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  #71 (permalink)  
Old 25th October 2007, 17:11
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Jeudi 25 Octobre 2007 -- Les pharmaciens d’officine privés à Laghouat se sont trouvés privés d’officines, à la suite d’une récente visite d’inspecteurs de la DSP. En effet, les médecins inspecteurs chargés par la DSP de Laghouat ont, selon eux, relevé certaines anomalies au niveau de quelques officines qui pratiquaient des examens biologiques non autorisés par le ministère de la Santé.

Ceci a entraîné la fermeture de quatre pharmacies. Ajoutez à cela 5 avertissements pour détention de produits périmés non encore incinérés par manque d’incinérateur, selon les pharmaciens. Suite à cette affaire, contacté par Liberté, le Dr Bougrara Mustapha, DSP de Laghouat, nous déclaré qu’il ne s’agit pas là d’une nouveauté, mais d’ une stricte application des textes relatifs à l’instruction ministérielle no°12 du 14/03/2007, complétant celle du 22/10/2006, relative à l’exercice de la profession de pharmaciens d’officine. En attendant, les pharmaciens sanctionnés qui, jusque-là, pratiquaient une bonne partie des examens biologiques, espèrent un assouplissement dans la réglementation autorisant la pratique des examens biologiques.

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Old 27th October 2007, 05:48
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Samedi 27 Octobre 2007 -- Le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (SNAPO) a interpellé jeudi dernier les pouvoirs publics sur le marasme dont souffre leur profession, les appelant à «la préserver de la médiocrité et de la dégradation». Cette tâche devrait passer, selon le SNAPO, par «la révision du système des marges régissant le produit pharmaceutique de manière à assurer des résultats plus justes et plus équitables», lit-on dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

Ce même syndicat parle de bouleversements de l’environnement socio-économique qui n’ont pas été sans effet sur la pharmacie, citant «l’augmentation continue des prix du médicament, la chute brutale des revenus de l’officine ainsi que l’augmentation conséquente des charges d’exploitation». Sont énumérés également d’autres facteurs qui, aux yeux des représentants des pharmaciens, «contribuent à la création d’un environnement hostile et d’un sentiment d’insécurité chez les pharmaciens».

Ces facteurs sont liés, selon eux, à «l’engagement du pharmacien dans le système du tiers payant» aux «contrecoups de l’application du tarif de référence» et aux «efforts considérables qui lui sont demandés pour l’encouragement de la politique du générique et de la mise en place de la carte à puce».

Le SNAPO a tenu à rappeler que «les prix du médicament sont toujours régis par un décret des années 1990», un décret qu’il juge «totalement obsolète» et en «totale contradiction» avec la politique gouvernementale favorisant le médicament générique, comme il estime ce décret «très pénalisant pour le pharmacien d’officine».

Le syndicat des pharmaciens a déploré le fait que la majorité de ses propositions n’aient pas été prises en considération par les pouvoirs publics, des propositions visant à «permettre au pharmacien de jouer pleinement et efficacement son rôle au sein de la chaîne sanitaire».

Il estime à cet effet nécessaire de «créer et de réunir les conditions adéquates pouvant lui permettre d’accomplir [au pharmacien, ndlr] sa mission de manière honorable et efficace».

Sans préciser la nature de l’action qu’il compte entreprendre pour faire aboutir ses revendications, le SNAPO a appelé les pharmaciens «à rester vigilants et mobilisables afin de répondre à l’appel de leur syndicat».

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  #73 (permalink)  
Old 28th October 2007, 13:15
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  #74 (permalink)  
Old 28th October 2007, 17:00
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Dimanche 28 Octobre 2007 -- Il est clair que les dernières propositions du ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements sur «la nécessité pour les opérateurs du secteur (du médicament ndlr) d’envisager le fusionnement pour faire face aux contraintes et difficultés et accroître les potentialités de la production nationale» ainsi que sur le projet de l’Etat de faire du groupe Saidal «un géant de l’industrie pharmaceutique en Algérie et encourager l’émergence de petites entreprises pour servir ce géant» introduisent de nouvelles donnes dans le marché du médicament et touchent à des intérêts politico-financiers énormes.

Une telle annonce de bouleversement entraîne déjà des oppositions sous des prétextes aussi fantaisistes que fallacieux.

