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  #142 (permalink)  
Old 24th February 2008, 23:32
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Old 26th February 2008, 06:39
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Mardi 26 février 2008 -- La privatisation des agences pharmaceutiques, les mesures d'accompagnement de l'opération, les problèmes qui entravent la cession des officines, les missions de l'ENDIMED, après l'achèvement des privatisations et l'avenir des officines situées dans les zones rurales ont été les principaux sujets abordés par le Président-directeur général de l'entreprise nationale de distribution de détail de médicaments ENDIMED, Si Ammour Saïd invité hier, de l'émission « Forum économique » de la chaîne II de la radio nationale. De prime abord, le premier responsable de l'ENDIMED a rappelé que le programme de privatisation, lancé en 1998, concerne quelque 1.200 agences pharmaceutiques relevant de cette entreprise. Ce programme, dira-t-il, a permis jusqu'à présent la cession de 230 agences.

« Pour le moment, il reste moins de 1.000 agences pharmaceutiques, si l'on prend en considération que 75 officines sont en cours de cession », souligne le même responsable. A ce propos, il rappellera que le 10 février dernier l'ENDIMED a procédé à l'ouverture des plis de 75 offres techniques et financières concernant la cession de 248 agences pharmaceutiques réparties à travers 36 wilayas du pays. « Un avis d'appel d'offres touchant plus de 200 autres agences pharmaceutiques sera lancé en mars prochain aux éventuels acquéreurs, qui pourront consulter le cahier des charges sur le site Internet de l'ENDIMED », a en outre annoncé Si Ammour. Sur les raisons à l'origine des retards qu'enregistre cette opération de privatisation, le PDG de l'Endimed, a rappelé tout d'abord les dispositions de la loi 85-05 qui stipule clairement que les pharmacies doivent être cédées à des pharmaciens, les problèmes d'ordre financier qui ne permettent pas aux jeunes diplômés universitaires d'acquérir une agence, et le fait que la majeure partie des pharmaciens préfèrent se rabattre sur les pharmacies situées dans les grandes agglomérations urbaines. « L'aide de l'Etat pour les jeunes pharmaciens est impérative. Sur ce point précis, je tiens à souligner que le gouvernement est totalement d'accord pour soutenir ces jeunes », affirme Si Ammour.

A ce propos, le même responsable a annoncé de nouvelles mesures d'accompagnement qui seront proposées prochainement aux personnes intéressées par la privatisation des agences pharmaceutiques. « Il s'agit de l'accompagnement des opérations de privatisation par le dispositif de financement de l'ANSEJ, destiné essentiellement aux jeunes pharmaciens, de la procédure location-vente, et enfin de la formule vente aux enchères publiques », a précisé Si Ammour. Ces nouvelles mesures, dira l'invité de la chaîne II, s'ajoutent à la formule des crédits bancaires actuellement en vigueur et qui consiste à accorder des prêts bancaires d'un montant de 50 millions de DA pour l'acquisition des officines. En réponse à une question sur le devenir des agences situées dans des zones rurales et qui n'arrivent toujours pas à trouver preneurs, le PDG de l'Endimed, a affirmé que ces officines seront gérées par l'Etat car elles assurent un service public. « Il y a quelque 300 agences dans ces zones, qui n'ont pas été privatisées. Tant qu'elles ne seront pas cédées, l'Etat se chargera de leur gestion », déclare le même responsable. Concernant l'avenir des pharmacies appartenant à l'ENDIMED, situées à l'intérieur des hôpitaux, le PDG de l'entreprise a précisé que leur cas sera traité en dernier lieu, « jusqu'à ce que une solution leur soit trouvée ». Néanmoins, le même responsable a indiqué qu'elles pourraient être cédées à la CNAS. « Nous leur avons déjà cédé une soixantaine de pharmacies dans le cadre des pharmacies de la solidarité », indique Si Ammour, qui en passant n'écarte pas l'éventualité de les vendre à des jeunes pharmaciens.

