Lundi 10 Mars 2008 -- Dans cet entretien, le président de l’UNOP accuse le ministère de la santé d’être à l’origine de la pénurie actuelle sur le marché…
Certains médicaments comme le Mixtard et le Prostogel manquent dans les pharmacies. Plus de vingt médicaments sont touchés par la pénurie, selon des pharmaciens. Pourquoi ?
Le manque de certains médicaments est du au retard pris par le ministère de la santé dans la signature des programmes d'importation. Ces programmes ont été signés vers la mi-février au lieu de décembre, habituellement. Cela s'est répercuté négativement sur les approvisionnements en médicaments. Maintenant, il faut compter deux mois à partir de la mi-février pour l'arrivée des nouveaux quotas. D'ici là, les stocks actuels de produits pharmaceutiques risquent de s'épuiser et beaucoup de médicaments vont sans doute manquer dans les pharmacies.
Les futurs programmes d'importations de médicaments doivent être constitués de 45% de génériques, selon le ministère de la santé. Quelle est votre commentaire ?
Cette décision n'est pas juste. Au lieu d'imposer aux professionnels d'importer du générique, il fallait les obliger à en fabriquer localement pour encourager la production nationale. L'application de cette décision n'est pas facile. Pour importer du générique, il faut l'enregistrer et cette opération peut durer plusieurs mois, voire une année. En fin, cette obligation va pénaliser les importateurs et producteurs locaux parce qu'elle ne concerne pas les laboratoires étrangers installés en Algérie. On ne peut pas imposer à quelqu'un qui fabrique et vend du princeps de vendre du générique.
Avez-vous contesté cette décision auprès du ministère de la santé ?
On a écrit et écrit à plusieurs reprises, mais le dialogue avec le ministère de la santé n'est pas facile. Il est inexistant sur ce dossier. D'ici la fin de l'année, on fera le bilan et on verra l'impact de cette décision sur le marché du médicament.
Lundi 10 Mars 2008 -- Pour le Vice-président de l’ordre des pharmaciens, en charge de l’industrie nationale, le problème de la pénurie des médicaments est plus complexe…
Certains médicaments comme le Mixtard et le Prostogel manquent dans les pharmacies. Plus de vingt médicaments sont touchées par la pénurie, selon des pharmaciens. Pourquoi ?
Il n'y a pas à ma connaissance de pénurie de médicaments déclarée par les autorités sanitaires même s'il est extrêmement difficile d'évaluer avec exactitude la disponibilité des produits pharmaceutiques dans les officines. Nous n'avons à ce jour aucun moyen fiable pour le faire. Mais le manque de certains médicaments n'est pas exclu.
Trois facteurs essentiels peuvent être à l'origine de perturbations dans la disponibilité des produits pharmaceutiques importés : ruptures au niveau des chaînes de fabrication ou d'approvisionnement des fournisseurs étrangers ; problématique de distribution locale souffrant parfois de disparités régionales qui rend un médicament disponible en quantité importante dans une région et introuvable dans une autre région du pays.
Le troisième et dernier facteur est l’impact possible de mesures de régulation du marché pharmaceutique initiées par le gouvernement qui répond à des orientations de politiques sanitaires publiques parfois en contradiction avec les objectifs d’entreprises pharmaceutiques qui doivent assurer la viabilité de leur modèle économique, ce sont deux logiques qui s’affrontent et dont les conséquences peuvent être dramatiques sur l’approvisionnement du marché.
L'UNOP dit que le manque de certaines médicaments est du au retard dans la signature par le ministère de la santé des programmes d'importations de médicaments pour 2008. Quel est votre commentaire ?
Je pense que ce retard a été généré par deux mesures essentielles exigées par les pouvoirs publics : rationaliser les prévisions annuelles des opérateurs pour l’exercice 2008 et la signature d’un engagement par les entreprises importatrices de médicaments destinés à la revente en l’état permettant de favoriser les importations de médicaments génériques.
Il est à signaler toutefois que les opérateurs pharmaceutiques sont tenus de garder un stock de sécurité de trois mois des médicaments dont ils ont la responsabilité.
Les opérateurs en pharmacie sont obligés d’importer 45% de génériques...