Ainsi, il faut savoir que, pour la première proposition de «l’appel aux opérateurs du médicament à fusionner», la plupart de ces opérateurs sont principalement des importateurs qui font accessoirement dans le conditionnement. Quant à leur partie production, celle-ci est plus proche de l’artisanat que de l’industrie. Alors et dans ces conditions, fusionner quoi et avec qui? Car il faut savoir que les deux ou trois producteurs privés qui se détachent du lot ne sont nullement intéressés de se séparer des laboratoires internationaux avec qui, ils travaillent pour «fusionner» et verser dans le générique. «Un fil à la patte» qui rapporte gros pour eux. Ce qui revient à dire que M.Temmar serait bien naïf de croire que les opérateurs auxquels il s’adresse vont tout plaquer et suivre son projet pour «les beaux yeux du pays». Espérer en un patriotisme économique qui a cours dans les pays développés, c’est tout d’abord réussir à inculquer le patriotisme tout court. Ce qui n’est malheureusement pas encore le cas. Loin s’en faut. Il est permis de douter de la suite qui sera réservée par les opérateurs aux sollicitations du ministre de l’Industrie, même si des incitations (fiscales, bancaires, etc.) sont accordées. Pour nos opérateurs, rien n’est plus incitatif que l’euro et la revente en l’état. Sans plus de commentaires.

Reste la deuxième proposition de «faire du groupe Saidal un géant de l’industrie pharmaceutique». Une telle proposition appelle plusieurs remarques. D’abord elle «signe» la réussite du groupe. Les travailleurs de ce groupe ne peuvent être que fiers d’entendre une telle reconnaissance officielle même s’ils connaissaient le niveau de leurs exploits. L’autre remarque est qu’une telle démarche écarte le groupe de la privatisation qui risque, par le truchement des écritures, à le mettre sous la coupe précisément des laboratoires étrangers. Enfin, il faut souligner que c’est là aussi le couronnement d’un long combat mené par Saidal contre les puissants lobbies étrangers relayés par certains de leurs clients-importateurs locaux. Un combat qui sera forcément exacerbé avec la nouvelle stratégie de l’Etat algérien de développer encore plus les capacités de Saidal.

De l’avis même de quelques responsables du groupe, approchés, il est possible d’arriver au plus vite à l’objectif affiché par M.Temmar. «Nous avons les compétences et les moyens d’y arriver. Nous n’avons pas besoin de grossir mais de grandir. Pas d’augmenter notre chiffre d’affaires mais d’investissements dans les équipements. Et vous verrez de quoi nous sommes capables!» affirment-ils très sûrs d’eux. Et d’ajouter à propos des règles de l’OMC: «Sans verser dans aucun protectionnisme, la production locale peut, par la qualité, par les prix se faire une place sur le marché national et même international. Les différents rounds de l’OMC sont justement faits pour la négociation. L’OMC ne refuse pas la négociation. Rien n’est hermétiquement fermé.» Quand on voit les manoeuvres protectionnistes américaines sur les produits chinois comme dernièrement, par exemple, pour les jouets, on se dit qu’on pourra faire en sorte que les médicaments algériens profiteront d’abord aux Algériens. Ce qui les mettra au moins à l’abri de la contrefaçon dont la destination de prédilection restera toujours les pays émergents.

Une chose est sûre, la mise en application des objectifs de l’Etat de «faire de Saidal un géant» suscitera un violent tir de barrage avec toute la puissance de feu des multinationales qui ne voudront pas lâcher facilement le «gâteau».
Des échantillons de ces tirs ont été déjà «servis» comme la tentative de sabotage de l’unité d’insuline de Constantine, à quelques jours de son inauguration par le président de la République.

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Old 29th October 2007, 16:49
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Lundi 29 Octobre 2007 -- L’importation par Stanfil de poches pour stomisés, de fabrication danoise et ne répondant pas aux normes européennes, car non commercialisées dans cette partie du monde, a attiré l’attention des responsables de la santé qui ont décidé de réagir. Selon des sources sûres, le ministre de la Santé vient de signer un décret obligeant les importateurs à ne mettre sur le marché que des produits commercialisés dans leur pays d’origine. Tout les consommables de première catégorie (en contact avec la peau entre autres) seront soumis à l’homologation préalable, et le laboratoire de contrôle sous tutelle du département de la Santé devra inspecter tous les lots importés. Mieux encore, il exigera comme pour le médicament le certificat de l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Le laboratoire de contrôle saisira directement les fabricants et il pourra même effectuer des visites sur des sites avant d’autoriser la vente de ces produits en Algérie. Les responsables du ministère de la Santé ferment ainsi la porte devant ceux qui veulent prendre l’Algérie pour la poubelle de certains fabricants ne respectant pas l’éthique.

