Lundi 2 Avril 2007 -- Les espaces verts et les terrains à vocation récréative situés dans les milieux urbains sont des zones fragiles, précieuses et convoitées qu’il faut protéger afin de ne pas les perdre irrémédiablement. Afin de mettre en place une véritable politique pour l’instauration d’un réseau vert au sein des milieux urbains et pour mieux préserver la qualité de notre cadre de vie, un projet de loi fixant les règles de gestion, de protection et de développement des espaces verts dans le cadre du développement durable a été adopté le 27 mars dernier. Le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Cherif Rahmani a animé une conférence de presse, hier, au siège de son département pour donner plus de détails sur ce texte de loi.
Il a rappelé que l’Algérie reste très en retard par rapport aux autres pays. Un projet de loi a été initié par son département pour protéger et développer les espaces verts qui perdent pour la plupart du terrain au profit du béton. Tout en évoquant l’importance des espaces verts dans les fonctions esthétiques des villes et dans l’atténuation des bruits et nuisances sonores ainsi que dans le maintien de l’équilibre des villes, il a appelé à une mobilisation générale au niveau des collectivités locales, les citoyens et les propriétaires d’espaces verts privés ou publics pour une meilleure gestion des ces espaces.
M. Rahmani a souligné à cette occasion que ledit projet de loi prévoit des peines allant de six mois à un an d’emprisonnement et des amendes de cinquante mille à cent mille dinars pour quiconque se rendrait responsable de la dégradation des espaces verts et d’arrachage de jeunes plants.
Tout en mettant l’accent sur le rôle «très important» des espaces verts dans l’amélioration de la santé et du cadre de vie des populations ainsi que dans la préservation de l’équilibre écologique et climatique, le ministre a souligné que son département «envisage de réserver des taux variant entre 35% et 40 % aux espaces verts pour les nouvelles villes», à l’exemple de Sidi Abdellah, Bouinan et Boughezoul.
Afin de réduire le retard pris et en vue d’améliorer le cadre de vie du citoyen, le projet majeur dans ce domaine est l’aménagement de la zone des «Grands Vents» en un grand parc paysager de loisirs et de détente à la confluence du Sahel et de la Mitidja, aux portes d’Alger et dans la continuité du développement de la nouvelle ville technologique et du cyberspace de Sidi Abdellah. Le ministère a également lancé la réalisation de trois jardins botaniques dans le cadre du programme Fonds Sud à Illizi, Djelfa et Laghouat.
02/04/07 -- Desertification will drive 65 million Africans to seek refuge in the West, an Algerian minister warned Monday at the opening of a conference on the problem.
Cherif Rahmani, minister for territorial planning, said that by 2025 the number of people living in deserts would have doubled to two billion people, including 750 million in Africa.
He called for international cooperation to stop the increasing degradation of land.
It needed 400 million dollars over three or four years to transform a hectare (2.47 acres) of semi-arid land into ground that could be cultivated, he said.
"Desertification loses the world economy 48 billion dollars a year, including nine billion in Africa," said Abdesselam Chelghoum, the general secretary of the Algerian ministry for agriculture and rural development.
The conference on desertification, which was jointly organised by the Algerian parliament and the Pan-African parliament, runs until Wednesday.
Participants include representatives from 20 African countries, European deputies and international specialists in the field.
Mercredi 4 Avril 2007 -- Les associations écologiques de la wilaya de Naâma accordent un grand intérêt à la lutte contre la pollution des cours d’eau et des sources qui se déversent dans le lac de Dayra situé dans la commune de Aïn Benkhelil (Naâma), indique la Direction de l’environnement de la wilaya.
Ces associations, ajoute-t-on, ont à leur actif plusieurs interventions sur le terrain, dont la plus récente a permis la création d’un système d’épuration et de traitement des eaux usées, outre les activités de sensibilisation et de vulgarisation de la culture environnementale. Le financement du projet de la protection de la zone humide du lac de Dayra, assuré par le Fonds mondial de l’environnement, prend également en charge d’autres zones menacées telles El Meregueb à M’sila et Taghit à Béchar comme première étape au développement de l’écotourisme, grâce notamment à des opérations de gestion durable des ressources naturelles, de valorisation et de protection de la biodiversité, de la faune et de la flore menacées de disparition, en intégrant des associations écologiques. L’association nationale de réflexion et d’échanges écologiques, des représentants des associations de familles et de femmes rurales résidant à proximité des zones naturelles classées, sont appelés à jouer un rôle prépondérant dans la vulgarisation de l’éducation environnementale et l’amélioration du milieu naturel en luttant contre les dangers menaçant la nature tels que la désertification et la pollution. La stratégie adoptée dans ce cadre repose, selon un cadre de la Direction de l’environnement de Naâma, sur l’élaboration d’un programme de gestion et de valorisation du patrimoine environnemental, auquel sont associés les riverains.
