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  #204 (permalink)  
Old 26th April 2008, 21:44
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Samedi 26 avril 2008 -- Les pharmaciens de la région centre, réunis sous la bannière du SNAPO, se sont aussi donnés rendez-vous mercredi, à Blida, où ils ont parlé de leurs problèmes, concernant surtout la carte Chifa et les psychotropes. Pour la carte Chifa, les pharmaciens estiment que c'est un surplus de travail et de responsabilité qu'elle leur apportera, surtout lors de sa généralisation à l'horizon 2013. Pour rappel, cette carte magnétique est en train d'être utilisée par la CNAS pour toutes les opérations de remboursement ou de tiers payant actuellement pour les malades chroniques et les retraités. En effet, l'assuré détenteur de cette carte se présente chez le médecin, puis chez le pharmacien avec sa carte qu'il présentera à l'un comme à l'autre. Le pharmacien remettra les médicaments, le malade paiera (ou non) ces derniers et laissera l'ordonnance au pharmacien qui se chargera de transmettre une facture numérique à la CNAS qui remboursera le malade ou paiera le pharmacien dans le cas de tiers payant. «C'est le travail des agents de la CNAS que nous serons obligés de faire à leur place et cela sera une charge supplémentaire pour nous. Il faut trouver une autre solution», devait nous affirmer M. Rabah Bentorki, le responsable du SNAPO pour la région centre.

L'autre point débattu est celui du trafic d'ordonnances pour l'obtention de psychotropes par des personnes qui s'empresseront de les revendre à prix d'or aux jeunes, les empoisonnant et les rendant dépendant de ces drogues, avec toutes les conséquences connues ou non. Les responsables du syndicat ont conseillé leurs pairs afin qu'ils soient très vigilants concernant les ordonnances prescrivant des psychotropes, en contrôlant le nom du médecin et son cachet, en portant sur un registre spécial le nom du client, son adresse et tout moyen de l'identifier. Ces recommandations ont été rendues nécessaires après que tous aient constaté le nombre sidérant de comprimés psychotropes en circulation parmi les jeunes qui ne connaissent pas toujours le danger de ces substances. Tout en rappelant que la responsabilité du pharmacien demeure engagée, l'orateur rappela que deux de leurs confères sont emprisonnés pour n'avoir pas pris les précautions nécessaires dans la commercialisation des psychotropes.

Enfin, nous apprenons qu'une journée de sensibilisation sur les dangers des psychotropes et des drogues en général sera organisée le 5 juin prochain, en collaboration avec l'ordre des médecins ainsi que les services de sécurité, et tous ceux qui sont concernés par le sujet.
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  #205 (permalink)  
Old 27th April 2008, 14:14
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  #206 (permalink)  
Old 29th April 2008, 01:10
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Mardi 29 Avril 2008 -- Suite à la rupture de médicaments enregistrée dernièrement, 120 inspecteurs de la direction de la santé (DDS) effectuent depuis une semaine des visites d’inspection chez les importateurs de médicaments. Ils ont été chargés de cette mission par Amar Tou pour évaluer l’ampleur de cette rupture qualifiée par plusieurs sources d’importante. Le ministère de la Santé a, rappelle-t-on, longtemps démenti les informations ayant évoqué l’existence d’une rupture de médicaments. C’est ainsi qu’une liste d’une quinzaine de médicaments est soumise à vérification. Il s’agira pour ces inspecteurs dépêchés sur le terrain de voir si ces médicaments sont disponibles ou pas. Leur rapport de mission doit être rendu au ministre de la Santé avant la fin de cette semaine, avons-nous appris.

L’on indique ainsi que ces importateurs ont été soumis à un questionnaire détaillé. Après la vérification d’usage, à savoir l’agrément de l’entreprise, la présence du pharmacien, une visite pour s’enquérir de l’état des lieux est effectuée dans les locaux et des questions portant sur la disponibilité et la rupture de certains produits sont posées par les inspecteurs. Les produits évoqués par les inspecteurs sont pour la majorité ceux que l’on ne trouve pas sur le marché depuis le mois d’avril. Il s’agit principalement de médicaments essentiels utilisés en cardiologie, pour l’hypertension et autres maladies chroniques. Parmi ces produits cités par les inspecteurs, l’on retrouve Rivotril, Profenid, Tamgesic, Levothyrox, Depakine, Detensiel, Utrogestan, Celestene.

