Jeudi 10 Mai 2007 -- Les associations écologiques de la wilaya de Naâma accordent un grand intérêt à la lutte contre la pollution des cours d’eau et des sources qui se déversent dans le lac de Dayra situé dans la commune de Aïn- Benkhelil (Naâma), indique la Direction de l’environnement de la wilaya.
Ces associations, ajoute-t-on, ont à leur actif plusieurs interventions sur le terrain, dont la plus récente a permis la création d’un système d’épuration et de traitement des eaux usées, outre les activités de sensibilisation et de vulgarisation de la culture environnementale. Le financement du projet de la protection de la zone humide du lac de Dayra assuré par le Fonds mondial de l’environnement, prend également en charge d’autres zones menacées telles El-Meregueb à M’sila et Taghit à Béchar comme première étape au développement de l’écotourisme, grâce notamment à des opérations de gestion durable des ressources naturelles, de valorisation et de protection de la biodiversité, de la faune et de la flore menacées de disparition, en intégrant des associations écologiques.
L’association nationale de réflexion et d’échanges écologiques, des représentants des associations de familles et de femmes rurales résidant à proximité des zones naturelles classées, sont appelées à jouer un rôle prépondérant dans la vulgarisation de l’éducation environnementale et l’amélioration du milieu naturel en luttant contre les dangers menaçant la nature tels que la désertification et la pollution. La stratégie adoptée dans ce cadre repose, selon un cadre de la Direction de l’environnement de Naâma, sur l’élaboration d’un programme de gestion et de valorisation du patrimoine environnemental, auquel sont associés les riverains. Cet aspect participatif des citoyens, a-t-il ajouté, est devenu nécessaire afin de répondre aux objectifs liés à la gestion rationnelle des ressources et au développement durable dont le programme a touché 14 % des familles rurales.
De nombreux écologistes ont affirmé par ailleurs que la wilaya de Naâma a un besoin pressant en matière de réserves naturelles protégées répondant aux normes scientifiques de modernisation de la gestion du milieu naturel pour mettre fin à la dégradation du couvert végétal, pour la protection des étangs, l’exploitation des eaux de ruissellement, le traitement des points sensibles menacés par la désertification et enfin la protection de la biodiversité.
Dans ce contexte, la Conservation des forêts de la wilaya de Naâma organise régulièrement des sessions de formation au profit des associations écologiques sur des thèmes liés à la diversité biologique, la gestion durable des ressources naturelles dans les zones arides ou semi-arides avec la participation d’universitaires de plusieurs wilayas du pays (Béjaïa, Sétif, Tlemcen) outre le laboratoire de biotechnologie de l’université d’Oran qui présente ses recherches axées autour des méthodes biologiques de fixation des dunes en plus des données scientifiques et topographiques de mise en place de mécanismes spéciaux pour la lutte contre la désertification.
La commune de Aïn-Benkhelil a été la première bénéficiaire de ces opérations en 2004. Un intérêt particulier a été accordé au site de Ogla- Dayra en le classant zone humide s’étendant sur 2343 hectares. 62 millions de dinars ont été alloués à la réalisation de divers travaux sur ce site qui constitue un exemple type de la diversité faunistique et floristique adaptée au milieu naturel steppique disposant d’espèces végétales classées à l’instar de l’alfa. Ce site est également riche en plantes médecinales et fourragères outre 17 espèces d’oiseaux protégés et deux espèces de mammifères.
Les secteurs de l’environnement et des forêts de cette wilaya ont accompli d’énormes progrès sur le terrain dans le but de réhabiliter cette région qui a bénéficié de projets dans le cadre de l’opération "G 35" financée par le Fonds mondial de l’environnement relevant de l’Organisation des Nations unies qui vise à développer la zone humide de Ogla-Dayra à Aïn-Benkhelil. La sensibilisation, l’éducation environnementale et la mise en œuvre d’expériences scientifiques dans la région constituent ainsi, selon les encadreurs des associations, des moyens efficaces pour une meilleure gestion de la richesse naturelle dégradée et l’exploitation rationnelle des ressources steppiques.
L’unité des gardes-côtes a encerclé depuis le mois de septembre 2006 l’espace maritime, avec un contrôle renforcé pour combattre l’immigration clandestine et cela a permis de protéger les variétés de corail. Les services de la gendarmerie et de la sûreté nationale ont resserré l’étau sur les accès terrestres en direction des frontières, notamment dans la région de Koléa, mais malgré cela le pillage du corail se poursuit, ainsi que le trafic dans la région de la bande frontalière.
