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Old 19th October 2008, 00:59
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Samedi 18 octobre 2008 -- Les responsables du Centre de pharmacovigilance et de matériovigilance, ainsi que des représentants du secteur de la santé, se sont réunis ce week-end à l’hôtel El-Marsa de Sidi-Fredj en vue d’évaluer l’utilisation des médicaments en Algérie. Cette rencontre vise en premier lieu, selon ses organisateurs, à faire le point sur les recherches effectuées durant l’année 2007 à Douéra et Zéralda et qui concernent l’utilisation rationnelle des médicaments en Algérie. Parmi les résultats de cette étude, figure la recommandation qui concerne la nécessité d’une formation adéquate des médecins des pharmaciens et des gestionnaires du secteur de la santé sur une bonne prescription des médicaments. A cet effet, préciseront les intervenants, le CNPM a associé ses efforts à ceux des experts de l’Organisation mondiale de la santé et un réseau international pour usage rationnel des médicaments. Ceci, notamment, dans le but de mesurer les prestations de soins envers les malades selon les indicateurs universels qui permettent, expliquent les spécialistes, d’établir des comparaisons pour identifier les contraintes rencontrées dans le système de soins et de proposer des correctifs à la lumière des expériences de soins recensées dans le monde et plus particulièrement dans les pays au niveau médical socioéconomique et culturel proche de celui de l’Algérie.

Les résultats communiqués par le centre font ainsi état du fait que les médicaments non remboursés par la CNAS ne représentent que 5,63 % de l’ensemble des médicaments servis en pharmacie. Comme les médicaments non délivrés en pharmacie sont de l’ordre de 10,37%, ceci donne un taux de disponibilité de médicaments essentiels à l’officine de 89,63% mais n’atteignent pas les 100% recommandés. Par ailleurs, 71,11% des causes de non achat des médicaments sont déclarées comme dues au fait qu’ils sont disponibles à la maison (35,91%) ou parce que non remboursés, (5,63%) ou encore parce qu’ils sont onéreux, (29,57%.). Il est, par ailleurs, signalé par les experts que l’absence de comité pharmaceutique et thérapeutique entraîne un manque de cadre de concertation scientifique, pour promouvoir l’usage rationnel des médicaments. Ceci, alors que l’utilisation des médicaments génériques reste en Algérie la plus faible parmi les pays en développement en Asie, Afrique et Amérique latine. En outre, toujours selon les résultats de l’étude, le nombre de médicaments prescrits par ordonnance ainsi que la prescription d’antibiotiques et des formes injectables aux malades sont dans les normes internationales. Il est ainsi recommandé une meilleure utilisation des génériques. «Afin de garantir un meilleur accès aux médicaments essentiels génériques, aux couches défavorisées de la population », souligneront les spécialistes.
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