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Old 15th October 2008, 17:48
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Mercredi 15 octobre 2008 -- A partir de la fin du mois d’octobre 2008, les malades chroniques dans le besoin de médicaments adaptés à leur état de santé ne pourront plus en bénéficier dans le cadre de la convention tiers payant signée entre la direction de la Caisse nationale des assurance sociales (Cnas) Annaba et les pharmaciens de la daïra d’El Hadjar. Avec sa deuxième commune Sidi Amar, cette collectivité locale à vocation agricole et industrielle compte plus de 90 000 habitants. Y réside une importante population de malades chroniques atteints de différentes pathologies. Dans un «préavis de gel de la convention» daté du 6 octobre 2008, les pharmaciens dénoncent ce qu’ils estiment être : «Le nonrespect du délai réglementaire de paiement, les 999 dossiers en souffrance depuis 2007 au niveau de la Cnas, le flou qui caractérise la procédure de paiement, le gel de paiement des factures et de l’avance financière. Le contrôle médical de certains malades chroniques titulaires de la puce électronique activée spécifiant la pathologie et le traitement.» Mais il y a plus grave avec ce que les pharmaciens signataires du préavis qualifient d’anomalies persistantes, entraves aux activités des pharmaciens et atteinte à la pérennité de la convention tiers payant. «... Des écarts sur les montants facturés de la totalité des dépôts...», précisent-ils dans le même document. Il s’agit d’un véritable réquisitoire contre les principaux animateurs de la Cnas Annaba.

Interrogés pour de plus amples détails sur ces écarts, nombre de ces pharmaciens ont estimé nécessaire une enquête approfondie pour situer les responsabilités. Ce qu’ils semblent vouloir dire lorsque dans leur préavis : «Cette décision de gel de la convention que nous n’avons jamais souhaitée prendre nous a été imposée par la situation préjudiciable au fonctionnement de nos officines à laquelle nous sommes confrontés.» Quelques semaines auparavant, les 243 pharmaciens de la wilaya avaient, pour les mêmes motifs, déclenché une grève d’une journée. La rencontre avec les responsables de la Cnas qui s’en est suivie a permis de calmer les esprits des uns et des autres. Notamment, ceux mis au bord de la faillite après avoir consommé tous leurs moyens financiers dans la vente de médicaments dans le cadre de la convention du tiers payant. Dans l’impossibilité de régler leurs créances vis-àvis des fournisseurs, laboratoires et autres, les gérants d’officines ont vu leur crédibilité quant à leur solvabilité sérieusement mise en cause. Cette énième révolte des pharmaciens de la wilaya d’annaba amènera-t-elle le directeur général de la Cnas à mieux apprécier les risques d’échec de la démarche du tiers payant mise en pratique par le ministère de tutelle et très mal maîtrisée par sa structure d’Annaba.
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