Dimanche 15 Avril 2007 -- Le programme de reboisement lancé par le service des espaces verts de l’APC de Skikda avec le concours d’Ecologica, des comités de quartier et des clubs verts de quelques maisons de jeunes a permis la plantation entre 4 000 et 5 000 espèces d’arbrisseaux. Les cités ciblées sont les Frères- Saâdi, 641-Logements, l’Espérance, Salah-Boulekeroua (deux sites : 172- Logements, lotissements 03, 20-Août- 55, Merdj-Eddib, les Frères-Khaldi, 790-Logements, le 8-Mai-45, Hamada-Boulesnane (500- Logements), Boulekroud III, la cité Loukil de Stora et quelques cités de la Police.
Y ont été concernées également deux clubs verts de l’auberge de jeunesse de la cité Mohamed-Namous et Merdj-Eddib ainsi que la mosquée du 1er-Novembre de Merdj-Eddib. Ce plan d’action a ciblé aussi bien les centres et bibliothèques communaux que les groupements scolaires au nombre de 40. Il a été effectif en décembre 2006, sa clôture a coïncidé avec la Journée de l’arbre qui coïncide avec le 21 mars de chaque année. Il a été nécessaire pour doter la ville d’une oxygénation qui lui fait défaut et contribuer un tant soit peu à embellir quelques quartiers dont l’omniprésence du béton, des ordures ménagères à même le sol et des eaux usées à ciel ouvert est toujours d’actualité. Plusieurs espèces d’arbres ont été plantés en prenant en considération les spécificités de chaque quartier. “Pour l’exemple, à Merdj-Eddib, on a opté pour le peuplier dont la faculté d’absorber de l’eau sied à merveille à la caractéristique de cette cité (une prairie).
Par contre, à Boulekeroua, au niveau du site des logements évolutifs, on a procédé à l’implantation d’eucalyptus nécessaires à lutter contre les glissements de terrain”, nous déclare Laïfa Razik, chef de service des espaces verts de l’APC de Skikda. Parmi elles, il conviendrait de citer le troène, le jasmin, l’hortensia, lantana, le rosier rouge, Meoyprun, fusain, le peuplier et l’eucalyptus (déjà cités). Les jardins publics ne sont pas en reste et figurent dans l’agenda des projections du service cité. Ils verront incessamment la plantation d’œillets et roses d’Inde, d’œillets géants, de zinnia et souci dont “c’est la saison idéale”, dira notre interlocutrice.
Par ailleurs, des gardiens sont réquisitionnés pour veiller à ce que le spectre de leur dégradation soit éloigné au maximum, car en plus des citoyens qui ne respectent pas scrupuleusement les textes de loi en vigueur, les gérants des locaux commerciaux qui y sont mitoyens ne lésinent pas trop sur les moyens pour jeter les déchets solides et liquides qui polluent l’atmosphère et l’espace vert. Les aspects financier, réglementaire et répressif propres à ce volet entrent en vigueur. Le premier consistera en l’accord d’une enveloppe financière à même de contribuer à la création d’espaces verts dans le cadre de l’aménagement urbain. Le deuxième est plus “simple” : l’application pure et simple des textes de loi en vigueur à travers l’interdiction de délivrer un permis de construire ou un certificat de conformité à tout projet n’ayant pas inclu un projet d’espaces verts notamment.
Dans ce contexte, la création d’une cellule du contentieux relevant du service des espaces verts peut apporter beaucoup. Le troisième et dernier devra permettre la punition d’une peine de deux à cinq ans assortie d’une amende de 10 millions de centimes de toute personne ayant contribué à la dégradation d’un espace vert.
Dimanche 15 Avril 2007 -- Les déchets posent un énorme problème au cheflieu de wilaya de Bordj-Bou-Arréridj et aux nombreuses communes. On trouve du papier gras, des bouteilles en verre, des sacs en plastique agglomérés en bord de route, dispersés dans les champs, pris dans les branchages des arbres... L’incivisme des citoyens conjugué au manque de moyens des communes font que les populations souffrent de pollution.
En effet, les citoyens ne se sentent pas responsables de l’extérieur. Chacun déplore la saleté des villes et le raz-de-marée des sacs en plastique dans les campagnes, mais personne n’y participe pour préserver l’environnement. D’un côté, les gens jettent, de l’autre les services des APC ne ramassent pas suffisamment. Il va sans dire que la gestion des déchets reste sous la responsabilité directe des APC. A titre illustratif, le chef-lieu de wilaya compte deux décharges publiques l’une surveillée, l’autre sauvage pour un traitement de 100 tonnes/jour : Ras El-Oued, 44 tonnes de déchets/jour, (2 décharges sauvages), Aïn Tougrout, 20t/j , (1 décharge sauvage), Bordj Ghadir, 51t/j, (5 décharges sauvages), Medjana 36 t/j, (4 décharges sauvages), Bir Kasd’ali 40t/j, (3 décharges sauvages), Bordj Zemmourah 15 t/j, (2 décharges sauvages), El Hamadia 40 t/j, (1 décharge sauvage).
