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Old 29th September 2007, 22:55
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Samedi 29 Septembre 2007 -- Après avoir promulgué en 2005, au Journal officiel, le décret 05-439 du 11 octobre 2005, portant sur un programme national de néonatalité, les premières conclusions de la commission ministérielle chargée de suivre et d’évaluer la mise en œuvre de ce programme ont été rendues publiques.

Une première rencontre a eu lieu, jeudi matin, au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et a été présidée par M. Amar Tou. Le ministre de la Santé ouvrira la séance en insistant sur l’importance de l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant. “L’OMS en a fait un des principaux objectifs du millénaire pour le développement en rapport avec la santé, c’est pour cette raison que l’Algérie a mis en place ce décret qui est en phase d’application”, a-t-il indiqué avant de céder la parole au professeur Lebane, chef de service de néonatalité au CHU Mustapha-Pacha et président de la commission ministérielle, pour présenter la première évaluation de la réalisation du programme national de néonatalogie. Le professeur Lebane rappellera que “le programme de périnatalité a été mis en place pour l'application du décret exécutif, et dont le principal objectif est de réduire de 25%, en trois ans, le taux de mortalité de la mère et de l'enfant, avant, pendant et après les naissances”.

Le président de la commission expliquera également que “pour optimiser la mise en œuvre du programme, ce dernier a été divisé en trois phases : la période prénatale qui consiste à prendre en charge la mère pendant la grossesse afin de détecter les grossesses à risque, puis la période périnatale qui est la plus sensible en raison des complications qui peuvent survenir pendant la naissance et enfin la période postnatale, la plus importante en raison, notamment, des risques liés à l'hypothermie du nouveau-né”.

En effet, il s’agit, en premier lieu, d’assurer l’accessibilité et l’efficacité des consultations prénatales ce qui permettrait le dépistage des grossesses à risque au niveau des centres de référence et leur orientation vers des niveaux supérieurs de prise en charge. Cette surveillance cible principalement trois pathologies, à savoir les complications du diabète, l’iso immunisation rhésus et l’hypertension artérielle.

Les efforts concernent, en second lieu, la période prénatale qui est la plus sensible car même si les conditions d’une bonne prise en charge prénatale ont été réalisées, les problématiques autour de la souffrance fœtale et des hémorragies génitales restent posées, d’autant que ce sont seulement 61% des femmes qui ont une carte de groupage. Dans ces situations, une détection rapide du problème et une intervention adaptée et immédiate sont d’une importance capitale. Quant à la période postnatale, elle présente aussi de nombreux risques pour le nouveau-né. Tous sont importants, mais tous ne peuvent pas être ciblés et évalués dans le contexte actuel.

Ainsi, les experts se sont plus particulièrement intéressés à l’hypothermie du nouveau-né, l’infection materno-fœtale ainsi qu’aux maladies hémorragiques, ce qui diminuerait considérablement le nombre de décès et de handicaps avec un rapport coût/efficacité appréciable.

De plus l’accent a été mis sur le renforcement du lien mère-enfant, privilégiant ainsi l’allaitement maternel qui est en perdition et le contact peau à peau pour les bébés de petit poids (moins de deux kilos), autrement appelée la méthode kangourou, qui s’avère être une solution à la fois prometteuse et économique.

Par ailleurs, le ministre de la santé a affirmé que “cet objectif est réalisable en un temps plus court que prévu car les résultats obtenus après une année correspondent à ceux escomptés pour deux années”. Il ajoutera, en outre, qu’à travers la commission chargée d'appliquer le décret exécutif relatif à la santé de la mère et de l'enfant, “le ministère œuvrera à relancer les centres hospitaliers et les unités sanitaires pour rattraper le retard enregistré dans ce domaine”.

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