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Old 17th May 2008, 19:03
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Old 17th May 2008, 23:00
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Samedi 17 Mai 2008 -- Les officines Endimed seraient toutes privées de pharmaciens et ne fonctionneraient qu’avec de simples vendeurs de médicaments. Responsabilité et rôle du pharmacien dans le cadre de la protection et la promotion de la santé, est le thème autour duquel s’est articulée la 3e journée nationale pharmaceutique organisée par la section ordinale régionale des pharmaciens (SORP) de Constantine.

D’entrée de jeu, Kamel Baghloul, président du conseil de l’ordre, annoncera la couleur en affirmant dans son discours d’ouverture que le ton adopté à cette rencontre ne serait pas à la complaisance. Dans la foulée, le président de la Sorp d’Alger et vice-président du conseil national pharmaceutique, le Dr. Benbahmed dénoncera des vices de forme et dysfonctionnements pouvant porter atteinte au secteur. En ligne de mire, les officines Endimed, qui seraient toutes privées de pharmaciens et ne fonctionneraient qu’avec de simples vendeurs de médicaments. Elles seraient un millier sur le territoire national, ce qui pose, d’après ce dernier, un véritable problème de santé publique. A noter qu’elles sont au nombre de 20 à Mila, 19 à Oum El Bouaghi, 17 à Constantine et 6 à Jijel.

Dans un exposé intitulé « entre le pilon et le mortier », le Dr. Sabah Hitache, pharmacienne d’officine et membre de la Sorp, dressera à son tour et sans concession aucune un constat assez alarmant, mettant en exergue les coulisses de la profession et quelques-uns des aléas vécus au quotidien au niveau des officines.Un véritable réquisitoire durant lequel l’intervenante pointera du doigt « une formation déficiente issue d’un cursus figé dans sa forme et dans son fond depuis des décennies, l’insécurité grandissante caractérisant l’exercice d’une profession de plus en plus ciblée par des dealers ou des consommateurs en manque de psychotropes, les effets pervers induits par la convention signée avec la Cnas et notamment un cahier des charges qui pénalise les pharmaciens d’officine, la surcharge de travail administratif générée par le dispositif du tiers payant, les problèmes vécus dans les périodes de rupture ou de rétention des médicaments, un vignettage quelquefois non-conforme, et une rupture de la chaîne du froid dont se sont rendus coupables certains pharmaciens ». Au registre des relations avec les médecins, le Dr. Hitache estime, sur la base des réalités du terrain, que la situation est loin d’être au beau fixe et qu’il reste beaucoup à faire pour jeter une réelle passerelle entre les uns et les autres, nonobstant le fait que les ordonnances délivrées par le corps médical sont parfois illisibles, d’où le risque d’une interprétation erronée, avec toutes les conséquences pouvant en découler.

Membre de la Sorp de Constantine, le Dr. Baïra commentera pour sa part des données objectives portant sur la démographie pharmaceutique dans les wilayas sous tutelle, à savoir Constantine, Mila, Oum El Bouaghi et Jijel, créditées de 1 090 pharmaciens, dont l’écrasante majorité (838) sont des pharmaciens d’officine, 183 du secteur sanitaire, 119 pharmaciens-distributeurs ou gérants, 14 pharmaciens activant en milieu hospitalo-universitaire et 6 pharmaciens industriels. Dans ce récapitulatif, avec un taux de 56,44 % contre 43,56 %, la gent féminine est majoritaire à tous ces niveaux de pratique. Sur les 838 pharmacies d’officine répertoriées, 312 sont domiciliées dans les 12 communes de la wilaya de Constantine, 200 localisées dans les 32 communes de la wilaya de Mila, 168 au niveau des 23 communes de Jijel et 158 réparties dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, forte de 20 communes.
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Old 18th May 2008, 20:51
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Dimanche 18 Mai 2008 -- Plusieurs assurés sociaux ont été surpris par la suspension de leur carnet de tiers-payant à Constantine. Une suspension liée à la non-constitution du dossier carte Chifa, a-t-on appris auprès de certaines sources pharmaceutiques. Un certain malaise semble avoir gagné la corporation des pharmaciens. C'est du moins ce qui ressort de la troisième journée nationale consacrée à «la responsabilité et rôle du pharmacien dans le cadre de la protection et la promotion de la santé», organisée ce jeudi au niveau de la faculté de médecine de Constantine par la section ordinale des pharmaciens de la capitale de l'Est, et ce sous l'égide du Conseil national de déontologie pharmaceutique. La qualité et la problématique du médicament en Algérie du point de vue de la réglementation, l'ordre et la responsabilité pharmaceutique, le rôle du pharmacien dans la prévention des intoxications, la toxicomanie et l'industrie pharmaceutique ont constitué les principaux sujets de cette rencontre.

