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  #64 (permalink)  
Old 23rd October 2007, 02:02
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La Centrale Syndicale et les opérateurs économiques tirent la sonnette d’alarme :


Mardi 23 octobre 2007 -- Les positions des représentants gouvernementaux, la Centrale Syndicale et les opérateurs du secteur de l’industrie pharmaceutique ont différé quant à la situation dudit secteur en Algérie.

Selon les chiffres avancés par le Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Amar Tou, la production nationale a atteint 31.5 %, en indiquant le recul de la valeur des importations à moins d’un milliard d’euro en 2006. Il a, aussi, mentionné l’allocation d’une enveloppe de 19 milliards de dinars conformément au projet de loi de finances 2008 pour certains médicaments notamment ceux des maladies chroniques.

Le même élan d’enthousiasme a été adopté par le Ministre de l’Industrie M. Hamid Temmar qui a mis l’accent sur la nécessité d’inclure le secteur de l’industrie pharmaceutique dans les secteurs ayant une priorité dans la stratégie industrielle.

Par ailleurs, le Secrétaire National chargé des Affaires Economiques à la Centrale Syndicale, M. Lakhdhar Bendine a émis quelque critique limpide, allant à l’encontre des directives des autorités publiques, quant aux choix du gouvernement. Il a, aussi, indiqué que l’Algérie a suivi un processus libéral avant l’adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Il est à signaler que les nouvelles mesures contribuent à réduire le nombre de producteurs locaux, et menacent 50 entreprises algériennes de fermer leur porte et la perte de 12 mille opérateurs.

Toutefois, le Secrétaire Général de l’Union Nationale des Opérateurs du secteur pharmaceutique, M. Nabil Mellah a indiqué que la production locale représente 28 % du chiffre d’affaires, en critiquant le fait qu’il y ait seulement six importateurs qui partagent la somme de 600 mille euro.

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  #65 (permalink)  
Old 23rd October 2007, 13:04
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Old 23rd October 2007, 14:17
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Mardi 23 octobre 2007 -- Les spécialistes de la production pharmaceutiques se sont réunis, hier à l’hôtel El-Aurassi à l’initiative de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (Unop) pour débattre des perspectives de développement de l’industrie pharmaceutique algérienne dans le nouveau contexte international.

Lors de cette rencontre, le ministre de l’Industrie, M. Abdelhamid Temmar, s’adressant aux industriels algériens dans le secteur de la pharmacie, a suggéré une fusion en vue de créer des entreprises plus grandes, notamment un «géant pharmaceutique» capable de concurrencer les leaders du domaine au niveau mondial. Le ministre a même proposé l’aide de son département pour le financement d’une étude qui serait réalisée par un bureau national et international.

Proposant aussi une spécialisation de la production, Abdelhamid Temmar a aussi appelé les présents à s’investir dans la recherche-développement. L’aide du ministère pourrait aussi se traduire, selon ce responsable, par des conseils juridico- financiers «en vue d’aller vers la conception de la fusion», dira le ministre. Ce dernier notera en outre que ce serait autour de l’entreprise nationale Saidal que les industriels algériens dans le domaine devraient «se regrouper» pour se projeter dans le marché mondial.

«L’Etat nous demande de nous mettre à niveau, mais le problème c’est que cela ne sert à rien du moment que l’environnement de l’entreprise n’est pas mis à niveau. Pour ce qui est de la part du marché, il existe en Algérie 5 000 produits enregistrés parmi lesquels seulement 1 000 sont algériens donc 20% sont fabriqués localement,» explique, pour sa part, M. Mellah, secrétaire général de l’Unop.

Ce dernier notera en outre : «Il faut toutefois augmenter le nombre de produits, chose que les industriels ne peuvent faire actuellement. Tous nos adhérents se plaignent des lenteurs dans l’enregistrement du fait du manque de moyens humains et matériels au niveau notamment du ministère de la Santé en vue de l’étude des dossiers d’enregistrement. Aujourd’hui, les producteurs, au lieu de déposer 20 ou 30 produits, en déposent seulement 10 par an, puisque de toute façon ils ne pourront pas en enregistrer plus.»

Le secrétaire général de l’Unop conclura : «Le discours du ministre de l’Industrie est coupé de la réalité et pour preuve, les textes n’existent pas pour réaliser le type de fusion dont il parle. Nous avons déjà tenté de créer un holding, mais notre projet est tombé à l’eau pour cause de vide juridique. Ainsi, et pour illustrer les problèmes dans lesquels se débattent les industriels du domaine, six entreprises ont été proposées à la vente durant les six derniers mois.»

Pour sa part, présent à cette rencontre Amar Tou, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a précisé que le coût du médicament représente en Algérie 30 euros par personne et par an. Ceci, alors que la couverture des besoins par la production nationale était de l’ordre de 24,70 % en 2004, 29,13% en 2005 et 34,54% pour l’année 2006. «Contrairement à ce que disent certains analystes la production nationale pharmaceutique évolue», a déclaré le ministre.

