كشفت نقابة الصيادلة الخواص أن آلاف الأطنان من الأدوية منتهية الصلاحية مخزنة بعدد من الصيدليات الموجودة على المستوى الوطني، بسبب منع حرقها بالطرق التقليدية، التي تم توقيف العمل بها منذ أكثر من سبع سنوات.
انتقدت النقابة الوطنية للصيادلة الخواص ''تماطل'' السلطات في اقتناء الأجهزة الخاصة بـ''تدمير'' الأدوية منتهية الصلاحية مثلما نص عليه القانون الذي منع استعمال الطرق التقليدية سيما الحرق، لحماية البيئة.
وفي هذا الإطار، قال المكلف بالإعلام على مستوى النقابة، بأن المسألة لم تعد تحتمل أي انتظار، ''حيث سبّب هذا الأمر مشاكل ومتاعب كبيرة للصيادلة، من طرف المفتشين الذين لا يترددون أبدا في توبيخ مسيري الصيدليات وممارسة جميع أنواع الضغوط عليهم، في الوقت الذي أصدرت مديرية الصحة تعليمة تجبرهم على تخزين الأدوية منتهية الصلاحية وعدم التخلص منها إلى غاية إيجاد حلول''.
وأشار المتحدث إلى عدد من الشركات المختصة في ''تدمير'' هذه المواد السامة، تعمل على المستوى الوطني، لكنها لم تتحصل بعد على اعتماد رسمي من طرف السلطات للقيام بهذه العملية ''المعقدة''، فالتخلص من الأدوية منتهية الصلاحية ـ يضيف ـ عمل دقيق جدا يحتاج إلى معالجة بأجهزة خاصة للقضاء على بقايا النفايات التي تتحول إلى غازات سامة.
وحتى في حالة منح الترخيص، يقول بلعمبري، فإن جمع هذه ''السموم'' ونقلها إلى الوحدات المخصصة لإتلافها صعب جدا على اعتبار أن كميات الأدوية منتهية الصلاحية الموجودة بعدد كبير من الصيدليات على مستوى جميع الولايات أكبر بكثير من الأدوية الصالحة للاستهلاك، مما يجعل الأمر أكثر تعقيدا، وهو ما جعل ممثل نقابة الصيادلة الخواص يشدد على ضرورة التعجيل في معالجة هذا المشكل، من خلال عقد لقاء للجنة المشتركة تتولى مهمة تسيير ومراقبة عملية التدمير، والمشكلة أساسا من قطاعات الأمن والحماية المدنية والضرائب والصحة.
وطالب بلعمبري، في سياق متصل، المصالح المعنية بمساعدة الصيادلة وتوجيههم قصد التخلص من هذه المواد السامة، وقال بأن شركة مختصة في صناعة أجهزة تدمير الأدوية منتهية الصلاحية، مقرها بالعاصمة، أنها مستعدة لتولي هذه العملية، لكنها لم تتحصل لحد الآن على اعتماد رسمي، وهو ما جعله يطالب بضرورة تدخل المصالح المعنية لمعالجة المشكل.
من جهة أخرى، أكد الناطق باسم نقابة ''السنابو''، بأن القائمة الثانية للدواء الجنيس تضم 300 تسمية دولية، أي ما يعادل 2200 دواء، غير أنه لم يتم لحد الآن الإعلان رسميا عنها، لأنه لم يتم إدراجها بعد في الجريدة الرسمية، على خلاف المرسوم المحدد لهامش الربح الذي لم يتم التوقيع عليه بعد، وهو أمر سيزيد من تعقيد الأمور، حسب بلعمبري، على اعتبار أن تطبيق القائمة الثانية للدواء الجنيس يجب أن يتزامن مع تطبيق الإجراءات الجديدة التي تضمنها المرسوم والتي من ''المفروض'' أن تشجع تسويق هذا النوع من الدواء من خلال تقديم تحفيزات للصيدلي.
وأشار محدثنا بالمقابل إلى مشكل ندرة الأدوية، حيث قال إنه لازال قائما، وتفاقم ليمس في الفترة الأخيرة أدوية لم تكن في السابق معنية بهذا المشكل ''وهو ما حذرت منه النقابة في وقت سابق، حيث طالبت بتشجيع الصناعة المحلية للدواء على اعتبار أن الندرة لم تمس سوى الأدوية المستوردة''.
Lundi 26 Mai 2008 -- Le Syndicat national des pharmaciens privés SNPP a révélé que des milliers de tonnes de médicaments périmés sont stockées dans les pharmacies à travers le territoire national après l’interdiction de leur incinération de manière traditionnelle depuis plus de sept ans. Le SNPP a critiqué les atermoiements du gouvernement dans l’obtention des équipements d’incinération des médicaments périmés, tel que stipulé par la loi qui interdit l’utilisation des méthodes traditionnelles tel que le feu dans la destruction des médicaments périmés, dans le bût de protéger l’environnement.
