ALGIERS, October 20, 2007 (AFP) - France has handed Algeria details of where its forces laid millions of landmines on the country's eastern and western borders half-a-century ago, the French embassy in Algiers said Saturday.
"General Jean-Louis Georgelin, chief of the armed forces general staff, officially delivered to his Algerian counterpart, Lieutenant General Ahmed Gaid Salah, the plans of minefields laid ... by the French army between 1956 and 1959," an embassy statement said.
According to Algiers, some three million anti-personnel mines planted on Algeria's borders with Morocco and Tunisia to prevent independence fighters infiltrating the then French colony are still in place.
It has long demanded that France reveal the plans of the minefields stretching some 1,200 kilometres (750 miles) along the borders.
Algerian newspapers regularly report accidents to local people, particularly herders and children, while Algiers is committed to destroying all anti-personnel mines on its territory under the Ottawa Convention.
The French statement said Paris wanted to "move forward in removing the obstacles inherited from the past and build relations of trust with Algeria."
Georgelin, who arrived on Saturday for a four-day visit, told Salah that the French army was keen to increase military cooperation between the two countries.
Dimanche 21 Octobre 2007 -- Le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des forces armées françaises, a officiellement remis à son homologue algérien, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, les plans de pose des mines placées le long des lignes «Challe» et «Morice» par l’armée française entre 1956 et 1959, selon un communiqué de l’ambassade de France à Alger. Cette décision qui était attendue par l’Algérie, «marque la volonté des autorités françaises de progresser pour lever les obstacles hérités du passé et de bâtir des relations de confiance avec l’Algérie», a ajouté ce texte.
Le général Georgelin, arrivé mardi à Alger pour une visite officielle de quatre jours, a réitéré à son homologue algérien «la disponibilité de l’armée française à approfondir la coopération militaire entre les deux pays», selon la même source. Cette visite qui intervient en réciprocité à celle effectuée en France, du 2 au 5 mai 2006, par le chef d’état-major de l’ANP, s’inscrit dans le cadre de la poursuite du renforcement des relations de coopération entre les armées des deux pays, et permettra d’examiner les questions d’intérêt commun, annonce l’agence officielle APS.
La même source ajoute que le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’ANP a reçu le chef d’état-major des armées françaises. La rencontre s’est déroulée au siège de l’état-major de l’ANP, en présence de généraux-majors et de généraux de l’ANP. A son arrivée au siège de l’état-major de l’ANP, le général d’armée Georgelin a passé en revue une formation des différentes forces militaires qui lui a rendu les honneurs.
Le chef d’état-major des armées françaises a été reçu également hier au siège du ministère de la Défense nationale, par Abdelmalek Guenaïzia, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale. Cette opportunité a été saisie par les deux parties pour s’entretenir des questions d’intérêt commun, a-t-on indiqué.
Pour rappel, la ligne Morice, du nom d’un ministre français de la Défense André Morice, constituée de barbelés et de mines, surveillée en permanence, a été construite à partir de juillet 1957, le long des frontières de l’Algérie avec la Tunisie et le Maroc. Longue de 460 km à la frontière tunisienne et de 700 km avec le Maroc, la ligne Morice a été partiellement doublée par une autre ligne, dite Ligne Challe, du nom du général Maurice Challe, commandant en chef en Algérie de 1958 à 1960. Ces deux lignes de mines étaient destinées à isoler la révolution algérienne de ses deux voisins immédiats à l’est et à l’ouest.
3 millions de mines antipersonnel sur les onze millions implantées par l’armée française lors de la guerre d’Algérie sont encore enfouies, le long des frontières est et ouest de l’Algérie, et continuent à faire d’innocentes victimes. Décontaminer les zones frontalières, minées par l’armée coloniale avant 1962, est l’une des actions entreprises par l’Algérie, qui a signé, le 3 décembre 1997, la convention d’Ottawa sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction.
Algeria Also suffers from dumped nuclear waste France has dumped in the South of the country, but so far did not give much details to Algeria . still refuses to apologize for its crimes for OVER a century, they re probably expecting Algeria to have fought for independence.
__________________ Friendship
[60:8] GOD does not enjoin you from befriending those who do not fight you because of religion, and do not evict you from your homes. You may befriend them and be equitable towards them. GOD loves the equitable.
[60:9] GOD enjoins you only from befriending those who fight you because of religion, evict you from your homes, and band together with others to banish you. You shall not befriend them. Those who befriend them are the transgressors
Dimanche 21 octobre 2007 -- Réclamés depuis l’Indépendance, les plans de pose des mines parsemées par le colonialisme français au niveau des frontières est et ouest ont été enfin remis à l’Algérie.