D'autre part, le PDG de l'Endimed a affirmé que le citoyen n'a rien à craindre de ces privatisations, puisque ces pharmacies ne seront cédées qu'à des pharmaciens, en plus du fait que ces agences font l'objet d'un contrôle rigoureux de la part des services de la direction de la Santé et celle du Commerce de chaque wilaya. Le même responsable a, en réponse à une question sur le problème des actes de propriété des agences, souligné qu'effectivement ce problème se posait et était une des causes à l'origine des retards dans l'opération de privatisation. « Actuellement, les lois ont changé, et toutes les mesures ont été prises pour régler le problème des agences qui ne disposaient pas d'actes de propriété. Toutes ces agences sont maintenant propriété de l'ENDIMED », dit M. Si Ammour. Sur la possibilité d'ouverture de nouvelles officines, l'intervenant, tout en rappelant les dispositions de la loi en matière d'ouverture de nouvelles agences pharmaceutiques, a affirmé que ces officines doivent être ouvertes dans les zones non couvertes, car les grands centres urbains sont saturés. Le PDG de l'ENDIMED a indiqué, à ce titre, que l'Etat était prêt à aider les jeunes pharmaciens qui désirent créer leurs agences dans le Sud ou les Hauts Plateaux.
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Old 26th February 2008, 20:24
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Mardi 26 Février 2008 -- Sur un ensemble de 1 200 pharmacies de l’Entreprise nationale de distribution au détail de médicaments (Endimed), seulement 200 officines ont été privatisées en 10 ans.

L’ouverture des plis pour la privatisation de 248 autres pharmacies a été effectuée, au courant de ce mois mais seulement 75 d’entres elles ont pu être cédées. C’est ce qu’a déclaré le P-DG de l’ENDIMED, M. Si Ammour Saïd, lors de l’émission «Forum économique» de la Chaîne II. Ainsi, pour encourager davantage la reprise de ces agences par le secteur privé, le premier responsable de l’ENDIMED a fait savoir que de nouvelles dispositions ont été prises à même de permettre aux diplômés en pharmacie de postuler compte tenu notamment, a-t-il ajouté, d’obstacles que rencontrent ces jeunes pharmaciens qui ne peuvent pas prétendre à ce genre de projet.

En se référant à la loi 85/05 régissant les pharmacies, M. Si Ammour n’a pas cessé de signaler que la cession des officines est destinée exclusivement aux diplômés en pharmacie. «Les pharmacies doivent désormais être gérées par des pharmaciens. Aussi, la réglementation stipule que le pharmacien est l’unique propriétaire de l’officine» a-t-il précisé. Parmi ces dispositions, figurent la mise en place d’un dispositif de location-vente de ces officines au profit des jeunes, l’implication du Crédit populaire d’Algérie (CPA) qui a décidé d’octroyer des crédits à hauteur de 5 milliards de centimes remboursables sur une échéance de sept ans ainsi que l’implication de l’ANSEJ, a tenu à expliquer M. Si Ammour.

Abordant le sort des 300 officines publiques qui ne trouvent pas d’acquéreurs, du fait qu’elles se situent dans des zones enclavées, M. Saïd Si Ammour a relevé que ces dernières sont exclues du processus de privatisation et que l’ENDIMED continue d’assurer la vente de médicaments aux populations de ces régions. «Nous allons continuer à exercer dans ces officines à vocation publique, même si elles ne sont pas rentables, elles sont utiles» a-t-il avancé. Pour ce qui est des officines existant dans les CHU et les hôpitaux, le P-DG de l’ENDIMED a indiqué que celles-ci seront destinées probablement à la vente au profit des jeunes pharmaciens à la faveur des nouvelles dispositions de vente. Il a fait savoir, par ailleurs, que la CNAS a procédé à l’achat de 60 officines pour prendre en charge les personnes nécessiteuses où ayant des maladies chroniques.

