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  #218 (permalink)  
Old 13th May 2008, 00:37
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Mardi 13 Mai 2008 -- Alors que 50 unités sont menacées d’être fermées et 12 mille employés licenciés, l’Algérie produira environ 65% de ses besoins en produits pharmaceutiques d’ici 2012. M. Souad Bendjaballah, ministre déléguée chargée de la recherche scientifique, a révélé de Constantine que l’Etat a consacré 100 milliards de dinars pour le développement de la recherche scientifique dans les cinq prochaines années.

Lors de l’ouverture des travaux du colloque national sur la formation et la recherche dans le domaine du développement de l’industrie pharmaceutique à Constantine, elle a affirmé que tout ce qui a été réalisé dans le domaine de la recherche scientifique au cours des dix dernières années, est acceptable mais n’est pas suffisant. Elle a indiqué que l’Algérie compte 650 laboratoires et centres de recherche en plus de 16 mille chercheurs.

Il ne reste actuellement qu’à valoriser les résultats de la recherche et les mettre à la disposition du secteur économique. Il est également nécessaire d’unifier les efforts de la recherche scientifique avec ceux des entreprises économiques, pour relever le défi de l’industrie pharmaceutique et réduire la facture de l’importation et la réalisation d’une production nationale qui répondrait à 65%, des besoins du marché d’ici 2012.

Le représentant du ministère de l’Industrie et de la promotion des investissements a indiqué que l’Algérie débourse chaque année, un milliard de dollars dans l’importation des médicaments. Il a appelé les opérateurs économiques du domaine pharmaceutique à réduire cette facture.

Pour sa part, le président de l’Union nationale des opérateurs en pharmacie, comprenant 31 compagnies et couvrant 70% du marché national a expliqué que dans une ère caractérisée par une très forte concurrence internationale, 12 mille emplois et 50 unités de recherche en Algérie sont menacées de disparition.
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Old 13th May 2008, 02:11
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Mardi 13 Mai 2008 -- Le réseau académique sur la recherche et le développement dans l’industrie pharmaceutique a été installé officiellement, dimanche en fin d’après-midi à Constantine, par la ministre chargée de la recherche scientifique, en l’occurrence Mme Benjaballah, au cours de l’ouverture de la journée d’étude placée sur le thème «la formation, la recherche et le développement dans l’industrie pharmaceutique». Au cours de son intervention inaugurale, la ministre a relevé un dysfonctionnement flagrant, constituant le maillon faible entre «la recherche qui se fait à l’université et les entreprises économiques».

C’est pourquoi elle recommande la jonction de ces deux pôles pour permettre à l’industrie pharmaceutique d’être plus compétitive à l’avenir. Cet avenir cependant devra prendre naissance par l’implantation de «passerelles entre les chercheurs et les opérateurs, et c’est le but de cette rencontre». Sur un autre plan, la ministre insistera sur le fait que «la recherche scientifique et le développement technologique sont le principal intrant pour assurer une croissance économique durable. Basé sur la production et le savoir dans une économie plus ouverte, mondialisée, le défi aujourd’hui des entreprises est de s’intégrer au mieux à cette économie».

Cette rencontre, qui a regroupé, au centre Malek Haddad, 16 universités, 2 CHU et les écoles vétérinaire, polytechnique, d’agronomie, aux côtés de trois centres de l’Institut Pasteur, se veut «un espace de concertation et d’échange d’expériences autour du thème retenu». La responsable de la recherche réitérera, d’une part, tout l’intérêt que porte le gouvernement à la relance de l’industrie pharmaceutique et, d’autre part, «au développement de la recherche, notamment pour accompagner les politiques de développement».

Pour étayer sa thèse, Benjaballah rappelle la loi 98/11 portant programmation et orientation de la recherche scientifique dans le développement technologique en Algérie qui a été paraphée dernièrement. «Le statut général de la fonction publique prévoit dans son article 44 le principe de mobilité pour les fonctionnaires et notamment pour les chercheurs et les enseignants universitaires», devait-elle indiquer, avant de mettre l’accent sur l’une des recommandations issues des assises tenues sur l’industrie pharmaceutique, laquelle recommandation évoque à juste titre la «mobilité du potentiel scientifique permettant d’aller de l’entreprise vers les universités et les centres de recherche. C’est l’un des acquis de ce dernier quinquennat».