C’est pourquoi les services de la sécurité wilayale ont adopté un plan afin d’étendre leur capacité territoriale, ce qui leur a permis de faire échouer deux tentatives de trafic de corail extrait récemment dans la commune de Oum Etouboul. La première opération s’est déroulée dans le village de El Hadada, distant de la bande frontalière par 3 kilomètres, et la police judiciaire itinérante a pu saisir dans l’une des maisons 15 kilos de corail.
Dans la même semaine, la police judiciaire itinérante s’est déplacée vers une région forestière isolée, située à quelques mètres seulement de la bande frontalière dans la même commune, où 64 kilos de corail pur ont été découverts.
Selon les spécialistes, certains marins ont leurs techniques pour piller le corail et le cacher, à l’abri du contrôle maritime, sur les côtes et dans les ports.
Dimanche 20 mai 2007 -- La compagnie nationale Sonatrach et ses partenaires Sonangol (Angola), Samir (Maroc), Statoil (Norvège), Total (France), Repsol et Cepsa (Espagne) et ENI (Italie) ont procédé, hier à l’hôtel Hilton, sous les auspices de Sonatrach, activité Transport par canalisations (TRC), à la signature du pacte des actionnaires et la constitution des statuts de création de la société multinationale de lutte contre la pollution marine par les hydrocarbures dans la rive sud de la Méditerranée et la côte Ouest de l’Afrique.
Dénommée Oil Spill Response Company (OSPREC – SPA), cette société a pour objectif la prévention et l’intervention contre la pollution marine dans cette région, sur une zone d’action de 20 000 kilomètres s’étalant des côtes égyptiennes jusqu’au golfe de Cabinda en Angola et qui touche 20 pays.
Dotée d’un capital social de 600 000 dollars et de droit algérien, avec un siège basé à Alger, OSPREC reste ouverte à l’adhésion volontaire d’autres compagnies pétrolières activant en Algérie, en plus de ses actionnaires. Parmi les sociétés intéressées à rejoindre les compagnies fondatrices d’OSPREC, le vice-président TRC, Hocine Chekired, a cité la compagnie australienne BHP ainsi que des filiales du groupe Sonatrach, la société de transport des hydrocarbures STH et la société Naftal.
En indiquant, avec un minimum de 8,5% des parts pour un siège, que Sonatrach détient 49,5% du capital avec 4 sièges au conseil d’administration de la SPA OSPREC qui sera installé en juin prochain et dont le P-dg et le directeur général seront de nationalité algérienne. En outre, Sonangol détient 17% des parts et Samir 10% soit respectivement deux sièges et un siège tandis que les cinq autres actionnaires possèdent chacun 4,7% des parts et sont représentés avec deux membres au conseil d’administration.
Cette société sera réellement opérationnelle dans une année, dès l’achèvement du processus de constitution de la société (un siège à Alger et un centre d’intervention à Arzew), la constitution de stocks Piles en Tunisie et au Maroc et la constitution d’un centre d’intervention en Angola. Soit, l’OSPREC devant durant cette période s’organiser et s’équiper en équipements et moyens d’intervention prompte et efficace, avec un budget programmé de 4 millions d’euros d’investissements et 1 million d’euros pour l’exploitation.
Une société impulsée, voilà 3 années, par l’Algérie qui a connu par le passé trois accidents de pollution marine par hydrocarbures dont celui survenu en 1976, l’année où le navire Ellen Conway échoua avec une cargaison de 32 000 tonnes de brut causant d’importants déversements le long de nos côtes.
Selon les experts, chaque année un million de tonnes de brut ou équivalent sont déversées en zone méditerranéenne, en raison des différents déballastages et incidents de pollution des navires et des rejets le long du littoral. Rappelons également qu’un quart du trafic maritime mondial d’hydrocarbures, soit près de 400 millions de tonnes, longe les côtes du Maghreb.
Lundi 21 mai 2007 -- En marge de cette double cérémonie, le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a indiqué que l’accord de coopération pour le développement du nucléaire civil entre l’Algérie et les Etats-Unis sera signé le 9 juin prochain. Une coopération bilatérale conçue notamment en termes d’échanges d’expertises et de visites de laboratoires et centres de recherche dans les deux pays.
Cela étant, Chakib Khelil a profité de cette cérémonie pour relancer son appel en vue de la séquestration ou stockage du gaz carbonique dans le sous-sol du gisement gazier. Cela, en citant en exemple le partenariat initié avec la compagnie britannique BP à In-Salah. La séquestration du CO2 ou un moyen de lutte contre le réchauffement climatique dans le monde, une tendance forte et favorisée essentiellement par le facteur humain. Également, une solution à même de résoudre, selon Chakib Khelil, l’équation du développement économique et écologique.
