Samedi 20 Septembre 2008 -- Ni Actrapid ni NPH (insuline lente), deux médicaments pris en injection sous-cutanée une, deux, voire trois fois par jour, permettant à beaucoup de diabétiques, surtout les enfants et les jeunes, de continuer à mener une vie normale, ont commencé à se faire rare dès le mois de juin dernier. «L’Etat n’importe plus l’insuline... cela coûte très cher au Trésor public», se sont entendu répondre les malades. «Mais c’est Saidal qui va les fabriquer...!» Cette information n’a presque pas été diffusée prenant des milliers de diabétiques de court. Ces produits vitaux ont fait leur apparition dans bon nombre de pharmacies et d’hôpitaux, en plus ils coûtent moins cher, ce qui n’est pas du tout négligeable que ceux importés. Cependant, la disponibilité de ces deux médicaments a été de courte durée, puisque ces derniers jours, ils sont soit introuvables soit distribués avec parcimonie, parfois sous cape pour les «vrais clients». Mieux encore, certaines officines ne les commercialisent même pas et s’il leur arrive de le faire, c’est «sur commande». Pour les «insulinodépendants » leur vie en dépend, ils sont des milliers, et c’est l’angoisse. «Qu’allons-nous devenir ? Veut-on nous laisser mourir ?». Les patients que nous avons pu contacter, sont pour le moins scandalisés «On n’importe pas d’insuline et de médicaments pour les cancéreux comme cela a été le cas il y a quelques mois, parce que, nous dit-on, ça coûte très cher. Mais combien coûtent les pétards, les jet-skis, les kiwis et les amandes de Californie... et la liste est longue», nous diront certains. Il s’agit là d’un vrai cri de détresse lancé en direction de ceux qui ont en la charge de réguler le marché du médicaments. «Puissions-nous trouver un écho à ce cri...», espèrent-ils et ce dans les meilleurs délais, parce que la situation ne peut pas et ne doit pas durer, car les tenants du marché informel commencent à planifier leurs stratégies morbides. »