Le chargé de la communication de ce syndicat a révélé, dans ce cadre, que l’attente est devenue insupportable et que cela a causé des problèmes et de grands ennuis aux pharmaciens. Il a indiqué que les inspecteurs n’hésitent pas à blâmer les responsables des pharmacies et à exercer toutes sortes de pression sur eux, alors que la direction de la santé a publié une note obligeant ces derniers à stocker les médicaments périmés et ne pas s’en débarrasser jusqu’à ce que des solutions soient trouvées à ce problème.
Il a indiqué qu’il existe plusieurs compagnies spécialisées dans l’incinération de ces produits toxiques à travers le territoire national. Néanmoins, ces dernières n’ont pas encore eu l’agrément officiel des autorités pour effectuer cette opération « complexe ». L’incinération des médicaments périmés, ajoute-t-il, est un travail minutieux et nécessite un matériel particulier qui empêchera la transformation des médicaments incinérés en gaz toxiques.
Mardi 27 Mai 2008 -- «Le pharmacien face aux nouveaux défis» est le thème central de la troisième journée nationale de la pharmacie, mercredi 29 mai 2008, à l’auditorium de la faculté de médecine d’Aboudaou de l’université de Béjaïa, à l’initiative de la Section ordinale régionale des pharmaciens de la région de Tizi-Ouzou (SORP). La troisième journée nationale des pharmaciens, qui s’inscrit dans le cadre de la formation continue, enregistrera à Béjaïa, selon Tinouche Azedine, l’un des responsables de la Sorp, la participation d’éminents spécialistes à l’image du professeur Kezal, président de la Banque nationale du sang. Sponsorisée par les plus grands laboratoires pharmaceutiques, comme Sanofi-Aventis, la rencontre de Béjaïa abordera divers sujets liés notamment au phénomène de la drogue et à la consommation de psychotropes ainsi que la nouvelle carte Chifa de la Cnas pour les tiers payants. Une communication autour du médicament générique est également programmée par les laboratoires Hikma et Dardawa.
Mercredi 28 Mai 2008 -- Le gouvernement semble vouloir mettre de l’ordre dans le secteur des médicaments et imposer la généralisation du générique. Après les mesures prises, il y a quelques semaines, pour encourager l’utilisation des médicaments génériques, un nouveau projet de décret s’inscrivant dans le même objectif vient d’être examiné et adopté par le conseil du gouvernement, à l’issue de sa réunion tenue hier à Alger. Ce projet de décret fixe les marges plafonds applicables à la production, au conditionnement et à la distribution des médicaments à usage de la médecine humaine et définissant les modalités de leur dépôt de prix. « Ce projet a pour but de sauvegarder le pouvoir d’achat des citoyens, de maîtriser les dépenses de la caisse de l’assurance chômage, la réévaluation des différents médicaments génériques et surtout la fixation des marges bénéficiaires », déclare le ministre de la Communication, Abderrachid Boukerzaza, qui a exposé les grandes lignes de ce texte proposé par le ministre du Commerce.
« Quand un médicament est moins cher, la marge bénéficiaire sera plus importante et vice versa », explique-t-il en donnant des exemples. Ainsi, pour un médicament coûtant 200 DA, la marge des bénéfices plafonds sera de 17% pour les grossistes et 40% pour les détaillants. Pour les produits dont les coûts vont de 200 à 400 DA, la marge sera de 12% pour la vente en gros et 30% pour les détaillants. La marge des bénéfices diminue aussi pour les médicaments dont le prix est de 600 DA (7% pour les grossistes et 17% pour les détaillants). La marge plafond pour les producteurs des médicaments sera, en revanche, revue à la hausse en vertu de ce projet de décret en passant de 20% à 25%. La marge plafond pour le conditionnement restera inchangée (10%). La facture d’importation des médicaments est passée, selon le ministre, de 523 millions de dollars en 1999 à 1,2 milliard de dollars en 2006. Soulignant la faiblesse de la production nationale en médicaments, le ministre affirme que 90% des besoins nationaux sont importés de 20 pays (47,97% de France, 8,86% de Danemark et 5,8% de Jordanie).
Mercredi 28 Mai 2008 -- La facture des importations de médicaments en Algérie est passée de 284,22 millions de dollars au 1er trimestre 2007 à 286,16 millions au 1er trimestre 2008, en hausse de 4,20 %. Les statistiques établies par le département du commerce extérieur du ministère des Finances indiquent que la proportion des importations de médicaments par rapport aux importations tous produits confondus de l’Algérie est de 32,30 % pour le 1er trimestre 2007 et de 36,50 % pour la même période en 2008. L’étude montre que les produits non alimentaires, dont le médicament, occupent le dernier rang dans la structure de nos importations avec une quote-part de 10, 91 % pour une enveloppe de 784 millions de dollars US.