Un véritable problème de santé publique est bien réel, appelant des solutions concrètes face à l’augmentation du volume des déchets dont la destruction se fait par incinération considérée comme polluante à plus d’un titre. En effet, les communes n’arrivent pas à gérer convenablement les décharges faute d’équipements de traitement, même l’enfouissement des déchets pose problème car il ne respecte pas l’environnement. C’est pourquoi l’Etat doit mettre un dispositif d’ensemble, de valorisation, de traitement, de sélection et de destruction des ordures ménagères, et ce, dans l’intérêt des populations.
Samedi 21 Avril 2007 -- Lors d’une soirée-gala organisée ce 19 avril à Singapour, des personnalités ont été honorées pour leurs actions en faveur de l’environnement et du développement durable. La cérémonie de remise des trophées des champions de la terre 2007 a eu lieu en présence de stars hollywoodiennes et de militants de l’environnement. Cette distinction représente selon ses initiateurs une reconnaissance des travaux jugés “remarquables” et “exceptionnels” par le programme des Nations-Unies pour l’environnement.
Parmi les lauréats figure le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, M. Cherif Rahmani. Ont aussi été honorés à cette occasion, Al Gore, l’ancien vice-président des Etats-Unis, Gillesa Gozun des Philippines, Viveka Bonn de Suède ainsi que le Comité olympique international. Les trophées remis aux lauréats ont été réalisés par l’artiste Kenyan Kioko à partir de métal recyclé et ont été remis aux lauréats et à leurs représentants par M. Achim Steiner, sous-secrétaire général de l’ONU.
Par ailleurs, M. Cherif Rahmani a été honoré pour avoir mis en place un cadre juridique environnemental en Algérie et grâce au programme de lutte contre la désertification. A cette occasion, le ministre de l’Aménagement du territoire a déclaré : “Dotés de sagesse et de grandeur, les déserts personnifient la solitude… C’est en effet la solitude et le silence des déserts qui ont stimulé les cultures qui composent beaucoup de notre héritage universel.” Et d’ajouter : “Mais aujourd’hui, le monde est soumis à un abus en expansion de multiples manières et cet abus atteint même les déserts. J’espère que j’ai contribué à ma modeste façon à construire une société en harmonie avec la nature.”
Par ailleurs, Mme Elisea Bebet Gillera Gozun a été honorée pour avoir fait avancer l’agenda de l’environnement alors que Viveka Bohn a reçu le prix pour avoir joué un rôle de leader dans les efforts globaux afin d’assurer la sécurité chimique et ce, surtout à travers le processus d’une approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques. Son Excellence Mlle Marina Silva a été honorée pour sa lutte pour la protection de la forêt tropicale amazonienne.
Dimanche 22 avril 2007 -- Le Sommet mondial de l’entreprise et l’environnement, tenu les jeudi et vendredi derniers à Singapour, a été, une fois encore, une occasion favorable pour présenter les véritables préoccupations qui menacent la Terre en ce XXIe siècle.
Près de 600 cadres et spécialistes ont participé à ce sommet de deux jours, qui a été organisé par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) pour discuter de la manière à créer une synergie entre les secteurs privé et public et les gouvernements pour faire face aux défis environnementaux.
L’Algérie, représentée par son ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, M. Cherif Rahmani, a fait preuve de son attachement à ses engagements à la lutte contre tous les phénomènes naturels et industriels néfastes pour l’environnement et menaçant la Terre.
Le sommet vise à ce que le monde de l’entreprise accorde davantage d’importance à la protection de l’environnement. Dans un discours prononcé lors de la cérémonie d’ouverture du sommet, le ministre singapourien pour l’Environnement et les Ressources hydrauliques, M. Yaacob Ibrahim, a appelé le monde des affaires et de l’entreprise à «prendre davantage en considération les questions environnementales».
Dans sa déclaration, il a estimé que «la réduction de consommation d’énergie et de matières premières tout comme la limite des émissions et des déchets des processus de production sont des contributions clés pour faire face aux défis environnementaux mondiaux et régionaux».
Dans le sens des déclarations du ministre singapourien, il faut dire que le gouvernement algérien a élaboré des lois visant justement à lutter contre le phénomène de la pollution, notamment industrielle, principale cause de la dégradation de l’environnement en Algérie et dans le monde.
Les mesures prises ont d’ailleurs permis à l’Algérie de remporter, par le biais de M. Cherif Rahmani, le prix de Champion du monde de la Terre 2007. A travers l’élaboration et l’adoption de ses mesures institutionnelles, l’Algérie prouve son engagement à construire une société où la protection de l’environnement est une priorité.
Le PNUE considère aujourd’hui l’Algérie comme un exemple dans la protection de l’environnement puisqu’une amélioration significative du droit à l’environnement a été enregistrée et de nouvelles institutions spécialisées ont vu le jour en Algérie.