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Old 1st November 2007, 01:12
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Lundi 29 Octobre 2007 -- L’ouverture brutale du marché pharmaceutique national - après une relative protection assurée par l’interdiction d’importation de 128 médicaments - alimente l’inquiétude des opérateurs en pharmacie. Bon nombre d’entre eux ne comprennent pas que l’Algérie s’empresse de s’aligner sur les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) avant même la ratification des engagements.

Un fossé d’incompréhension sépare ainsi les opérateurs en pharmacie et le gouvernement. Dans le colloque intitulé " Quelles perspectives de développement pour l’industrie pharmaceutique algérienne dans le nouveau contexte international ? ", organisé la semaine dernière à Alger par l’Union nationale des opérateurs en pharmacie (UNOP) , le décalage entre le discours des membres du gouvernement et celui des industriels était flagrant. Alors que le ministre de l’Industrie et de la promotion des investissements, Abdelhamid Temmar, affirme qu’il ne faut rien attendre de l’Etat dans le nouveau contexte mondial, les opérateurs disent ne pas comprendre les raisons pour lesquelles l’on est si pressé d’appliquer les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sans avoir signé aucun engagement.

L’on ne comprend pas non plus les raisons pour lesquelles l’Etat rechigne à faire le moindre geste pour protéger les fabricants locaux, encourageant ainsi l’importation des médicaments. Ils n’admettent pas le fait que les procédures d’enregistrement des produits s’étalent sur de longues durées, laissant souvent des stocks entiers de médicaments se périmer. Le revirement sur l’interdiction de l’importation de 128 produits qui assurait une certaine protection aux opérateurs a été ressenti comme une " trahison " par les fabricants de médicaments. D’autant qu’avant de commencer leur activité, ils ont été forcés à investir. Résultat : la majorité des unités pharmaceutiques locales tournent à près de 30% de leurs capacités.

En guise de solution, le ministre de l’industrie a proposé une " fusion entre les opérateurs privés et publics ". Il a par ailleurs exprimé la disponibilité de son secteur à porter une aide aux opérateurs à travers un conseil juridique qu’il mettra à leur disposition. Il a déclaré que l’Etat veut faire du groupe Saidal un géant de l’industrie pharmaceutique pour s’imposer sur le marché mondial, à l’image des Jordaniens". Nabil Mellah, secrétaire général de l’Unop et directeur général des laboratoires Mérinal, rétorque : " les fusions se basent sur des intérêts d’entreprises, cela nécessite des supports financiers importants. Théoriquement, c’est intéressant. Mais lorsqu’on est confrontés à la réalité du terrain, l’on sait que c’est difficilement réalisable ".

Le président-directeur général de Biopharm et vice-président de l’UNOP, Abdelmadjid Kerrar, a estimé que l’environnement actuel ne permet pas une mégafusion comme cela a été le cas dans les autres pays où elle s’est faite durant plusieurs décennies. Cette fusion, a-t-il expliqué, doit se faire graduellement. " L’Algérie ne peut pas passer d’une situation catastrophique à une mégafusion. Il est illusoire de croire pouvoir y arriver pour le moment ", a-t-il indiqué. En coulisses, certains opérateurs se disaient " choqués " par les propos d’Abdelhamid Temmar. " Aujourd’hui nous sommes à l’OMC sans y être. L’on se veut être plus royalistes que le roi. Au lieu de préparer le terrain pour protéger la production nationale afin de pouvoir faire face aux géants internationaux, l’on nous ferme toutes les portes ", nous dit un opérateur présent au colloque.

Manque de visibilité

Les experts internationaux, ayant participé au colloque de l’Unop, ont tenu à souligner que les règles imposées par les accords de l’OMC prévoient des exceptions dans le domaine de la santé. " Les documents sont révisables jusqu’à la date d’accession. Celle-ci n’exige pas une libéralisation totales, plusieurs stratégies sont possibles ", a expliqué M. Joseph Rocher, directeur de RONGEAD (Réseau d’ONG européennes sur l’agro-alimentaire, le commerce, l’environnement et le développement).