C'est une excellente initiative. Elle permettra la substitution à l’importation de certaines spécialités généricables par d'autres produits génériques. Cette économie va permettre de mobiliser des ressources financières supplémentaires pour l'acquisition de molécules innovantes nécessaires au traitement des maladies émergentes notamment les maladies non transmissibles (cancer, Alzheimer, sclérose en plaque…).
Par contre pour plus d’efficience, les économies générées doivent faire l'objet d'une allocation qui cible un objectif de santé publique préétabli. Ces économies doivent servir à renouveler l'arsenal thérapeutique national pour faire face aux nouvelles maladies et dont les traitements sont de plus en plus coûteux. Il est à noter qu’étant donné que ces médicaments ne sont pas généricables, la spécialité demeure incontournable.
Mercredi 12 mars 2008 -- Le syndicat national des pharmaciens d'officines (SNAPO) organise demain jeudi, au CNFPH, une journée pharmaceutique sous le thème «Le pharmacien d'officine, exercice et relations professionnelles». Cette rencontre est destinée à clarifier le contenu des textes réglementaires qui régissent l'exercice de l'officine, ainsi que les nouvelles dispositions sur l'inspection de la pharmacie et les rapports des pharmaciens avec les caisses de sécurité sociale.
Jeudi 13 Mars 2008 -- Les laboratoires Abdi Ibrahim de Turquie et Vifor de Suisse ont organisé un symposium sur Venofer, qui est le nom commercial du fer injectable, introduit récemment en Algérie. Cette manifestation, qui a regroupé pas moins de 400 praticiens dont de nombreux néphrologues, a permis aux participants de se familiariser avec le traitement en cours dans tous les pays du monde, en matière de prise en charge médicale des insuffisants rénaux. Venofer, qui permet une meilleure qualité de vie, devrait être commercialisé en Algérie dès la semaine prochaine.
Jeudi 13 Mars 2008 -- La production pharmaceutique en Algérie a fait l’objet, mardi dernier, au siège du ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements, d’une séance de travail présidée par M. Hamid Temmar, ministre de ce département. Selon le communiqué de presse de ce ministère parvenu à notre rédaction hier, à cet atelier, on s’est aussi penché sur la place qu’occupe le secteur public sur le marché national de la production pharmaceutique. Cette même source annonce aussi que le ministère a été destinataire d’un consortium d’étude et de conseil international chargé de dresser un état de lieux de cette industrie en Algérie. Ont été présentées au ministère les conclusions et recommandations dans la perspective d’une démarche de partenariat et d’ouverture du capital et du développement du groupe Saidal qui occupe la 4ème place sur le marché de la production pharmaceutique en Algérie en termes de chiffres d’affaires , «mais occupe la 1re place en termes de volume de production annuelle, soit 135 millions d’unités de vente», lit-on dans le communiqué. Selon l’étude présentée au ministère, le poids des médicaments génériques vendus en Algérie représente 35% des ventes de médicaments sur le marché local et 24% en termes de chiffres d’affaires.
Jeudi 13 Mars 2008 -- La mise en œuvre de la nouvelle stratégie industrielle est désormais lancée. Il faut dire qu'au-delà de la réorganisation du schéma industrielle, cette nouvelle configuration industrielle s'articule sur le développement de certaines industries stratégiques comme la pétrochimie, la sidérurgie, la construction automobile et la production pharmaceutique. Dans ce contexte, le ministre de l'Industrie et de la Promotion des Investissements M. Abdelhamid Temmar a présidé, mardi après-midi au siège de son département ministériel, une séance de travail consacrée à l'examen de la production pharmaceutique en Algérie et, notamment la place que détient le secteur public dans le marché national. Le département ministériel de M. Temmar a initié une étude sur l'état de lieux de cette industrie en Algérie. Au cours de cette séance, le ministre a pris connaissance des conclusions et recommandations restituées par un consortium d'études et de conseils international. Selon l'étude présentée au ministre, le poids des médicaments génériques vendus en Algérie représente, 35 % des ventes de médicaments sur le marché local et 24 % en termes de chiffres d'affaires.Il a été indiqué, également qu'au plan mondial, le générique représente 45 % en termes de ventes et 35 % en chiffres d'affaires.