Pour ce qui est du contrôle et du suivi de ces officines à vocation publique, une fois privatisées, l’invité de la Chaîne II, affirme que des inspections régulières sont effectuées par des agents des directions de la santé et du commerce. Enfin, il s’est montré confiant quant à la vente des officines situées dans les régions de forte demande d’ici à deux ans. Pour les autres officines, il a dit que des baisses de prix sont prévues afin de faciliter la cession de ces officines au secteur privé.
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  #146 (permalink)  
Old 29th February 2008, 23:01
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Samedi 1 Mars 2008 -- En allant acheter des médicaments chez le pharmacien du coin, une dame ne se doutait pas un seul instant de ce qu’elle allait découvrir en rentrant à la maison. Une boîte de gélules de la famille des antibiotiques faisant partie du traitement est complètement... vide.

Elles sont fabriquées par une entreprise privée domiciliée dans les environs d’Alger. La plaquette était pourtant emballée et bien scellée, mais point de gélules.

Alors, questions. Et si ce fameux médicament était destiné par exemple à un cardiaque qui doit prendre son traitement sans attendre ?
Existe-t-il un contrôle au niveau de la chaîne de production ?
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  #147 (permalink)  
Old 1st March 2008, 16:38
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Samedi 1 Mars 2008 -- Désormais, l’État renforcera son action à travers un nouveau dispositif législatif contre les occupants sans titre des domaines publics et privés, l'exercice du droit de contrôle par l'administration domaniale sur l'utilisation des biens relevant du domaine national et en concession (vente aux enchères publiques, procédure du gré à gré), la consécration de l'appartenance à l'État des terres sahariennes dépourvues de titre de propriété et la consécration du principe d'affectation à titre onéreux d'un bien du domaine privé de l'État au profit d'entité affectataire. Et si la loi n° 90-30 du 1er décembre 1990 portant loi domaniale est ainsi revue de fond en comble par le Conseil des ministres, il est évident que le chef de l’État a justifié cette nouvelle approche, qui se veut par ailleurs pragmatique à plus d’un titre, pour mettre fin à l’anarchie qui règne dans la gestion des biens domaniaux, d’une part, et au retard accusé par ce secteur pour s’adapter aux nouvelles données économiques et juridiques inhérentes aux réformes engagées par l’État, d’autre part.

Se voulant un “droit de regard” plus approprié et un jalon pour une bonne gouvernance, cette loi introduit des mesures et des procédures nouvelles dans les modes de gestion et d'exploitation des biens domaniaux de manière à mobiliser toutes les capacités disponibles et à valoriser toutes les dépendances du domaine public. Le chef de l’État, qui a eu à donner son appréciation sur ce chapitre précis, a estimé que le gouvernement et l'administration des domaines doivent agir pour lutter contre toutes les occupations illégales et les utilisations abusives des biens publics. Sur un autre plan, la loi n°85-05 du 16 février 1985 relative à la protection et à la promotion de la santé a été débattue et enrichie par le Conseil des ministres, notamment dans ses volets relatifs à la régulation du marché pharmaceutique.

À ce sujet, l’importation, la fabrication ou l’exportation des produits pharmaceutiques à usage de la médecine humaine sont désormais dévolues aux établissements pharmaceutiques publics et privés agréés. Cette loi oblige ainsi l'enregistrement, l’obtention d'une autorisation temporaire d'utilisation ou d'une homologation pour les produits pharmaceutiques et les dispositifs médicaux avant leur importation et leur mise sur le marché. La même loi exige la soumission de ces produits au contrôle de qualité. Lors de ce conseil, il a été annoncé la création d'une Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) chargée de veiller à l'accessibilité, la sécurité, la qualité, le contrôle, la régulation et le respect de la réglementation concernant les produits pharmaceutiques. Des sanctions pénales seront aussi instituées contre les manquements de ces nouvelles dispositions.

Le président de la République a estimé que ces ajustements législatifs visent à réduire les gaspillages et, par voie de conséquence, le montant de la facture des importations qui dépasse le milliard de dollars. Aussi, le chef de l'État a appelé les professionnels à réduire la facture du médicament qui continue de peser lourdement sur le système de santé publique et sur le revenu des ménages, et ce, par l’encouragement de la production nationale et l'approvisionnement du pays en médicaments et produits médicaux aux conditions les plus avantageuses.
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