La remise officielle de ces plans a été faite par le chef d’état-major des forces armées français qui a entamé hier une visite de quatre jours en Algérie. « Le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des forces armées françaises a officiellement remis à son homologue algérien, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, les plans de pose des mines placées le long des lignes Challe et Morice par l’armée française entre 1956 et 1959 », a affirmé le même jour l’ambassade de France à Alger dans communiqué transmis à notre rédaction. Cette décision marque, selon la même source, la volonté des autorités françaises « de progresser pour lever les obstacles hérités du passé et leur souhait de bâtir des relations de confiance avec l’Algérie ». Il a fallu 45 ans après l’Indépendance pour que les Français fournissent les cartographies de ces engins de la mort semés par leurs aïeuls durant l’époque coloniale. Des engins qui ne cessent de faire des victimes parmi des civils innocents algériens, en particuliers les enfants et les bergers.
Près de 40 000 personnes tuées
Il est encore difficile d’avoir le nombre exact de victimes de ces mines. Si certaines sources avancent le chiffre de 3000 personnes tuées depuis l’Indépendance, d’autres donnent un bilan beaucoup plus lourd. Elles font état de 40 000 morts et de 80 000 blessés. En tout cas, beaucoup de vies humaines auraient pu être sauvées si ces plans avaient été remis à temps. L’on se demande encore pourquoi la France a attendu jusqu’à aujourd’hui pour mettre à la disposition de l’armée nationale les documents facilitant les opérations de déminage au niveau des frontières. Cette attitude a été vivement critiquée par les autorités algériennes. Dans un discours prononcé le 21 novembre 2005 à Djelfa, où il a assisté à la cérémonie de clôture de l’opération de destruction du dernier lot des stocks de mines antipersonnel de l’ANP, le chef de l’Etat a critiqué la position française. Soulignant l’ampleur du bilan causé par ces mines, le président Bouteflika a reproché à certaines puissances internationales, dont la France, le non-respect des conventions internationales, telles que la convention d’Ottawa. Une convention portant sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction.
Avec la remise de ces plans, la France de Nicolas Sarkozy tente ainsi, selon des observateurs, de lever les obstacles, nombreux, qui entravent les relations algéro-françaises. Des relations qui buttent, entre autres, sur le refus de la France de reconnaître les crimes commis par son armée coloniale en Algérie. Il a rappelé que la ligne Morice, du nom du ministre français de la Défense, André Morice, constituée de barbelés et de mines, surveillée en permanence, a été construite à partir de juillet 1957 le long des frontières de l’Algérie avec la Tunisie et le Maroc. Longue de 460 km à la frontière tunisienne et de 700 km avec le Maroc, cette ligne a été doublée par une autre ligne, dite la ligne Challe, du nom du général Maurice Challe, commandant en chef en Algérie de 1958 à 1960. En tout, 11 millions de mines antipersonnel ont été enfouies pour empêcher les moudjahidine, à l’époque, d’accéder en Tunisie et au Maroc. Depuis 1962, l’ANP a entamé des opérations de nettoyage des régions infestées par les mines. Elle a réussi à détruire 8 millions de mines, alors que trois autres millions présentent toujours une source de danger pour les populations des régions limitrophes.
Mardi 23 octobre 2007 -- L’association des droits de l’enfance (Aden) de Annaba vient d’entamer la collecte d’informations nécessaires à l’élaboration d’une étude exhaustive. Cette dernière portera sur la situation des enfants victimes de mines antipersonnel (MAP) en Algérie.
Aden avait choisi la journée de l’enfant africain, célébrée le 16 juin dernier, pour lancer un appel aux ONG internationales pour plus d’actions d’aide en faveur de ces enfants. Parallèlement à cette démarche, Aden poursuit l’opération de recensement des enfants victimes de ces armes destructrices dans l’Est algérien. L’appel d’Aden est d’autant justifié, quand on sait que plus de 10 millions de mines antipersonnel de 20 types menacent toujours les populations d’Afrique du nord, et 200 autres millions existent encore à travers 80 pays. Ces mines font une victime toutes les trente minutes dans le monde, soit 15 000 à 20 000 nouvelles victimes /an, dont 20 % sont des enfants.
En ce qui concerne la situation dans notre pays, outre les 8 millions d’unités éliminées de 1963 à 1988, un processus de destruction de centaines de milliers d’autres a été entamé en 2004, devant s’étaler sur trois ans. Interpellée par les chiffres alarmants des 40 000 morts et 80 000 blessés, dont 80 % sont des civils, surtout des enfants, enregistrés depuis l’indépendance à ce jour, Aden aspire à participer activement aux campagnes de prévention et de sensibilisation. Ces dernières, déclenchées à travers le territoire, notamment depuis la ratification, par notre pays en décembre 2000, de la convention d’Ottawa sur l’interdiction des MAP.