Cet aspect participatif des citoyens, a-t-il ajouté, est devenu nécessaire afin de répondre aux objectifs liés à la gestion rationnelle des ressources et au développement durable dont le programme a touché 14 % des familles rurales. De nombreux écologistes ont affirmé par ailleurs que la wilaya de Naâma a un besoin pressant en matière de réserves naturelles protégées répondant aux normes scientifiques de modernisation de la gestion du milieu naturel pour mettre fin à la dégradation du couvert végétal, pour la protection des étangs, l’exploitation des eaux de ruissellement, le traitement des points sensibles menacés par la désertification et enfin la protection de la biodiversité. Dans ce contexte, la Conservation des forêts de la wilaya de Naâma organise régulièrement des sessions de formation au profit des associations écologiques sur des thèmes liés à la diversité biologique, la gestion durable des ressources naturelles dans les zones arides ou semi-arides avec la participation d’universitaires de plusieurs wilayas du pays (Béjaïa, Sétif, Tlemcen) outre le laboratoire de biotechnologie de l”université d’Oran qui présente ses recherches axées autour des méthodes biologiques de fixation des dunes en plus des données scientifiques et topographiques de mise en place de mécanismes spéciaux pour la lutte contre la désertification.
La commune de Aïn Benkhelil a été la première bénéficiaire de ces opérations en 2004. Un intérêt particulier a été accordé au site de Ogla Dayra en le classant zone humide s’étendant sur 2343 hectares. 62 millions de dinars ont été alloués à la réalisation de divers travaux sur ce site qui constitue un exemple type de la diversité faunistique et floristique adaptée au milieu naturel steppique disposant d’espèces végétales classées à l’instar de l’Alfa. Ce site est également riche en plantes médecinales et fourragères outre 17 espèces d’oiseaux protégés et deux espèces de mammifères. Les secteurs de l’environnement et des forêts de cette wilaya ont accompli d’énormes progrès sur le terrain dans le but de réhabiliter cette région qui a bénéficié de projets dans le cadre de l’opération "G 35" financée par le Fonds mondial de l’environnement relevant de l’Organisation des Nations-Unies qui vise à développer la zone humide de Ogla Dayra à Aïn Benkhelil. La sensibilisation, l’éducation environnementale et la mise en œuvre d’expériences scientifiques dans la région constituent ainsi, selon les encadreurs des associations, des moyens efficaces pour une meilleure gestion de la richesse naturelle dégradée et l’exploitation rationnelle des ressources steppiques.
Mercredi 4 Avril 2007 -- L’Association pour la protection de l’environnement (APE) de la wilaya de Tizi-Ouzou, en collaboration avec l’APC des Aghribs, a organisé cette semaine un volontariat pour nettoyer quelques espaces et dégager les détritus qui jonchent plusieurs routes communales avec la mobilisation du matériel et des travailleurs de la commune, ainsi que celui d’un entrepreneur de la localité.
En réalité, cette action entre dans un programme élaboré en concertation entre l’APE, sous l’égide de son président Benmellat Rachid, et le P/APC Irmèche, qui est aussi l’un de ses membres. Un partenariat qui ambitionne de changer l’aspect désastreux du paysage communal qui se dégrade inexorablement par un manque de civisme provoquant la prolifération de décharges anarchiques et l’émergence d’un nouveau fait consistant en la pullulation de bouteilles de bière vides tout au long des accotements routiers.
Ce programme, qui se poursuivra jusqu’à la fin de l’été prochain, comptera deux phases distinctes mais qui vont de paire. Il s’agit de la sensibilisation du citoyen par des prospectus et des conférences à l’intention notamment des élèves auxquels il sera fait appel en vue d’une participation active pour la réussite du projet, et de l’urgence de nettoyer le paysage et la proximité de la population. Une entreprise gigantesque qui demande un très grand apport en main-d’œuvre et matériel. Pour ce faire, le maire projette d’associer tous les comités de villages. D’ailleurs, une correspondance leur a été adressée pour une préalable réunion de travail qui s’établira incessamment pour déterminer les modalités d’une partie effective des différents volontariats et le degré de contribution de ces villages. Dans un deuxième cas, les élus comptent sur le concours des entrepreneurs et les différents acteurs sociaux qui ont de tout temps répondu présent, selon eux, lors des intempéries ou quand il s’agit de dégager les routes bloquées par la neige. Il faut noter qu’à travers le discours, que ce soit des membres de cette association ou du premier magistrat de la commune, l’on a décelé une pointe d’amertume fondée sur un catalysme écologique sans pareil constaté sur les forêts voisines comme Tamgoul qui a été dégarnie par les tronçonneuses causant un déséquilibre de l’écosystème ambiant.
Mardi 10 Avril 2007 -- 300 000 sachets en plastique prohibés ont été incinérés à El-Harrach par une entreprise spécialisée. Cela entre dans le cadre du processus d’éradication des sachets noirs. Cette première opération, à laquelle a veillé le ministre de l’Environnement en personne, est le prélude à une grande campagne qui vise l’anéantissement des cinq millions de sachets noirs nuisibles à la santé des consommateurs. Avant de lancer cette opération, des tests d’incinérateurs ont été effectués et leur analyse a démontré que les émanations n’avaient aucune incidence sur la santé.
Les résultats de 2006 ont montré que l’application de l’arrêt de fabrication de sachets noirs a été respectée par la majorité des usines. Il n’en demeure pas moins que 11 unités de fabrication qui ne se sont pas conformées à la loi ont été fermées par arrêté du wali alors que 274 ont reçu des mises en demeure. Pour ce qui est de l’année en cours, deux unités de production ont été déjà fermées pour non-respect des nouvelles mesures et 28 ont été mises en demeure. 490 000 sachets noirs ont également été saisis.