Mardi 7 octobre 2008 -- Le Gouvernement examine l’enveloppe financière allouée à l’indemnisation des victimes des inondations de Ghardaïa, en vertu de la loi d’Octobre 2003. Une enveloppe financière a été allouée, dans ce cadre, pour effacer les traces de la catastrophe comme annoncé par le chef du Gouvernement, M. Ahmed Ouyahia.
Le Gouvernement sera confronté à l’application de la loi obligeant les citoyens à assurer leurs biens contre les catastrophes naturelles, à l’instar de ce qui s’est passé après le tremblement de terre du 21 Mai 2003 qui a secoué la wilaya de Boumerdès et Alger, et avant eux les inondations de Bab el Oued en 2001, dans le cadre d’une problématique qui s’imposera dans le traitement des victimes des inondations de Ghardaïa dont les maisons ont été sinistrées. On se demande dans ce cadre si le Gouvernement appliquera la loi de l’assurance contre les catastrophes naturelles qu’il a promulgué pour réduire les charges du remboursement sur le trésor public et les caisses compétentes.
La loi qui a été adoptée par le parlement au mois d’Août 2003 et entrée en vigueur dès le mois de septembre 2004 impose à tout propriétaire d’un local ou d’une usine ou lieu de commerce de souscrire une assurance contre les catastrophes naturelles. Cela met le Gouvernement face à deux choix, soit d’ignorer la loi relative au remboursement des victimes des inondations, par souci humanitaire, ou appliquer cette dernière et trouver d’autres formules de remboursement en sollicitant la Caisse de Développement du Sud ou appliquer les mesures stipulées dans les mécanismes de gestion des grands plans.