Amar Tou dira aussi que la facture des importations était de 758 millions d’euros en 2004, 1004,4 millions en 2005 et a atteint les 900,62 millions en 2006. Seulement pour le premier semestre 2007, elle a été estimée à 475 millions d’euros. Pour cette année, la facture sera plus importante, selon le ministre du fait que l’Etat a décidé d’importer de nouveaux médicaments, notamment des anticancéreux, contre l’hépatite et pour certaines maladies orphelines. 9 milliards de dinars ont été consacrés à ces maladies dans le cadre de la loi de finances 2007. Pour l’année 2008, cette facture passera à 19 milliards de dinars.

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Old 23rd October 2007, 15:55
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Mardi 23 octobre 2007 -- La facture d’importation des médicaments de l’année 2007 dépassera largement le montant de 1,2 milliard de dollars enregistré à la fin de 2006, selon le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Amar Tou.

Ces prévisions sont confortées par les statistiques douanières qui font déjà état d’une facture de 1 milliard de dollars au cours des 9 premiers mois de l’année. La hausse attendue s’explique, selon le ministre, par la décision de l’Etat de prendre en charge certains médicaments utilisés contre les maladies graves.

«Dans le cadre de la loi de finances 2007, l’Etat a consacré 9,5 milliards de dinars à l’importation des médicaments anticancéreux, aux anti-hépatites ainsi qu’aux maladies rares, dites maladies orphelines, qui bénéficient de très peu de recherches et dont les coûts des soins sont extrêmement excessifs», a-t-il souligné, en ajoutant qu’un budget supplémentaire de 19 milliards de dinars est prévu dans la loi de finances pour 2008.

S’exprimant hier lors d’un séminaire sur les perspectives de développement de l’industrie pharmaceutique nationale dans le nouveau contexte international, le ministre a indiqué qu’en Algérie, la consommation annuelle des médicaments en 2006 avait atteint 30,9 euros par habitant, contre 16,5 euros au Maroc et 34,45 euros en France.

Se référant à la même période, le ministre a expliqué que la production nationale ne couvre que 34,54 % des besoins du marché local. Un taux qui dénote la forte dépendance de l’Algérie, notamment de la France qui reste notre premier fournisseur avec 57,8 % du volume total des médicaments importés.

Ce recours accru à l’importation s’explique par la fragilité de l’industrie pharmaceutique (le secteur public de l’industrie a chuté de 18,1 % au 1er semestre 2007, selon l’ONS) et la rareté des investisseurs dans la production des médicaments.

De l’aveu même du ministre de la Santé, «l’Algérie ne compte pas plus de 54 fabricants de médicaments, contre 121 importateurs». Pour sa part, le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, Hamid Temmar, a constaté que le secteur est «émietté» et ne travaille pas sur une base industrielle solide.

Pour remettre le secteur sur pied, l’éminent économiste propose aux entreprises pharmaceutiques d’aller vers la concentration en se spécialisant dans la fabrication des produits qui répondent aux besoins du marché. Il leur propose par ailleurs de se fusionner pour former une grande entreprise capable d’être compétitive avec les firmes étrangères qui accaparent le marché local par la commercialisation de leurs produits.

Une deuxième possibilité pour redresser le secteur : les petites entreprises pourraient s’associer au «géant national des médicaments Saïdal et former une société mixte capable de se positionner à l’échelle nationale et de se faire une place sur le marché mondiale, actuellement accaparé par les Américains et les Canadiens (50 %), l’Union européenne (30 %) et le Japon (11 %).» Pour permettre aux industriels du secteur d’asseoir leur stratégie et d’aller vers la fusion, M. Temmar promet de mettre à leur disposition des conseils juridico-financiers et des bureaux d’études.

Le président du Forum des chefs d’entreprise, Réda Hamiani, a déploré pour sa part l’augmentation des importations «vertigineuses» des médicaments sans contrepartie. «Les grands groupes pharmaceutiques ne veulent être présents que pour vendre leurs produits sans aucune perspective de partenariat, de recherche ou d’investissements», a-t-il regretté.

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Old 24th October 2007, 01:50
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Mercredi 24 octobre 2007 -- Les représentants de l’Union Nationale des Opérateurs de la Pharmacie (UNOP) ont élaboré, hier, un avant-projet de recommandations, en marge d’un séminaire sur l’industrie pharmaceutique nationale qui s’est tenu à l’hôtel El Aurassi portant sur les perspectives de développement de l’industrie pharmaceutique algérienne.

Par ailleurs, les participants au colloque ont dégagé de nombreuses recommandations, à savoir la création d’une Agence Nationale des Médicaments chargée de faciliter le travail des opérateurs, d’adopter des bases transparentes, de faciliter le remboursement des médicaments produits localement, de fournir des statistiques exactes et justes sur le secteur et enfin d’améliorer l’atmosphère et le cadre de travail des entreprises.

Aussi, le vice-président de l’Union M. Nabil Mellah a précisé, lors d’une conférence de presse, qu’il s’avère nécessaire de bénéficier de mécanismes de soutien en vue de protéger les produits locaux avant l’adhésion à l’OMC.

