Jeudi 15 Mai 2008 -- Les autorités libyennes obligent désormais tout citoyen algérien à payer 1 000 euros, soit 110 000 dinars, pour entrer en territoire libyen, une mesure unilatérale qui pénalise principalement les populations algériennes accédant quotidiennement en Libye ou vivant du commerce frontalier. C’est ce qu’ont affirmé hier au Jeune Indépendant des habitants de la région de Debdeb, la commune de l’extrême Est algérien frontalière avec la Libye, qui ont précisé que cette mesure est entrée en vigueur samedi dernier.
Cette mesure, jugée surprenante par les populations locales, était déjà appliquée aux transporteurs et aux camions de marchandises algériens traversant la frontière libyenne depuis bientôt un mois, avant d’être élargie à tous les citoyens algériens, ont indiqué nos interlocuteurs au téléphone. Les mêmes sources ont assimilé cette mesure à une fermeture pure et simple de la frontière algéro-libyenne puisque aucun Algérien de la région n’accepterait de payer 110 000 dinars souvent pour un déplacement de quelques heures. Par la même occasion, la mesure pénalise les populations frontalières, notamment celles de Debdeb, qui se rendent quotidiennement en Libye pour des soins médicaux. Les Algériens de la région se déplacent souvent à l’hôpital de la ville libyenne de Ghadamès, distante d’une centaine de kilomètres, tandis que le plus proche hôpital en Algérie pour cette population se trouve à environ 200 km.
D’autant que cette mesure donne un coup d’arrêt à tout le commerce frontalier entre l’Algérie et la Libye et alourdit les charges des gros transporteurs de marchandises par route vers le territoire libyen. Elle prive aussi les populations de la région qui ont des alliances familiales en Libye de leurs visites régulières et se dresse tel un obstacle en face des rapports ancestraux liant les familles des régions frontalières, compte tenu du fait que les membres de mêmes tribus et familles sont disséminés entre la Libye et l’Algérie. Les notables de la région ont saisi les autorités locales pour qu’elles incitent le ministère des Affaires étrangères à réagir à cette mesure qui risque de donner lieu à une situation explosive dans la région, a mis en garde un responsable local.
Contactée par le Jeune Indépendant, une source responsable au ministère des Affaires étrangères a indiqué que les autorités algériennes ont entamé un «travail de forcing» marqué par une série de contacts avec les autorités libyennes pour mettre fin à cette mesure. La même source a précisé que M. Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, a entamé au courant de la semaine des contacts avec son homologue libyen pour résoudre cette crise. La même source a fait savoir que cette question devrait être réglée dans un cadre global qui prend en charge tous les dossiers en suspens entre les deux pays. Le responsable ministériel a toutefois exclu une mesure de réciprocité envers les ressortissants libyens.
haha ..c'est la meilleure! 1000 Euro!! rien que pour franchir les frontieres Lybiennes! wine rahi "Al maghreb al Arabi" sans frantieres des annees 90 ...ma sabou ma y'dirou m'sakene!!! ...
ALGIERS, May 16, 2008: Algeria has offered China $US 1 million in aid for victims of the earthquake in Sichuan province, a government official has said.
President Abdelaziz Bouteflika personally approved providing the aid, the official added.
Over 50,000 people likely died in the devastating 7.9-magnitude earthquake that struck southwestern China on Monday, a TV channel said yesterday.
May 16, 2008 -- Three French nationals arrested at the Marrakech airport (southern Morocco) with guns, cartridges and undeclared euros were charged at the Rabat military court on Thursday, a judicial source said. French-Egyptian Hassan Daoud Youssef and two French-Algerian nationals - Saadna El Houari and Jamal Mhadji - are accused of "illegal possession of guns and ammunition", "possession of foreign currency with dubious origin not reported to the customs" and "money laundering". Youssef, 24 years, was arrested on 6 May at the Marrakech airport with a gun and 10 cartridges concealed in his luggage, while El Houari and Mhadji were arrested with an undeclared 37,000 euros, according to the same source. In Morocco, civilians arrested with illegal firearms and ammunition are tried in a military court.
Jeudi 15 Mai 2008 -- Des sources judiciaires ont indiqué que quatre des proches de Laâmari Saïfi, connu sous le nom de Abderrazak El Para, l’ex-dirigeant du GSPC, seront jugés, le 13 juillet prochain, pour la première fois depuis leur arrestation, il y a plus de trois ans. Ce qui signifie que les autorités sont prêtes à « refermer » le dossier de Saïfi, ex-parachutiste dans les rangs des forces spéciales de l’armée.
Les quatre accusés sont connus pour avoir accompagné Laâmari Saïfi depuis 1999, et participé, à ses côtés, à l’enlèvement de 32 touristes étrangers dans le Sahara algérien en 2003, avec le concours également de Abdelhamid Abou Zeïd qui supervise, depuis des semaines, l’enlèvement des deux otages autrichiens par Al Qaïda, au Sahara.
Des données obtenues par El Khabar montrent que l’un des quatre arrêtés s’appelle « Salah Abou Yaâkoub », les services de sécurité du Niger l’ont remis à l’Algérie, lorsqu’il a accompagné Saïfi, avant qu’il ne soit pris en otage par le mouvement d’opposition tchadienne.
Une histoire intéressante avec El Para est révélée par ces derniers, sur son chemin vers le Niger, après la libération des otages. L’un de ses proches a déclaré que Saïfi et son groupe ont rencontré à nouveau sur leur route 30 touristes, la plupart de nationalité française. Cependant, Zouhir Harek, allias Sofiane Abou Haïdara, chef de la deuxième région assassiné par les services de sécurité l’année dernière, a préféré ne pas s’aventurer une nouvelle fois dans une opération d’enlèvement, mais il a retiré aux touristes leurs caméras, des lampes de poches, des valises ainsi que trois véhicules 4x4.
Jeudi 15 Mai 2008 -- Le tribunal criminel de la cour d’Alger a arrêté la date du neuf juillet prochain pour le procès de Abdelkahar Benhadj, fils de l’ex-numéro 2 du Front islamique du salut dissout, et cela pour la première fois depuis qu’il est apparu au mois d’octobre 2006, en compagnie d’un groupe d’hommes armés, dont des Marocains qui ont rejoint l’organisation terroriste appelée Al Qaïda au Maghreb islamique.
Le tribunal criminel de la cour d’Alger a retenu l’accusation d’appartenance à un groupe terroriste et de non-dénonciation à l’encontre de Benhadj, « vingt ans », ce qui signifie que les autorités sécuritaires et judiciaires sont convaincues que le fils de Ali Benhadj se trouve dans les rangs d’Al Qaïda.
Cependant, Abdelkahar, qui a disparu depuis octobre 2006 et qui est apparu dans une cassette d’Al Qaïda en juin 2007, sera jugé par contumace, selon les mêmes sources qui ont évoqué le programme des audiences de la prochaine session criminelle.
Le dossier de Abdelkahar fait parti d’une affaire commune avec cinq autres personnes qui sont en fuite, et contre lesquelles on a retenu la même accusation.
On sait que la justice a innocenté des accusés connus comme les compagnons de Abdelkahar, lors d’une séance marquée par la présence de son père Ali Benhadj, qui a répété qu’il enquêtait toujours sur la disparition de son fils et qu’il n’était « pas sûr de la vidéo ». Il a ajouté : « si mon fils a réellement rejoint le maquis, qui l’a amené jusqu’à là-bas ? ».