Mercredi 28 mai 2008 -- Le gouvernement a décidé de fixer les marges bénéficiaires des prix des médicaments. Ces nouvelles mesures ont été adoptées dans le cadre d'un projet de décret exécutif fixant les marges plafonds applicables à la production, au fonctionnement, et à la distribution des médicaments à usage de la médecine humaine et définissant les modalités de leurs dépôts de prix adopté lors de la réunion du conseil de gouvernement tenu hier. Selon les explications du ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, l'objectif de ce nouveau décret exécutif présenté par le ministre du Commerce, M.Hachemi Djaâboub, est de fixer les marges plafonds applicables à la production, au fonctionnement, et à la distribution des médicaments à usage de la médecine humaine. Une mesure qui intervient, selon lui, dans un contexte marqué par la modestie de la production nationale en matière de médicaments et l'importation qui n'arrête pas d'augmenter. A ce titre, il a indiqué que l'enveloppe financière destinée à l'importation des médicaments a été de 523 millions de dollars en 1999 et a connu une nouvelle augmentation en 2006, puisqu'elle a atteint 1 milliard 200 000 dollars.
Toujours dans le cadre du constat fait par les autorités publiques, la facture de l'importation des médicaments est en augmentation. A ce titre, lors du point de presse hebdomadaire tenu hier au CIP, M.Boukerzaza a souligné que 90 % des médicaments utilisés dans notre pays viennent de l'importation depuis 20 pays, dont la France qui vient en première place avec 47.97 %, suivie du Danemark avec 8.68% et la Jordanie avec 5%. Pour le cas de la France, le ministre a tenu à préciser que ce pays est classé en dernière place par rapport aux pays d'Europe en matière d'usage des médicaments non génériques. Ce qui explique, selon lui, les intérêts commerciaux qui justifient l'usage des médicaments non génériques en Algérie et pourtant, leurs prix ne sont pas abordables et à portée de tout le monde. Dans ce cadre, le ministre n'a pas manqué de mettre en exergue l'attitude de certains médecins qui préfèrent prescrire des médicaments non génériques aux patients afin de garantir les intérêts de certains laboratoires fabricants.
Il expliquera que après une étude d'impact et des consultations menées par l'Etat depuis une année avec les distributeurs, les producteurs et les importateurs de médicaments, il a été décidé de prendre en charge les préoccupations des opérateurs et celles des autorités publiques et permettre au citoyen d'acheter son médicament avec un prix abordable, préserver le pouvoir d'achat, réduire le taux de l'inflation des prix de médicaments qui sont en augmentation. Mais également garantir l'équilibre financier des caisses de sécurité sociale qui s'occupent du remboursement des médicaments.
En résumé, il s'agit d'encourager l'usage du médicament générique, son industrie, sa production et son importation et de l'autre côté prendre en charge les préoccupations des opérateurs en garantissant la marge de bénéfice et encourager l'investissement dans ce cadre. Pour cela, la règle principale qui sera adoptée par le gouvernement est qu'"à chaque fois que le médicament est moins est cher, la marge de bénéfice sera plus grande et si le médicament est plus cher, la marge sera plus faible". A ce titre, le ministre de la Communication a donné quelques exemples, un médicament coûtant 200 DA, la marge de bénéfice de la vente en détail sera de 4% en gros et de 17% au détail, de 200 DA à 400 DA, ce sera 12% en gros et 30% en détail et enfin avec un prix de 600 DA, la marge de bénéfice sera de 7% pour le marché de gros et 17 % pour le détail. Concernant, la marge de la production, elle passera de 20 à 25%, cependant, l'emballage est stabilisé à 10%. Soulignant que même si l'Algérie est en économie de marché et assure la liberté des prix, l'article 5 de la loi de la concurrence permet à l'Etat de plafonner les prix de certains produits ou fixer la marge de bénéfice.
Mercredi 4 Juin 2008 -- Plus de 40 infractions à la réglementation en vigueur ont été constatées depuis le début de cette année. C’est ce qu’a révélé l’opération de contrôle effectuée dans 400 pharmacies de la wilaya de Boumerdès par la DSP. “Absence des pharmaciens sur leur lieu de travail et la désignation de personnes non qualifiées pour occuper leurs fonctions, irrégularités dans les permanences de nuit ou hebdomadaires et absence des règles en vigueur en matière d’hygiène et de stockage des médicaments, création de laboratoires d’analyses au sein des pharmacies” sont parmi ces infractions.