Les inspecteurs veulent également savoir si des produits sont encore en quarantaine ? C’est-à-dire stockés au niveau du Laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques (LNCPP) et connaître l’état des stocks au niveau des dépôts. Lequel est pourtant déposé chaque mois au niveau de la direction de la pharmacie au ministère de la Santé. Les importateurs étaient également tenus de signaler s’ils ont des produits dont les dates de péremption sont proches et si tous leurs programmes prévisionnels ont été signés. Les importateurs doivent également déterminer les raisons de l’indisponibilité de certains autres produits. Laquelle est, selon eux, intervenue suite au retard pris par la direction de la pharmacie dans la signature des programmes prévisionnels dont certains ne sont pas encore validés à ce jour. « La majorité des programmes ont été signés au mois de mars », précise-t-on.

La mission commandée par le ministère de la Santé aurait en tout cas permis aux inspecteurs de constater que le manque de produits n’était pas « une invention de la presse nationale ». Elle vient confirmer encore une fois une situation de tension que vivent quotidiennement les malades et les pharmaciens qui tentent tant bien que mal de satisfaire leurs clients.
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  #207 (permalink)  
Old 30th April 2008, 20:50
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Mercredi 30 Avril 2008 -- Devant le phénomène de l’automédication, qui semble prendre une certaine ampleur, certains pharmaciens questionnés confirment que les clients sont de plus en plus nombreux à se présenter aux officines pour demander des médicaments sans présenter d’ordonnance. Nos interlocuteurs précisent qu’ils sont généralement servis sans problème lorsqu’il s’agit d’un remède d’usage courant, ne présentant aucun danger pour l’utilisateur. Tels que des gels, des pommades, du sirop antitussif et autres comprimés pour soulager un simple mal de tête. Quoiqu’il en soit, un pharmacien précise : « nous conseillons toujours à nos clients de consulter un médecin, mais nous refusons catégoriquement de servir des produits qui ne peuvent être livrés que sur prescription médicale. D’abord, parce la loi nous l’interdit- nous n’avons aucun droit de nous substituer au praticien- mais aussi pour les risques qu’ils pourraient présenter pour le patient en raison des éventuels effets secondaires que seul un médecin peut prévenir après auscultation du patient… »

Mais, hormis les produits classés à un certain tableau et qui ne peuvent être délivrés sans avis médical, tous les autres sont distribués comme de simples produits cosmétiques aux nombreux citoyens qui estiment pouvoir se passer des conseils d’un médecin. Beaucoup se présentent à l’officine avec un emballage vide à la main en guise de modèle. C’est souvent une boite de cachets, de sirop ou autre pommade analgésique qui ne pose pas de problème au pharmacien pour sa vente. Les raisons de cette pratique devenue relativement courante sont multiples, selon nos sources. Certains ressentent un mal urgent et cherchent à le calmer tout de suite, d’autres pour économiser les frais d’une visite médicale, qu’ils jugent souvent trop élevée…

Notre interlocuteur nous confie qu’il arrive que tous les clients ne soient pas servis automatiquement. « Il arrive que lorsqu’il s’agit d’une ordonnance prescrivant un médicament à base de drogue quelconque, de regarder à deux fois avant de fournir le client. Il m’est arrivé, personnellement, de refuser en invoquant une rupture de stock, lorsque j’ai un doute. Je préfère subir un manque à gagner, mais avoir la conscience tranquille. » Un client rencontré sur place, venu acheter sans ordonnance, a déclaré qu’il ne consultait que rarement le médecin et que cela avait toujours « marché ». « Je ne vais pas aller chez le médecin pour acheter un cataplasme, d’autant que le remboursement de la visite médical par la CNAS est de cinq ou six fois inférieur aux honoraires payés au médecin... »
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  #208 (permalink)  
Old 3rd May 2008, 19:43
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Samedi 3 Mai 2008 -- Des spécialistes en infectiologie de France et d’Algérie ont tenu un point de presse au niveau du service d’infectiologie du CHU de Sétif, en marge des 2es Journées d’infectiologie sous le thème “Les antibiotiques, mieux prescrire pour les préserver”. Les conférenciers ont tiré la sonnette d’alarme quant à l’utilisation abusive des antibiotiques. En effet, lors de son intervention, le professeur Abdelmadjid Lechheb, médecin-chef de service au CHU de Sétif, a rappelé le rôle des médias dans la sensibilisation des usagers des antibiotiques. En effet, selon ce dernier, cette classe de médicaments, largement utilisée, est de plus en plus menacée par la résistance bactérienne. Les antibiotiques sont de plus en plus rares au point où cette situation inquiète les professionnels de la santé publique et constitue une préoccupation mondiale. D’ailleurs, l’OMS a, dans une récente résolution, prié les États membres d’élaborer des mesures pour encourager une utilisation appropriée et économiquement rationnelle de ces médicaments. Selon le professeur Nouasria du CHU de Sétif, la première étape consiste à sensibiliser les médecins et professionnels de la santé pour éviter les prescriptions inutiles tout en s’adressant au grand public afin de réduire la surconsommation de cette classe de médicaments qui a coûté l’an dernier plus de 32 milliards dont 4 milliards pour le seul CHU de Sétif.