M. Fernand Sauer, directeur général honoraire de la Commission européenne estime que l’Etat peut même accorder un soutien financier aux laboratoires. D’argent, les opérateurs pharmaceutiques n’en ont - pour l’heure - point besoin. En revanche, les producteurs craignent la disparition si l’Etat ne consent pas à alléger les délais d’enregistrement des produits ainsi qu’ à donner suite à la mise en place du tarif de référence des médicaments.

Mohamed Boudjellal, PDG des laboratoires “Groupe Santé” et membre de l’Union nationale des opérateurs en pharmacie résume son inquiétude en quelques mots : " Je conduis une voiture face à un brouillard dense, que dois-je faire ? ". Cet industriel qui emploie plus de 180 employés appelle le ministère de tutelle à " dissiper le brouillard ". " Nous souffrons d’un manque de visibilité. Aujourd’hui, je ne sais pas dans quelles conditions l’Algérie va adhérer à l’OMC. Il faut qu’on nous explique clairement ce qui va changer. Je crains pour mes employés ", nous confie-t-il. Et de s’interroger : " qu’est ce qui est le plus facile : la fabrication ou l’importation ? ".

L’on compte, en Algérie, d’après les statistiques du ministère de la Santé, 78 importateurs en médicament et 25 producteurs autorisés. La facture d’importation des médicaments a atteint les 900,62 millions d’euros en 2006 et 475,68 millions d’euros au premier semestre 2007. L’on comptabilise, par ailleurs, 5.000 décisions d’enregistrement sur lesquelles la production locale ne représente pas plus de 20%. Dans un message sibyllin adressé au ministère de tutelle, Nabil Mellah, secrétaire général de l’Unop affirme : " il n’y a pas de volonté politique, il n’y a que des preuves de volonté politique ".

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Old 1st November 2007, 01:34
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Lundi 29 Octobre 2007 -- La contrefaçon des médicaments, telle une épidémie silencieuse, est en passe d’étendre ses tentacules aux quatre coins de la planète, touchant à un secteur des plus sensibles. Bien que le marché national semble en être très peu concerné, si l’on croit différents avis de spécialistes, la prudence demeure toutefois de mise afin de sécuriser au mieux les circuits de commercialisation de divers produits pharmaceutiques.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) , sur un marché mondial du médicament estimé à près de 665 milliards de dollars en 2007, la part des médicaments contrefaits représente un marché très juteux de vingt-cinq fois plus le trafic d’héroïne et cinq fois plus que celui de la cigarette. Pour sa part, l’autorité sanitaire américaine la Food and Drug Administration (FDA) estime à 10% les contrefaçons de médicaments du marché mondial et fait engranger aux contrefacteurs plus de 32 milliards de dollars US par an. Pourtant, étant un produit pas comme les autres, tout médicament devrait obtenir une autorisation de l’autorité sanitaire avant d’être commercialisé afin de garantir la sécurité, la qualité et l’efficacité du produit et décrit les mentions qui seront obligatoirement portées dans la notice d’utilisation.

Les médicaments contrefaits sont des produits dont la composition et les principes ne répondent pas aux normes scientifiques et qui sont par conséquent inefficaces et souvent dangereux pour le patient. La contrefaçon qui touche aussi bien des produits de marque que des produits génériques se présente sous forme d’une imitation de l’emballage ou par une absence ou une présence en quantité insuffisante de principes actifs dans le médicament. Dans les pays riches, ce fléau concerne le plus souvent des médicaments coûteux tels que les hormones, les corticoïdes et les antihistaminiques. Quant aux pays en développement, les vaccins semblent être les plus exposés à la contrefaçon, ainsi que les traitements anti-sida .

Une enquête effectuée sur une vingtaine de pays par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait ressortir que 60% des cas de contrefaçon concernent les pays pauvres et 40% les pays industrialisés, alors qu’un rapport du FDA en 2004 intitulé " Combattre la contrefaçon de médicament" indique que 64% des médicaments anti-malaria étudiés au Vietnam ne contenaient pas de principe actif et 50% des traitements anti-malaria en Afrique seraient contrefaits. 10% à 12% des médicaments vendus en Russie et en Chine sont contrefaits, alerte l’autorité sanitaire américaine. Selon les spécialistes, l’Internet représente une réelle menace car des ventes illégales, qui ne font objet d’aucun contrôle, y sont courantes. Une menace qui n’épargne aucun pays. Le Viagra tient le haut du podium de ces produits contrefaits largement vendu sur le net, notamment dans les pays industrialisés, mais qui n’épargne pas des pays en voie de développement.