Ces campagnes ciblent, de manière particulière, les populations vivant sur les lieux autour desquels ont été érigées les lignes Challe et Maurice, aux frontières algéro-marocaine et algéro-tunisienne. Selon la présidente d’Aden, outre la prévention et la sensibilisation, l’opération de recensement des enfants victimes des MAP, déjà lancée, concernera les zones les plus infectées, de Annaba à Chatt El Ghers, en passant par Ben M’hidi, Besbes, Dréan, Boukamouza, Souk Ahras, M’daourouch, Tébessa et N’kiren (ligne Maurice). Ces enfants sont évidemment issus de milieux plus que défavorisés.
Leur prise en charge nécessite d’importants moyens, quand on sait qu’un enfant de 10 ans doit changer 20 fois de prothèse, dont le coût dépasse l’équivalent de 150 dollars /unité. Des études médicales ont fait ressortir que 17 % des enfants victimes sont amputés d’une jambe au-dessous du genou, 10 % au-dessus et 3 % amputés des deux jambes.
Par ailleurs, Aden exhorte les pouvoirs publics, en charge du dossier, à faire un bilan sur le niveau d’application sur le terrain des recommandations émises lors du premier symposium international organisé à Alger en mai 2005. Ce dernier a, pour rappel, traité de la mise en application de la convention d’Ottawa. L’association s’interroge également sur le niveau d’application par l’Algérie du plan d’action 2005/2009 de Naïrobi, qui s’articule autour de la nécessité de faire cesser les souffrances causées par les mines antipersonnel en appliquant, sans aucune réserve, les dispositions de la convention d’Ottawa.
Samedi 27 octobre 2007 -- En remettant à l’Algérie la carte des champs de mines qu’elle a disséminées au cours de la guerre de Libération nationale, la France s’exonère-t-elle pour autant de ses responsabilités face aux victimes ? Des milliers de civils algériens, aux frontières est et ouest du pays, ont malheureusement été tués ou handicapés à vie du fait de l’action des mines françaises.
Avec les lignes Challe et Maurice, l’armée coloniale française a utilisé des procédés qui ne relèvent pas des règles de la guerre. Il est clair que même quarante-cinq ans plus tard, les traumatismes occasionnés par les mines françaises ne sont pas totalement dissipés chez les victimes, leur famille, mais aussi dans l’inconscient collectif. Car il est manifeste que les mines françaises qui ont été éparpillées aux frontières avec le Maroc et la Tunisie peuvent encore tuer ou blesser des civils algériens.
Certains de ces engins de destruction sont même réputés indétectables. Aussi, l’initiative française de divulguer les plans des sites algériens minés est-elle à la fois tardive et insuffisante. Ces documents auraient dû être remis à l’Algérie dès son indépendance et un tel geste fort aurait, également, dû être accompagné d’une implication directe des spécialistes français du déminage. De sorte que, prendre acte de la bonne volonté française à l’égard de ce dossier sensible des mines n’empêche pas d’observer qu’il s’agit en fait d’une demi-mesure à partir du moment où la logique du geste n’est pas menée à son terme.
Il n’est pas compréhensible, ainsi, que la France qui a engagé des missions de déminage dans des pays comme le Cambodge ou l’Angola, ne mette pas son expertise au service de l’Algérie où précisément les champs de mines sont de son fait. Qui peut le plus peut le moins ? Nombre d’organisations non gouvernementales, mais aussi des institutions relevant de l’ONU, travaillent aujourd’hui pour empêcher le recours aux mines antipersonnel sans y parvenir tant les enjeux financiers et militaires sont énormes. C’est l’esprit de la Convention d’Ottawa sur les mines dont la France n’est d’ailleurs pas signataire.
Pour un certain nombre de pays, c’est une course contre la montre et un défi titanesque que d’éliminer de leur sol le danger lié aux mines. C’est le cas de l’Algérie où subsistent encore des sédiments importants des champs de mines installés par la France. Est-il possible, parce que la France en a fourni le tracé, d’inscrire ces champs de mines dans la colonne pertes et profits de l’histoire ?
Des années après les faits, il y a une dimension humaine, psychologique et économique du problème, car des milliers d’Algériens sont concernés ou le seront, faute d’une stratégie de coopération dénuée d’arrière-pensées, voire de cynisme. Au passage, et cela a beaucoup à voir, il serait malvenu d’évoquer le rôle positif du colonialisme et reconnaître dans le même temps avoir semé dans les pays colonisés les germes de la mort. C’est exactement ce que la France coloniale a fait en Algérie.