La responsable ne manquera pas l’occasion pour affirmer que «le président de la République vient de dégager, pour les 5 années à venir, 100 milliards de dinars dédiés à la recherche scientifique et au développement technologique». En prenant la parole, M. Tazairte, représentant du ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, s’attellera à cadrer l’événement dans un contexte sensible relatif aux dépenses de l’Etat en matière de médicaments. «Nous sommes partie prenante de cette journée d’étude et nous souhaitons que cette industrie se développe encore plus. Personne ne peut oublier que c’est une production à caractère stratégique.» Et de tirer la sonnette d’alarme : «Les dépenses effectuées annuellement par l’Algérie dépassent le milliard de dollars.

Le but donc est de favoriser la production locale pour diminuer la facture.» Les débats de la matinée d’hier ont porté sur l’absence de stratégie dans le développement et la prise en charge de l’industrie pharmaceutique. A ce sujet, un intervenant conteste les statistiques selon lesquelles l’Algérie couvrira 60% des besoins par la production nationale d’ici 2012. Il interpelle l’implication directe du ministère de la Santé et la mise sur pied d’une stratégie bien fondée pour voir cet aveu se concrétiser. A ce propos, il a cité les cas de la Tunisie et du Maroc qui ont franchi un pas important en la matière alors que ces deux pays ne couvraient que 25% de leur territoire.

Aussi, il est attendu à travers le reste du programme établi par les participants affiliés au ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements, l’Agence nationale pour le développement de la recherche en santé (ANDRS), les laboratoires de recherche et les chercheurs universitaires, les opérateurs en économie et l’Agence nationale pour le développement de la recherche universitaire (ANDRU), de débattre d’autres thèmes touchant les projets nationaux de recherche sur le développement du secteur de la pharmacie, les projets de recherche sur le développement du secteur de la pharmacie, thème développé par Mme Belkchabane (ANDRU), situation de la recherche, du développement et de l’innovation au sein du groupe Saidal, présentation des potentialités de la wilaya de Constantine.

Par ailleurs, la clôture sera marquée par une lecture des ecommandations en plénière et la mise en place du réseau thématique de recherche. A souligner que Mme Benjaballah a estimé que le bilan du département, s’étalant de 1998 à 2008, est jugé positif mais insuffisant. «Il faut approfondir dans le domaine de la recherche scientifique pour qu’il ait un rendement sur l’économie pharmaceutique ou autre.» L’on a procédé, dira-t-elle, à la réalisation de plus de 650 laboratoires et 15 000 chercheurs sont inscrits dans différentes universités du pays.
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Old 13th May 2008, 13:29
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Mardi 13 mai 2008 -- Le Palais de la culture Malek Haddad de Constantine a abrité, lundi, une journée d'études sur la formation, la recherche et le développement dans l'industrie pharmaceutique, organisée par l'université Mentouri et patronnée conjointement par la ministre déléguée chargée de la Recherche scientifique, Mme Souad Bendjaballah, et le ministre de l'Industrie et de la Promotion des investissements.

Cette rencontre, dont l'ouverture officielle a eu lieu dimanche en fin d'après-midi par la ministre déléguée accompagnée des autorités locales, a réuni quatorze universités du pays, quatre grandes écoles, les quatre grands laboratoires de l'institut Pasteur, plusieurs agences spécialisées, les opérateurs en pharmacie ainsi que d'éminentes personnalités scientifiques, bref, toute la crème de l'industrie pharmaceutique.

Selon Mme Bendjaballah, que nous avons abordée à la fin de la séance de la matinée du lundi, pour lui demander de nous situer les objectifs de cette journée d'études, « il s'agit d'identifier le potentiel scientifique et les programmes de formation et de recherche, les besoins de l'entreprise et faire la confrontation entre eux pour arriver à un programme commun et des propositions communes parce que la filière pharmacie est inscrite dans le programme de la relance industrielle, d'où l'implication du ministère de l'Industrie et parce que l'université algérienne doit accompagner la politique industrielle, notamment dans cette filière ».