En ce sens, le ministre de l’Energie et des Mines a prôné le recours à cette technologie et appelé à l’apport technologique des grands pays pollueurs. Une occasion pour le ministre de rappeler la bonne qualité du gaz naturel algérien, dans le contexte de développement à terme du marché liquide du GNL et de la réorientation de la politique énergétique de l’Algérie. Une réorientation dont Chakib Khelil avait évoqué la veille quelques aspects concernant notamment nos rapports avec l’Union européenne et les Etats- Unis, la commercialisation du GNL algérien ainsi que les critères de choix des attributaires de projets de développement d’hydrocarbures. Et dans le contexte de cette réorientation, l’Algérie demeurant encore un marché attractif et porteur à l’échelle internationale, selon les assurances de Chakib Khelil.
Lundi 21 mai 2007 -- A l’occasion du 19 Mai, Journée nationale de l’étudiant, la wilaya de Khenchela a décidé d’organiser à la mémoire du professeur Salah Djebaïli, ex-recteur de l’université de Bab-Ezzouar, assassiné par la horde terroriste le 31 mai 1994, des journées thématiques sur l’événement.
Le défunt était responsable du comité national de l’environnement, première institution du genre en Algérie, créé en 1974. Spécialiste des régions désertiques, il était considéré comme le précurseur de l’écologie algérienne, chercheur, professeur d’écologie diplômé de l’université de Nîmes, ex-entraîneur de l’équipe nationale, un grand homme de réputation mondiale, il a été assassiné en 1994 dans l’enceinte même de l’université de Bab-Ezzouar, par un groupe de terroristes. Ce rendez-vous sera agrémenté par des expositions relatives à l’environnement, la biographie et aux travaux du professeur Djebaïli. Parallèlement et au niveau du centre universitaire, des récompenses seront remises aux étudiants nouveaux boursiers à l’étranger de l’Institut des sciences économiques, aux lauréats des dernières soutenances, et aux équipes sportives gagnantes aux tournois organisés à l’occasion du 19 Mai.
Representatives from the Sonatrach group and its partners Sonangol (Angola), Samir (Morocco), Statoil (Norway), Total (France), Repsol (Spain), Cepsa (Spain) and ENI (Italy) signed a document on Saturday (May 19th) at the Algiers Hilton hotel creating a new multinational joint stock company which aims to combat marine pollution caused by hydrocarbons. The new company is called "Oil Spill Response Company" (OSPREC).
The move is a first not only for Algeria, but for the whole Mediterranean basin. The initiative was developed in response to the need for an efficient tool on the regional level to combat pollution from oil and other hydrocarbons. The new multinational will be responsible for fighting marine pollution caused by hydrocarbons along 20,000 km of coastline stretching along the southern shore of the Mediterranean and the shore of West Africa.
OSPREC boasts share capital of roughly 600,000 dollars for the first phase of its operations, and expects approximately $4m in investments for the second phase. Sonatrach holds 49.5% of the company's shares.
OSPREC’s main task will be to improve the abilities of individual coastal states to take action in the event of a major pollution incident. The company will also support coordination between states by providing training in new technologies and facilitating information exchanges on operational, technical, legal and financial matters in the field.
The signing ceremony on Saturday was only one of several steps in bringing the company into action. President Bouteflika first suggested the initiative during the second African Petrol Congress in February 2005. Algeria's Benamar Zenasni, a member of the company’s steering committee, indicated to Magharebia at the signing ceremony that its board of directors is expected to be set up in June 2008, which indicates that it may be at least a year before OSPREC becomes operational.
The firm’s headquarters will be located in Algiers, but an operations centre already exists in Arzew (500 km west of the capital), adjacent to a petrochemical plant. Additional operations centres are planned in the medium term for Morocco and Tunisia, as well as a major intervention centre in Angola.
"Given that a quarter of the world’s traffic in hydrocarbons, in other words, nearly 400 million tonnes, sails along the coasts of the Maghreb," Algerian energy mining and energy minister Chakib Khelil said, "there is a high risk of an accident involving oil tankers along the southern shore of the Mediterranean and along the West African coast".
"States and oil companies must therefore take action to prevent and tackle possible far-reaching disasters like the ones seen off the French and Spanish coasts," he added.
The minister went on to stress that "while the legal and regulatory framework covering prevention and action on pollution remains the province of the individual states, the effective implementation of these laws and related agreements could involve specialist operators."