernées de l’Etat. Tout en approuvant e soutenant la démarche de ses adhérents, le Conseil de l’ordre des pharmaciens de Annaba s’affirme comme étant une institution composée d’élus dont la seule mission est de veiller au respect des dispositions du code d’éthique et de déontologie. «Il n’est pas de nos prérogatives d’appeler à la grève», a estimé sa présidente. Cependant, c’est en ayant à l’esprit ces dispositions que les pharmaciens tentent de réagir au rôle de simples figurants que les laboratoires et autres veulent leur faire jouer dans le secteur du médicament.
Lundi 30 Juin 2008 -- Après un gel de plusieurs mois, le ministère de la Santé vient de relancer le programme des importations de médicaments. Comme par hasard et au lendemain du départ d’Amar Tou du département de la santé, quarante-sept entreprises pharmaceutiques ont été destinataires d’une lettre dans laquelle le ministère les informe de la levée du gel du programme des importations. Dans cette lettre datée du 23 juin et dont Liberté détient une copie, le ministère de la Santé invite ces entreprises pharmaceutiques à se présenter à la sous-direction de la régulation et des activités techniques relevant de la direction de la pharmacie pour retirer le programme d’importation des médicaments de l’année 2008.
La décision du nouveau ministre de la Santé, Saïd Barkat, est salutaire car elle va permettre à de nombreux patients notamment les malades du cancer et les diabétiques de bénéficier de leurs traitements qui ont failli être interrompus dans la plupart des cas en raison d’une pénurie de médicaments. Récemment, plusieurs responsables ont mis en garde contre le risque d’une pénurie de médicaments notamment contre les maladies chroniques. Le 17 juin, le responsable de la pharmacie centrale du CHU de Tlemcen avait notamment indiqué que la prise en charge des malades cancéreux est confrontée dans cette région de l’ouest du pays au problème “d’indisponibilité de médicaments spécifiques et très coûteux”. Des commandes de produits servant, entre autres, pour “la chimiothérapie, la leucémie hématoclinique” ne sont pas honorées à 100% par la Pharmacie centrale des hôpitaux d’Alger, avait précisé le même responsable.
Selon des sources médicales, sur 1 321 produits recensés, plus de 50% de médicaments de première nécessité étaient en rupture de stock. L’instruction présidentielle par laquelle le chef de l’État avait instruit les responsables du secteur de la santé de mettre à la disposition de tous les malades les médicaments nécessaires à leurs soins “même les plus chers”, notamment pour le traitement des maladies chroniques est appliquée à moitié. Des millions de dinars ont été débloqués pour financer des programmes de lutte contre certaines maladies, mais le ministère de tutelle avait demandé aux opérateurs pharmaceutiques à réduire leurs importations par rapport à l’année dernière de 30 à 50%. Cette démarche qui visait en premier lieu à réduire les importations n’a cependant pas prévu de parade à la rupture de stocks.
Selon une enquête menée récemment par le Syndicat national des pharmaciens d’officine (Snapo) auprès de 200 pharmacies réparties dans les 48 wilayas du pays, la rupture de stocks a touché plus de 50% des médicaments essentiels dans le traitement de certaines maladies notamment en cardiologie, en pneumologie, en diabétologie et maladies digestives dont les génériques sont indisponibles pour certains. Les résultats de l’enquête ont également montré que 353 produits dont certains médicaments produits en Algérie par Saidal et des producteurs privés n’ont connu aucune rupture depuis le mois de janvier, début du lancement de cette étude.
Les prix des médicaments ont enregistré une hausse importante durant ces 5 derniers mois. Le prix moyen des médicaments en cardiologie, par exemple, qui était de 389 DA en 2002 est passé à 635 DA en 2005 avant d’atteindre 1 030 DA en 2007, soit une augmentation de plus de 60%. Même constat concernant les médicaments destinés aux diabétiques. Leur prix est passé de 219 DA en 2002, à 488 DA peu de temps après pour atteindre en 2007 près de 1 000 (l’unité).
Lundi 30 Juin 2008 -- Fraîchement installé en remplacement de M. Amar Tou, le docteur Saïd Barkat n’a pas tardé à marquer son arrivée dans le département de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière par une mesure phare. En effet, le nouveau locataire du bâtiment d’El-Madania a, son profil aidant, décidé de prendre à bras-le-corps le dossier de l’importation du médicament, qui était jusque-là frappé d’une mesure de gel. Lequel gel alourdit le supplice des malades. Les entreprises pharmaceutiques, 47 au total, viennent d’être destinataires d’un document officiel du département de Saïd Barkat, les conviant à se rapprocher des services compétents pour retirer le programme d’importation des médicaments pour l’année en cours. Une telle décision va sans aucun doute apaiser, un tant soit peu, les peines des malades dits lourds, qui étaient déjà pénalisés par le mal et menacés de se retrouver sans un moindre palliatif en raison du risque de rupture des stocks de médicaments notamment spécifiques. Les professionnels avertis n’ont pas hésité à tirer, à maintes fois, la sonnette d’alarme contre le péril de la pénurie des traitements indispensables aux malades chroniques.