Il faut également noter que le cabinet chargé de cette étude a présenté un certain nombre de recommandation dans la perspective d'une démarche de partenariat et d'ouverture du capital et de développement du groupe Saïdal qui occupe la 4e place sur le marché de production pharmaceutique en Algérie, en termes de chiffres d'affaires, mais occupe la 1re place en termes de volume de production annuelle, soit 135 millions d'unités de vente.Il faut dire que tous les indicateurs confirment que le groupe est en bonne santé financière. Le chiffre d'affaires du groupe est de 8,3 milliards de dinars. L'évolution de la production a atteint, quant à elle, plus de 10% de croissance en 2007. D'autre part, le groupe Saidal a réussi à introduire sur le marché 45 nouveaux produits, ce qui dépasse de loin les objectifs tracés initialement. Aussi, le groupe a réussi à arracher des acquis importants, notamment, la reconnaissance internationale, à travers la WPO de l'organisation internationale pour la propriété intellectuelle, décernée pour la mise au point du procédé orodispersible, et l'obtention du 6e brevet d'invention. Aussi, le groupe Saidal, s'inscrit désormais dans l'international, puisque le dernier né, en matière de production pharmaceutique, en l'occurrence, l'insuline-stilo, enregistre une première exportation vers l'Afrique. Par ailleurs, Saidal a fait appel à un audit pour le maintien de la norme iso 9001, version 2000, et pour mieux s'inscrire dans la bonne pratique de fabrication et de recherches.
March 14, 2008 -- Amid growing consumer complaints about the high price of prescription drugs and government concerns about its rising bill for imported medications, the Algerian government recently passed legislation to promote the use of generic pharmaceuticals.
On March 4th, the cabinet approved measures encouraging the production and distribution of generic drugs. The legislation provides for the creation of a national pharmaceutical agency tasked with monitoring drug availability, safety, quality, inspections and regulatory compliance. The list of state-reimbursed drugs was also expanded from 116 to 295 internationally-recognised medications.
The move comes in response to President Bouteflika's demand in late February that the government promote the national pharmaceutical industry and secure the co-operation of foreign competitors in order to reduce the country's drug costs.
According to Minister of Labour and Social Protection Tayeb Louh, this new policy should contribute to reducing price of drugs and a slowdown in social security spending, which climbed from 7.6% in 2006 to 18.8% in 2007.
Algerian drug manufacturers are not so readily persuaded. National Union of Pharmaceutical Operators (UNOP) President Ammar Ziad voiced his concerns about opening the Algerian drug market to competitors during a press conference last week. Foreign producers are "menacing" the five-year-old Algerian pharmaceutical industry, he said, adding that due to negotiations over Algeria’s admission to the WTO, the domestic industry has received no support since 2004, despite promises from the government. In his view, this has led to slower production by drug factories operating at one-third of capacity.
"Today, we find ourselves open to importation without any measure of encouragement for local production," Ziad said. His group wants the government to set a transparent regulatory framework and accelerate registration procedures for locally-made drugs.
"If these recommendations are followed," he said, "Algeria will cover 65% of its own needs by 2012." In 2007, Algeria imported drugs with a total value of over 1.4 billion dollars.
At a meeting with social security fund directors on Thursday (March 6th), the Labour minister issued a warning to "all those who seek to protect other interests or other laboratories by selling products at inflated prices which are not in the national interest". The minister reiterated his hope that the project would succeed, saying that the plan was in "the interest of Algeria and all Algerians".
Nadir Mellah of pharmaceutical company Merinal, however, argued that the government measure encourages importation and not local production of generic drugs. "It reflects the politics of encouraging generic fabrication by the 'magic wand' [approach]," he explained.
"While it is easy to require that operators import at least 45% generic drugs, it is less easy to sell them," Mellah added, because consumers will not be able to immediately obtain the generic pharmaceuticals. Medicines must be registered before becoming available for public purchase and this process takes more than a year to effect.
For the government's plan to succeed, Mellah said, it will be necessary for pharmacists, doctors, importers and manufacturers to work together.
"That's not the case today," he said.
An initial assessment of the current state of the Algerian pharmaceutical industry presented Tuesday (March 10th) to Industry Minister Abdelhamid Temmar indicated that generic drugs account for 35% of local market share but only 24% of revenue.