La question du tarif de référence (tarif de remboursement par la sécurité sociale) a été abordée, ainsi que celle relative au rôle joué par le comité de transparence composé de représentants des ministères de la Santé, de la Protection sociale et du Commerce. Ce comité, qui n'inclue pas certains acteurs comme le Conseil national de l'ordre des pharmaciens, l'Unor, le Snapo et le Sair (pharmaciens industriels), fixe unilatéralement les tarifs de référence. Mais la réalité du terrain au niveau des officines serait tout autre, si l'on en croit les participants. Le prix public, phase de transition qui n'est pas prise en charge et où les produits en stock ne portent pas l'étiquetage du tarif de référence, poserait problème.

L'autre question aura été la marge bénéficiaire du pharmacien. Il semblerait que beaucoup d'officines se soient retrouvées déficitaires, vu le prix élevé de beaucoup de médicaments, le pouvoir d'achat très faible des patients, une marge bénéficiaire trop réduite, ainsi que des charges sociales et fiscales et un marché du médicament dérégulés. Certains membres du Syndicat national des pharmaciens d'officine (Snapo) ont proposé un éventail de marges allant de 50 % pour les médicaments coûtant jusqu'à 300 DA, à 40 % pour une fourchette de prix de 300 à 600 DA et 30 % pour un prix du médicament supérieur à 600 DA. Cette proposition qui semble avoir fait l'unanimité situerait la marge bénéficiaire annuelle à 35 % au lieu de 25 % actuellement.

L'autre malaise soulevé est lié au médicament générique, dont le prix varie du simple au double pour la même molécule. Enfin, les problèmes que vivent actuellement les conseils de l'ordre régionaux - dont celui de Constantine - chargés de l'application et du contrôle des principes et règles que le pharmacien doit observer dans l'exercice de ses activités, ont été soulevés. Ainsi, des pharmaciens activent encore «illégalement» du fait de ne pas être inscrits à l'ordre des pharmaciens, les décisions prises par les inspections conjointes entre DSP (Direction de la santé) et Conseil de l'ordre n'étant pas prises en compte où exécutées par les officiels et les pouvoirs publics, est-il souligné.

Enfin, il a été signalé que des officines pharmaceutiques de l'Etat continuent de fonctionner sans pharmacien, contrairement à la réglementation. Bref, durant cette journée, les participants ont tenu à mettre en exergue le malaise qui règne au sein de la corporation, du fait, est-il noté, de certaines contradictions et incohérences en matière de gestion. Les pharmaciens sont néanmoins déterminés à redorer le blason de leur profession et surtout à se débarrasser d'une certaine étiquette que, disent-t-ils, «certains veulent leur coller», et ce en réinvestissant cet «espace de santé» où ils prodiguent de précieux «conseils» et constituent le lien indispensable entre le médecin et le malade. Le respect de la déontologie et la mise en conformité avec l'éthique ont été les principales recommandations retenues pour réorganiser le secteur du médicament et la profession de pharmacien.
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Old 19th May 2008, 02:57
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Lundi 19 Mai 2008 -- Un réseau de chercheurs en pharmacie, travaillant dans plusieurs universités, grandes écoles et instituts, a été mis en place récemment, a indiqué hier à Alger la ministre déléguée chargée de la Recherche scientifique, Mme Souad Bendjaballah. Ce réseau comprend des chercheurs exerçant dans 14 universités et 4 grandes écoles, notamment l’Institut national d’agronomie et l’École nationale polytechnique, a-t-elle précisé dans un entretien à l’APS.

Le réseau permet aux chercheurs d’initier dans les laboratoires leurs propres projets, mais aussi de se regrouper dans des programmes qui sont prioritaires pour l’Algérie, a-t-elle expliqué. Mme Bendjaballah a rappelé, dans ce contexte, que des opérateurs et des chercheurs activant dans le domaine pharmaceutique ont participé à la journée d’étude sur “la formation et la recherche-développement dans l’industrie pharmaceutique”, tenue lundi dernier à Constantine.
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Old 19th May 2008, 18:08
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Lundi 19 mai 2008 -- En manque de médicament «Temgesic» 0,3 mg injectable depuis le mois de décembre dernier, les malades atteints de cancer lancent un cri de détresse aux pouvoirs publics et les interpellent pour intervenir dans cette crise qui touche le marché depuis plusieurs mois déjà.