Le Snapo (Syndicat national des pharmaciens d’officines) a confirmé, dans une enquête de terrain qui a ciblé un échantillon de 200 pharmacies réparties dans les 48 wilayas, cette tendance à l’insuffisance des stocks. La capacité de stockage des médicaments essentiels dans le traitement de certaines maladies, notamment en cardiologie, en pneumologie, en diabétologie et maladies digestives, a, selon la même étude, baissé de 50%. D’où le SOS qui fuse de certaines pharmacies centrales de différentes régions du pays avant de se voir confrontées à l’indisponibilité de médicaments spécifiques et coûteux, notamment pour les cancéreux. Pis encore, des commandes de produits servant pour “la chimiothérapie, la leucémie hémato-clinique”, ne sont pas totalement prises en charge Si le prédécesseur de Saïd Barkat avait décidé la suspension de l’importation des médicaments dans le souci de réduire la facture salée, le nouveau ministre n’a pas tardé à prévoir la parade de la disponibilité des traitements aux souffrants. La démarche prise au lendemain de la nomination du Chef du gouvernement est-elle un pur hasard ou a tout simplement coïncidé avec l’arrivée du docteur Saïd Barkat ?
Mardi 1 juillet 2008 -- Président de la Société algérienne de pharmacie, M. Benhamdine revient dans cet entretien sur toutes les questions liées au problème du médicament en Algérie, de la rupture, aux marges bénéficiaires en passant par les entraves à la production nationale. Pour lui, la concertation avec les pouvoirs publics, un élément qui a fait défaut durant plusieurs années, est l’une des solutions de sortie de crise.
Le marché du médicament connaît depuis quelques jours une forte perturbation. Quelles sont, selon vous, les causes de ce dysfonctionnement ?
Depuis de nombreuses années et de manière cyclique, ce problème se pose et les spéculations de toutes sortes voient le jour, cela au détriment de la sérénité des malades. La Société algérienne de pharmacie, qui est une société scientifique dont la tâche est de former et d’informer les pharmaciens, ne détient pas les informations fiables et basées sur des études sur le terrain. Cependant, il serait hasardeux de dire que le marché est stable et que tous les produits sont disponibles en tout endroit et à tout moment. Pour vous répondre, sans langue de bois, je peux vous dire que je regrette qu’il n’y ait pas de concertation entre les pouvoirs publics et toutes les représentations professionnelles dûment constituées. Le mal vient de cette exclusion, tout le reste en découle. Le Snapo a fait une étude sur le terrain et a obtenu un panorama quantifié et précis de l’état du marché actuel. Il serait bon de ne pas considérer son travail comme une offense aux autorités concernées, mais plutôt comme une contribution non négligeable pour résoudre les crises. Il ne sert, à mon avis, à rien de constater une pénurie si on ne détermine pas ses origines. Le confort des malades concerne toutes les souches bienveillantes de l’Algérie et ne peut être le monopole exclusif d’un ministère, dusse-t-il être le plus compétent, le plus intègre et le plus généreux. Mes confrères du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) font le même constat au vu de leurs déclarations publiques et je m’inscris solidairement dans leur démarche. La santé est l’affaire de tous.
La production nationale vit actuellement une situation difficile au point que certaines entreprises ont décidé de mettre la clé sous le paillasson. Quelles en sont, d’après vous, les raisons et comment peut-on redresser la situation ?
Là encore, mais je crois que c’est la méthode du gouvernement, il n’y a pas eu de concertation entre les différents ministères et les opérateurs, en particulier avec les producteurs. Je peux vous dire ce qui n’a pas été fait pour protéger l’industrie pharmaceutique nationale. Lors des négociations avec l’OMC, aucun ministère n’a jugé opportun d’écouter les producteurs qui, je vous le rappelle, ont choisi leur pays pour investir et ce secteur pour sa sécurité sanitaire. La plupart d’entre eux sont des professionnels de la santé et du médicament, et croyez-moi, ils sont très au fait des dernières technologies et des pratiques du commerce international. Ils possèdent toutes les qualités pour se réunir et enrichir les débats avec nos autorités qui n’ont pas le monopole de la préservation du confort de nos malades et de nos économies. Je vous signale, d’après les chiffres officiels du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, qu’il y a 4286 produits inscrits dans la nomenclature des médicaments, dont environ 70% sont des génériques. La production locale satisfait 30% du marché et la part du générique y est de 90%. Cette part devient 38% lorsqu’il s’agit de l’importation. A cela s’ajoute le fait que la trentaine d’usines réellement présentes sur le marché et aux normes ne tournent qu’à 30% de leurs capacités et ne répondent qu’à 30% des besoins. La réponse à votre question est contenue dans la jonction de ces deux paramètres. On veut aller au générique qui, je vous le signale, est un critère et un avantage économique, et non pas qualitatif, mais nos pouvoirs publics semblent ignorer que cela, hélas, ne se décrète jamais, mais se met en place par différentes techniques incitatives et, dans tous les cas, en concertation avec l’ensemble des intervenants. La dernière répartition des marges à la production et à la commercialisation est un autre exemple de décisions arbitraires. Les marges à la production devraient être libres. Seul le prix du produit lors de l’enregistrement devrait être considéré et éventuellement négocié. La diminution de la marge du pharmacien et de ses revenus aura des effets négatifs sur le marché. Les produits plus chers et fortement marketés vont connaître une hausse, la part des produits locaux va diminuer, la porte à toutes les dérives commerciales sera ouverte. Je pense à la contrefaçon et à la vente de médicaments psychotropes et autres. Je suis persuadé que ce n’est pas le but de l’Etat, mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. Oui, des usines et des officines fermeront et cela sera un beau gâchis qui aurait pu être évité. Tout est réversible et il n’est pas trop tard...