Ces mesures ont pour but de mettre en œuvre une politique de l’environnement dans la perspective du développement durable. L’Algérie a également œuvré pour la mise en place d’instruments économiques et financiers visant à instaurer une fiscalité écologique conformément aux normes internationales consacrant le principe du pollueur payeur.
La démarche adoptée par l’Algérie a permis d’identifier quatre objectifs stratégiques, l’amélioration de la santé et de la qualité de vie, l’amélioration et la productivité du capital naturel, la réduction des pertes économiques et l’amélioration de la compétitivité, l’amélioration de l’environnement global par la réduction des gaz à effet de serre et les changements climatiques.
Mercredi 25 Avril 2007 -- Le littoral oranais qui englobe quatorze communes et qui s’étale sur une longueur de 124 km, requiert comme chaque année une attention toute particulière à la veille de la saison estivale.
Dans cette optique, la Direction du tourisme de la wilaya d’Oran multiplie les sorties sur le terrain en vue de dresser un état des plages autorisées à la baignade. Chaque année, plusieurs plages du littoral sont interdites à la baignade en raison du taux élevé de la pollution de l’eau de mer causée par le rejet des eaux usées. Pour sa part, le premier responsable de la wilaya a instruit ses collaborateurs et autres chefs de daïra, maires et les directeurs de l’exécutif, lors du dernier briefing hebdomadaire, sur la nécessité de mettre en œuvre tous les moyens pour préparer, dans les meilleures conditions, la saison estivale. Il a ainsi appelé les maires à redoubler d’efforts en matière d’hygiène, notamment la collecte des ordures ménagères et la prévention des maladies à transmission hydrique. Aussi et afin de garantir une détente estivale saine et agréable, des recommandations sont transmises aux APC afin de concentrer leurs efforts relatifs à l’entretien des lieux de détente au niveau des plages, permettant ainsi aux estivants de profiter pleinement des plaisirs de la mer. La saison est propice à un engouement particulier vers ces lieux de détente.
Pour rappel, l’an dernier, Oran avait accueilli près de 8 millions d’estivants. Les préparatifs matériels concernent également le contrôle, effectué régulièrement par la Direction du tourisme des établissements hôteliers et restaurants que compte la wilaya, où des mises en demeure sont souvent adressées aux propriétaires et gérants de ces établissements non classés, pour leur mise en conformité avec la réglementation afin de bénéficier d’un reclassement. Cet été, et sur initiative du wali, un concours de la meilleure ville côtière sera lancé. Dans le cadre du projet “Blanche Algérie”, beaucoup de jeunes ont été mobilisés pour effectuer des travaux d’entretien et de nettoyage des plages, ce qui semble assez prometteur. Pour la saison estivale 2007, les pouvoirs publics affichent une grande détermination à faire en sorte que les estivants se voient offrir une meilleure qualité de service.
Samedi 5 Mai 2007 -- Oeuvrant dans un contexte de préservation et de protection de l’environnement et de la nature, l’association Essalam El- Akhdar de la wilaya de Tiaret vient de rendre public un communiqué à travers lequel elle dénonce avec une grande fermeté le massacre que subissent ces derniers temps les gazelles au niveau des localités de Oued Lili, Sidi El-Hosni et Torriche au nord de la région du Sersou.
Selon le même document dont une copie nous a été transmise, des prédateurs connus et identifiés profitant de l’impunité, s’adonnent à la chasse de cette espèce rare et protégée par la réglementation conformément au décret présidentiel n° 83/509 du 20 août 1983 relatif exclusivement à la protection des espèces animales non domestiques. Aussi, il relève de l’extrême urgence, mentionnent les signataires du communiqué, de stopper ces pratiques illicites non sans répercussions négatives sur la faune dans ces zones.
Par cet appel pressant, les membres de l’association Essalam El-Akhdar entendent interpeller les responsables concernés à l’effet de prendre des mesures appropriées contre les ennemis de la nature car ces espèces, diront-ils, vivent dans des régions caractérisées par un relief accidenté et une couverture végétale dense et favorable à d’autres espèces faunistiques, ce qui nécessite par conséquent leur protection.
Pour rappel, la même association a eu à s’élever à plusieurs reprises contre les actes considérés comme nuisibles pour l’environnement tels les labours illicites, l’abattage des arbres, la dégradation des zones steppiques, l’extraction du sable et autres matériaux de construction.
May 8, 2007 -- A scientific council in charge of managing El-Hamma botanical garden, located in central Algiers, was set up this week, the local authorities said.
The council, made up of botanists and scientists of the national agronomy institute, universities and environment departments, will be entrusted with classifying all the vegetal species as part of the rehabilitation and embellishment of the garden.
El-Hamma botanical and ornamental garden, which is more than a century old, has been neglected for over 2 decades now and several rare trees have, unfortunately, perished and should, thus, be replaced by budding plants.
The main objective of the newly-created scientific council is to safeguard the enticing beauty of the site with its fauna and flora to the immense pleasure of all nature lovers.