En Algérie, des cas " isolés " sont signalés, alors qu’au Maroc, des cas de ventes de ce produit sous une appellation proche (Vegra) sont aussi remarquées dans des marchés populaires (Souks). Face aux dangers d’un accroissement de ce marché parallèle et aux répercussions dramatiques qu’il peut engendré sur la santé et l’économie mondiale, certaines industries pharmaceutiques ont choisi de mettre en place des procédures de traçage qui permettrait de garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité thérapeutique des médicaments. Certains dispositifs sont d’ores et déjà utilisés pour tracer et authentifier les produits pharmaceutiques, notamment, la présence d’une étiquette intelligente basée sur la technologie RFID (Radio Frequency Identification), ou encore l’utilisation d’étiquettes à bulle pour emballages pharmaceutiques. Ce qui induirait à coups sûrs, des investissements importants au niveau des équipements des groupes pharmaceutiques, dont certains ont déjà une réputation écornée par des affaires judiciaires liées à ce fléau de contrefaçon.

Le risque zéro n’existe pas

" S’il y a un secteur qui n’est pas touché par la contrefaçon, c’est bien celui du médicament. " Cette sentence décrétée par le professeur Mansouri, directeur général du Laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques (LNCPP), placé sous la tutelle du ministère de la Santé, a de quoi rassurer les consommateurs en ces temps de sinistrose ambiante. Pour lui, le contrôle est " systématique " et se fait " lot par lot " depuis la nouvelle réglementation mise en place en 1995.

Le même avis est partagé du reste par bon nombre d’intervenants dans l’industrie pharmaceutiques, dont certains s’étonnent même de l’évocation du sujet. Pour le directeur général de l’Institut national algérien de la propriété industrielle (INAPI), M. Aïssaoui, pour qui l’industrie pharmaceutique est épargnée, " les circuits de production et de commercialisation dans cette filière sont bien définis et, de ce fait, l’évaluation de la conformité des produits s’effectue de bout en bout. " " Pourtant le risque zéro n’existe pas " tempère d’autres. Des cas, certes " isolés " mais bien réels sont signalés de temps à autres. Des pharmaciens privés n’ont pas manqués d’avouer des cas de sous-dosage de médicaments et de certaines " ruses commerciales ", citant des cas de vaccins administrés mais inefficients, à l’exemple de vaccins antigrippaux.

D’autres s’interrogent sur les prix trop bas de certains médicaments soupçonnant une inefficience avérée, d’autant plus que la cherté des médicaments de certaines classes thérapeutiques, favoriseraient ce genre de trafic. Et afin d’étouffer dans l’œuf le fléau de la contrefaçon des médicaments, les autorités sanitaires du pays ont mis en place un centre de bioéquivalence, crée dans le cadre d’une convention bilatérale conclue avec la Jordanie, et qui assurera la qualité, la sécurité et l’efficacité des médicaments en Algérie.

Selon le DG du LNCPP, pour qui de 1996 à aujourd’hui, le taux de non -conformité est passé de 3% à 0,1%, cette structure complétant le laboratoire de contrôle de la qualité, a pour mission d’établir des liens avec les centres hospitalo-universitaires (CHU) qui élaborent les protocoles cliniques des médicaments génériques, qui seront prescrits aux malades au niveau des hôpitaux.

D’autre part, et à l’échelle maghrébine, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie ont signé une convention portant sur la création d’une Ligue des conseils des pharmaciens des pays de la région. Une ligue dont la mission sera d’harmoniser et de rapprocher les systèmes et les programmes au niveau du Maghreb, d’autant plus que la mondialisation aidant, les politiques nationales de la santé autrefois liées à l’OMS seraient régies désormais par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Ce qui a fait dire au premier responsable de l’Ordre des pharmaciens algériens, qu’il est nécessaire de sécuriser " tous les maillons de la chaîne du médicament " et de créer une " agence du médicament conformément aux engagements de notre pays vis-à-vis de l’OMC. "

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