Par ailleurs les professeurs A. Dublanchet et C. Carbon de Paris mettront à profit l’expérience française dans le domaine de “la lutte” contre l’utilisation abusive des antibiotiques en France et les résultats auxquels ils sont parvenus. “Avant d’appliquer des mesures de sensibilisation à l’égard des usagers et une formation pour les médecins, et au moment où les réserves actives sont en train de s’épuiser, nous avons constaté que la moitié des prescriptions d’antibiotiques sont inutiles. Après l’application de cette campagne, la consommation a diminué d’une manière très significative”, a affirmé le professeur Dublanchet. “L’utilisation des antibiotiques a été banalisée au point où tout le monde les prescrit alors que plus on en consomme plus on favorise la résistance et on risque de ne pas en trouver dans les stocks. Médecins et patients ne doivent recourir à ce genre de médicaments que dans les cas qui le nécessitent et après un diagnostic très précis et exhaustif, cependant il faut mettre les moyens à la disposition des praticiens de la santé afin d’y parvenir”, a renchérit le professeur Claude Carbon. Chaque pays doit avoir sa propre stratégie dans ce domaine et le but des scientifiques et spécialistes est de sensibiliser les politiques à ce “drame” qui menace toute la population de la planète. De son côté, le professeur Lechheb précise que les conséquences de ces résistances sont nécessairement une surmortalité et un surcoût dans les dépenses de l’État. Il est attendu que les séminaristes, venus des quatre coins du pays, dégagent à la fin des journées des propositions de recommandations qui serviront ultérieurement à une meilleure maîtrise de ce phénomène.
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  #209 (permalink)  
Old 4th May 2008, 02:58
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Dimanche 4 Mai 2008 -- Importé d’Europe et d’Asie, le gel utilisé en échographie sera désormais fabriqué en Algérie par les laboratoires ITI. Homologué par les administrations concernées, ce produit s’est avéré efficace et ses premiers utilisateurs (des centres de radiologie privés) le trouvent même meilleur que certains gels importés. En plus de son efficacité, ce même produit se distingue par son prix concurrentiel. Il est, en effet, beaucoup moins cher que les gels importés à coup de devises fortes. Les responsables du laboratoire ITI espèrent juste convaincre les gestionnaires des hôpitaux algériens quant à l’efficacité de leur nouveau produit.
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  #210 (permalink)  
Old 4th May 2008, 04:37
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Dimanche 4 Mai 2008 -- Plusieurs lots d'un médicament utilisé dans la prévention des thromboses (caillot dans une veine ou une artère), le Lovenox, une héparine de bas poids moléculaire fabriquée par le laboratoire français Sanofi-Aventis, ont récemment été bloqués par les autorités sanitaires algériennes, à la suite d'une alerte internationale, a-t-on appris, hier, auprès du ministère de la Santé. “Les lots de Lovenox concernés par l'alerte internationale n'ont pas été mis sur le marché”, a précisé à Liberté une source proche de ce département ministériel.

Les lots en question étaient disponibles en stocks en Algérie, mais n'ont pas été commercialisés, selon cette source. Le retrait de ces lots n'a pas affecté la disponibilité de ce médicament, assure-t-on au ministère de la Santé. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits sanitaires (AFSSAPS) avait recommandé le 10 avril dernier, dans un message destiné aux professionnels, de limiter l’usage des héparines de bas poids moléculaire à la voie sous-cutanée, au lieu de la voie intraveineuse, et de prévoir le remplacement du Lovenox par une autre héparine.

Selon l'agence française, des effets indésirables ont été observés en Allemagne et aux États-Unis à la suite de l’administration intraveineuse d’héparine sodique fabriquée par le laboratoire français Sanofi-Aventis à partir de matières premières d’origine chinoise.

Les analyses faites sur les lots concernés ont montré la présence d’une substance anormale. Après le retrait du Lovenox des marchés américain et allemand, la France a effectué le rappel des lots distribués en milieu hospitalier, a précisé la même source. La décision des autorités algériennes de stopper la commercialisation des lots suspects de Lovenox est salutaire dans la mesure où ce produit est administré dans la plupart des cas dans les hôpitaux algériens par voie intraveineuse surtout en hémodialyse.

Le directeur médical de Sanofi-Aventis Algérie, Khaled Lakhdari, a confirmé que des analyses faites sur les lots suspects en Algérie ont montré la présence d'une substance anormale mais en “très faible quantité”. “Pour l'instant, ces lots sont en attente”, a précisé M. Lakhdari qui n'a pas écarté l'éventualité que ces lots soient réservés à un usage exclusivement sous-cutané, dès lors que ce mode d'administration ne représente aucun danger pour les patients.
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