En outre, les experts ont mis au grand jour plusieurs réalités liées au marché des médicaments en Algérie notamment la main mise des laboratoires français sur ce secteur. Les derniers chiffres et statistiques ont signalé l’augmentation de la facture des médicaments d’environ 1.2 milliards de dollars en 2006 contre 1.07 milliards de dollars en 2005. En outre, les laboratoires français représentent un taux transcendant les 65 % des importations des médicaments en Algérie, suivi de la Jordanie avec 5 % et ensuite les Etats Unis d’Amérique avec 2 %.

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Old 25th October 2007, 18:11
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Mercredi 24 octobre 2007 -- Les travaux du colloque international sur « Les perspectives de développement pour l’industrie pharmaceutique algérienne dans le nouveau contexte international » ont été sanctionnés hier par une série de recommandations.

L’Union nationale des opérateurs en pharmacie (Unop) est convaincue que la meilleure solution de faire sortir le secteur de l’industrie pharmaceutique du marasme est de commencer par poursuivre le dialogue et la concertation avec les autorités gouvernementales sur une base régulière et structurée afin de « définir une stratégie industrielle et de santé publique concertée ». L’absence de mesures incitatives concrètes pour encourager l’investissement a mis, selon l’Unop, les entreprises nationales dans d’énormes difficultés. Parmi ces mesures, les opérateurs en pharmacie font référence à la mise à jour et à la simplification et l’accélération des procédures d’enregistrement qui constituent — un des problèmes majeurs que rencontrent les fabricants — par la création d’une agence nationale du médicament dont les missions seront définies en concertation étroite avec la profession.

Les opérateurs en pharmacie proposent aussi la mise en adéquation de la taille des entreprises avec leur environnement international avec une prise en compte du contexte algérien, le soutien au développement de la production de nouveaux médicaments qui ne sont pas brevetés en Algérie. Ainsi, l’Unop souhaite qu’une stratégie nationale de développement industriel dans le domaine pharmaceutique soit élaborée avant d’engager les négociations avec l’OMC qui pourraient affecter ce secteur. Elle souhaite contribuer à préciser la stratégie de négociations pour l’accession à l’OMC. Lors d’un point de presse organisé à la clôture des travaux, le secrétaire général de l’Unop, M. Mellah a tenu à souligner l’importance du développement des ressources humaines au niveau des entreprises. Un des aspects, selon lui, auquel il faut s’intéresser pour justement se préparer à la mise en adéquation des entreprises afin de s’engager dans cette nouvelle approche qui est la fusion des entreprises. Le directeur général honoraire de la commission européenne,

M. Sauer, a affirmé de son côté que la fusion « n’est pas une solution » de toute stratégie visant à relancer l’industrie pharmaceutique algérienne. « Le plus important aujourd’hui est de prendre les mesures nécessaires pour permettre à la production nationale de passer de 25 à 60% de parts de marché », a-t-il indiqué en précisant que cette fusion nécessite des supports financiers importants. Il a estimé qu’« une fusion pour réaliser une expansion d’entreprise est nécessaire, alors que réaliser une fusion-absorption, c’est reconnaître l’échec et le gaspillage de son investissement », tout en signalant qu’avant toute fusion, il est plus intéressant d’aider au développement industriel des petites entreprises. « Lesquelles peuvent constituer un tissu industriel, voire une base pour des fusions plus consolidées. » Il a par ailleurs relevé la nécessité pour l’Algérie de se doter d’une agence nationale du médicament qui aura pour principale mission de réguler le marché. Une agence qui sera dotée, a-t-il indiqué, d’un budget autonome et de procéder à un recrutement massif de professionnels de la santé pour permettre à cette dernière de bien mener sa mission.

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Old 25th October 2007, 18:11
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Jeudi 25 Octobre 2007 -- Dans le cadre du renforcement de sa position en Algérie, GE HealthCare, la branche de services médicaux du géant des technologies, médias et services financier General Electric Company (GE), a annoncé, avant-hier, la nomination du Dr Karim Zoheir Harchaoui en tant que directeur général de GE Healthcare en Algérie. Cette nomination stratégique reflète aussi bien l’engagement de GE Healthcare à renforcer sa présence en Algérie que la situation du marché, lui-même, qui connaît une croissance florissante dans le développement des infrastructures des soins médicaux.

Le Dr Harchaoui aura à piloter la croissance organique de la société en Algérie. Il sera responsable aussi bien du développement et de l’expansion des relations avec les clients que de l’exécution d’une stratégie autour de partenariats à long terme avec les secteurs privé et public qui contribueront à transformer la façon de prodiguer les soins de santé en Algérie. Il s’agit, entre autres, de mettre l’accent sur le concept de “santé ré-imaginée” de GE qui fait la promotion du modèle de “santé précoce”.

À noter que GE Healthcare commercialise des technologies de pointe et des solutions pour l’industrie médicale à travers le monde, tout en investissant plus de 1 milliard de dollars US par année dans la recherche et le développement.

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