Ces patients souffrent de douleurs terribles en l’absence de ce produit et leur état de santé est très critique du fait qu’aucun autre produit de substitution n’est disponible au niveau des pharmacies, alors que le Temgesic représente leur seul remède contre la douleur insupportable de ces patients. Pour leur venir en aide, l’association El-Fedjr d’aide aux personnes atteintes de cancer dans la wilaya de Saïda a adressé, samedi, une lettre au président de la République, au Chef du gouvernement, au ministre de la Santé, au wali et au directeur de la santé de cette wilaya, les sollicitant d’intervenir pour régler ce problème en toute urgence. Dans cette correspondance, l’association explique que la rupture de stock de ce médicament pénalise énormément les malades qui n’arrivent pas à apaiser leur douleur par un autre produit de substitution. Selon cette même organisation, l’argument avancé par les fournisseurs concernant cette pénurie est le retard accusé dans la signature des autorisations d’importation par le ministère de la Santé. Un retard qui a eu son impact sur les malades et notamment les malades chroniques.

Pour leur part, les pharmaciens affichent leur mécontentement devant cette situation qui persiste depuis plusieurs mois, malgré les assurances du ministère sur la disponibilité de tous les produits. Certains gérants d’officine ont confirmé, hier, que le problème demeure entier sans aucune amélioration, même après la visite des inspecteurs dépêchés par la tutelle. « Nous avons eu la visite des contrôleurs. Des mises en demeure ont été adressées à certains pharmaciens et l’opération s’est arrêtée à ce stade; nous sommes encore en train de gérer cette crise préméditée par les barons du médicament », a souligné un pharmacien.

Concernant la rupture de stock de Temgesic, les pharmaciens sont unanimes sur le manque de ce produit sur le marché et aussi de tous les médicaments fournis par ce même laboratoire Schering Clouch. « Dix médicaments produits par ce laboratoire sont en rupture depuis le mois de novembre et Temgesic fait partie de cette liste. Ce qui est plus dramatique pour les cancéreux est l’indisponibilité d’autres produits de substitution aussi puissants pour calmer leurs douleurs. A cause de la procédure de prescription très complexe pour d’autres produits équivalents et qui nécessite une ordonnance spéciale et un carnet à souche, ces produits sont introuvables sur le marché». Rappelons que la corporation des pharmaciens a déjà dénoncé les pénuries à répétition de plus de 50 produits et la politique de monopole qui caractérise le marché. Ces professionnels ont aussi exprimé leur colère contre la vente concomitante pratiquée par certains importateurs et le diktat des détenteurs de l’exclusivité du marché.
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Old 19th May 2008, 21:38
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Lundi 19 Mai 2008 -- "Les médicaments qui circulent sur le marché sont conformes à la réglementation algérienne et sont régulièrement contrôlés", a noté le professeur Mansouri Mohamed Benslimane directeur général du laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques (LNCPP). A l'occasion d'une journée d'étude et d'information, organisée, hier, par le département pharmaceutique de l'université d'Alger, M. Mansouri Mohamed Benslimane a annoncé que "le LNCPP contrôle chaque année 20 000 médicaments". Il a précisé, à ce propos, que toutes les analyses de conformité réalisées par le LNCPP sur les médicaments importés n'ont décelé aucun produit contrefait. Néanmoins, les produits pharmaceutiques contrefaits arrivent à pénétrer le marché national. Au cours du mois de mai de l'année dernière, une vive polémique avait, pour rappel, éclaté à la suite de la découverte sur le marché de quantité d'insuline dont l'origine était inconnue. Une enquête a été même ouverte par la brigade économique et financière (BEFC). Il s'avèrera que cette mystérieuse insuline fut commercialisée par deux officines dépendant du réseau Endimed. Conclusion de l'enquête : l'insuline en question labellisée de manière frauduleuse Novo Nordisk, n'a pas été importée en Algérie par ce laboratoire ni par sa filiale algérienne Aldaph-Algérie.