En effet, dans la nouvelle stratégie industrielle mise en place par le ministère de l'Industrie et la Promotion des investissements, l'industrie pharmaceutique a été retenue parmi les filières prioritaires à promouvoir. Aussi, la ministre déléguée chargée de la Recherche scientifique a profité de l'opportunité d'organisation de cette journée d'études pour procéder à la mise en place, dans l'après-midi du dimanche, du réseau thématique de recherche en pharmacie destiné à créer des passerelles entre les chercheurs et les opérateurs et développer ainsi un partenariat universités-entreprises dans le but d'initier l'élaboration du programme national de recherche-développement en pharmacie.

D'après les organisateurs de la journée d'études, le réseau de recherche, qui vient d'être créé, n'est pas institutionnel, c'est une forme souple d'organisation et de fonctionnement qui vise à fédérer les compétences, à mutualiser les moyens pour une meilleure valorisation des savoirs. Il regroupe plusieurs entités d'exécution de la recherche, de la formation ou de la production articulées autour d'un point focal. Cette forme d'organisation vient, en fait, pour concrétiser sur le terrain les orientations du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, relatives à la recherche, en ce sens que « les choix des programmes de recherche et les priorités doivent répondre aux besoins urgents de l'économie ».
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Old 14th May 2008, 13:07
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Mercredi 14 mai 2008 -- La faculté de médecine de l'université Mentouri abritera, demain jeudi, les troisièmes journées pharmaceutiques nationales, organisées par la section ordinale régionale des pharmaciens de la région de Constantine. Devant regrouper un nombre important de spécialistes en biologie, de docteurs en pharmacie et en médecine, cette rencontre aura pour thème «Responsabilité et rôle du pharmacien dans la protection et la promotion de la santé».

Selon le programme élaboré, c'est environ une douzaine d'interventions et allocutions qui seront proposées aux auditeurs. Entre autres, il sera traité de la démographie pharmaceutique dans la région de Constantine, l'ordre et responsabilité pharmaceutique, toxicomanie et centres de désintoxications. Les médecins auront à évoquer les nouvelles émergences en biologie, la prévention des intoxications, rôle du pharmacien microbiologiste dans les diagnostics, etc.

A noter, qu'outre la présence du Dr Benbahmed, président du Conseil national de l'ordre des pharmaciens, plusieurs personnalités médicales de Constantine et sa région, des spécialistes d'Alger, Annaba ont été conviés à y participer.
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Old 16th May 2008, 11:23
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Amina Azoune :

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Old 17th May 2008, 02:30
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Samedi 17 Mai 2008 -- Lors de sa visite à Constantine, le ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière a annoncé le désengagement imminent de l’Etat par rapport à la gestion du médicament. La création, dans le futur proche, d’une autorité de régulation pour contrôler le marché du médicament allait dans le sens, affirme le ministre, de mettre en place les mécanismes nécessaires pour réduire la facture des produits pharmaceutiques qui pèse lourd sur le budget du secteur.

En effet, cette autorité, qui portera le sigle «ANPP» (Agence nationale des produits pharmaceutiques), assurera l’accessibilité et la disponibilité des différents médicaments d’autant qu’elle s’occupera de la délivrance des autorisations de fabrication des produits pharmaceutiques et aussi les contrôles de la qualité pour imposer le respect des normes requises en la matière. La mouture d’un projet de loi portant sur les prérogatives de cette autorité, ajoute le ministre, est en cours d’élaboration au niveau de l’administration centrale et sera prochainement mis en examen en Conseil des ministres.

Notons que le recours à une telle mesure est motivé, selon l’expression utilisée par la directrice de la planification auprès du ministère de la Santé dans son exposé, par le fiasco constaté dans le domaine de la fabrication des médicaments. «La subordination de l’importation à la fabrication en vertu de la réglementation datant de 1997 n’a pas eu l’effet escompté s’agissant du lancement de la production nationale. La plupart des intervenants ont changé d’activité une fois passées les deux premières années de garanties, c’est-à-dire la durée octroyée aux importateurs pour importer avant de lancer leurs unités de production. Les autres ont investi des sommes marginales dans la production dans le seul but de contourner la loi et de garder leurs activités d’importation», dira-t-elle.

Il convient de noter que la part de la production nationale dans ce marché est de l’ordre de 36,8%, soit 1 360 médicaments parmi la nomenclature arrêtée par le ministère et qui contient près de 3 700 médicaments. L’opérateur public Saidal détient 8% des parts de ce marché. Ainsi, la consommation du médicament générique reste en deçà des espérances avec 41,79% en 2007. Un chiffre que les pouvoirs publics veilleront à hisser à hauteur de 50% en 2010, 70% en 2015 et 85% à l’horizon de 2025.
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Old 17th May 2008, 15:15
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Samedi 17 mai 2008 -- Le conseil national de l'ordre des pharmaciens, section régionale de Constantine, regroupant quatre wilayas de l'Est (Constantine, Jijel, Mila et Oum El-Bouaghi), a organisé jeudi dernier, à l'auditorium Belkacem Bensmaïl de la faculté de médecine, ses troisièmes journées pharmaceutiques sous le thème: «Responsabilité et rôle du pharmacien dans la protection de la santé».

Le docteur Baghoul, premier intervenant, a relaté la situation de l'organisation de la région car, dit-il, «sa transformation n'est pas le fruit d'un hasard mais d'une réflexion bien mûrie, pour faire sortir la section de son état de passivité, de compromission». Pour le même intervenant, «le pharmacien reste un polyvalent, un homme de sciences de par sa formation scientifique», conclut-il.

Le docteur Baira, de la section de Constantine, a lui présenté un dossier sur «la démographie pharmaceutique de la région de Constantine». Ainsi, au 1er janvier 2008, précisait-il, il y a 1.090 pharmacies gérées par 604 femmes et 486 hommes.

Le volet concernant «Ordre et responsabilité pharmaceutique» a été abordé par le docteur L. Benbahmed, président de la section d'Alger et vice-président du CN. «La pharmacie se devrait d'être plus proche du citoyen en général et du malade en particulier, dit-il. Il dénonce aussi «un certain trafic de psychotropes, de vente sans ordonnance, ce qui peut entraîner des accidents graves. Il faut, insistait le docteur, une formation plus performante du pharmacien». M. Benahmed précise «que certaines officines deviennent des lieux de vente uniquement». L'orateur affirme «qu'il y a des pharmacies sans vrais pharmaciens et le contraire est certain». «Peut-on imaginer un docteur sans cabinet et vice-versa ?». Et de poursuivre: «De nos jours, certains pharmaciens ne s'intéressent qu'à la rentrée pécuniaire, sans plus». Il précise que «dorénavant, tout doit passer par la DSP et les inspecteurs pharmaciens et non des praticiens pharmaciens».

Mme le docteur Hitache, chargée du dossier de «L'officine au quotidien», a expliqué à l'assemblée que l'officine se trouve entre le marteau et l'enclume. «De nos jours, les pharmacies se clochardisent. La formation ne se fait plus par manque de professeurs».

Le docteur Hitache parle également de «ruptures de stocks, d'un vignettage non conforme, de non-respect de la chaîne de froid dans la conservation des médicaments, de l'accumulation des médicaments périmés, de la casse», a-t-elle affirmé.

Le docteur B. Alamir, chef du Centre national de toxicologie d'Alger, chargée du dossier «Toxicomanies et centres de désintoxication», a affirmé que notre pays plonge dans la dépendance de ces produits. Et de souligner qu'il a été créé en 1992 un Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT). En 2002, cet office était sous l'autorité directe du Chef du gouvernement. Actuellement, il est sous le contrôle du ministère de la Justice. Et d'ajouter que 185 centres pour toxicomanes à travers le territoire national ont été réalisés. Cela permettra aux dépendants de ces substances de s'adresser directement aux spécialistes.

L'après-midi a été consacré à la réglementation au rôle du pharmacien hospitalier, la microbiologie dans le diagnostic ainsi que la prévention des infections bactériennes et virales.
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