Ce cas de figure a été exposé aux étudiants du département de pharmacie de l'université d'Alger, qui étaient nombreux à assister à cette journée scientifique. Des ateliers sur les techniques de fabrication et de contrôle du médicament ont été organisés. Interrogé sur la formation octroyée aux étudiants, M. Moussa Arada, doyen de la faculté de médecine d'Alger, estime que la faculté de médecine a une mission de formation. "Notre faculté doit former des médecins, des chirurgiens dentistes et des pharmaciens pour notre pays, afin de soigner nos populations". "Cette formation nous la voulons de qualité, on ne tolère pas la médiocrité dans les sciences de la santé". "C'est le but de ces journées d'études qui permettent des mises à niveau pour nos pharmaciens et nos étudiants conformément aux standards internationaux", ajoute-t-il. Pour rappel, le département de pharmacie de l'université d'Alger compte 2 000 étudiants en pharmacie, encadrés par 39 enseignants. Interrogé sur les moyens de la faculté, M. Arada estime que le nombre d'enseignants est suffisant pour garantir une formation de qualité. La preuve, selon lui, est que le diplôme en pharmacie, octroyé par l'université d'Alger est reconnu au niveau international.
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Old 19th May 2008, 23:05
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Lundi 19 Mai 2008 -- «Il est inconcevable que notre pays puisse aspirer à se lancer dans l’industrie pharmaceutique s’il ne forme pas des spécialistes dans le domaine», a déclaré, hier, Moussa Aghada, président du conseil des doyens de la Faculté de médecine d’Alger, en marge de la journée scientifique organisée par le département de pharmacie de l’Université d’Alger à l’hôtel El-Aurassi. D’emblée, M. Aghada a affirmé que les 11 départements de pharmacie, existant à travers le territoire national ne fournissent actuellement que des diplômés pour travailler dans les officines et les laboratoires d’analyses médicales. Les secteurs de la pharmacie clinique, hospitalière et industrielle demeurent ignorés par l’Etat. «Nous n’avons pas de diplômés spécialisés dans la fabrication des médicaments et la surveillance de leur composition», a-t-il ajouté avec regrets. M. Baghdadi expliquera que l’«Algérie doit sérieusement se lancer dans la fabrication du médicament générique pour le rendre disponible et réduire la facture d’importation». Il est à noter que l’Algérie importe le médicament pour 1,4 milliard de dollars de médicaments par an.

L’actualisation des programmes d’enseignement et la révision des méthodes d’évaluation s’avèrent aussi plus que nécessaires, s’accordent à dire les organisateurs de cette rencontre scientifique. Pour eux, il est impératif que la pharmacie devienne une science de la santé. «Le pharmacien n’est pas un vendeur de médicaments. Il est aussi responsable que le médecin de la bonne prise en charge des malades», rappellera à l’assistance M. Aghada. Le problème de l’encadrement a été aussi soulevé par l’orateur qui estime qu’«une mise à niveau s’impose de nos jours. Nous ne devrions pas laisser les pharmaciens, les médecins et les chirurgiens-dentistes seuls, sans envisager une formation médicale continue. Il faut institutionnaliser la formation médicale continue comme cela est le cas dans de nombreux pays dans le monde. Le souci de la qualité nous impose d’accélérer et de multiplier ce genre de rencontres et de coordonner nos actions sur le terrain. Les activités scientifiques devraient être promues sur le plan qualitatif».

Mme Baghdadi Ghassani, chef du département de pharmacie d’Alger, n’a pas manqué de soulever le problème du manque de moyens pédagogiques et l’inadaptation des infrastructures existantes pour une meilleure prise en charge des étudiants dont le nombre ne cesse d’augmenter d’année en année. La faculté de pharmacie compte actuellement près de 2 000 étudiants en graduation et environ 276 autres en post-graduants. 16 spécialités y sont actuellement dispensées. Le nombre de nouveaux diplômés est d’environ 300 pharmaciens. Concernant l’encadrement au niveau du département de pharmacie à Alger, Mme Baghdadi parle d’un enseignant pour dix étudiants. Mais cela n’est pas le cas dans les 10 autres départements de pharmacie existants à travers le pays qui nécessitent plus d’attention de la part des responsables de l’enseignement supérieur, ajoutera-t-elle en substance. M. Aghada a appelé les médecins, les chirurgiens-dentistes et les pharmaciens à unir leurs efforts pour une meilleure protection des malades.
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