Jeudi 6 septembre 2007 -- Deux hôpitaux cubains seront opérationnels en Algérie dans quelques mois, a déclaré hier au Centre international de presse M. Rachid Boukerzaza, ministre de la Communication, lors d’une conférence de presse animée en présence de M. El-Hadi Khaldi, ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels.
Ainsi, les infrastructures hospitalières s’ouvrent à l’investissement étranger pour la première fois en Algérie. Dans ce contexte et pour organiser le secteur de la santé, notamment le marché des produits pharmaceutiques, l’avant-projet de loi modifiant et complétant la loi n° 85-05 du 16 février 1985 relative à la protection et à la promotion de la santé a été examiné et endossé par le conseil du gouvernement.
En vertu des amendements portés, une agence nationale pour la régularisation du marché des produits pharmaceutiques à usage humain sera créée. Elle sera chargée de veiller, entre autres, à l’organisation du marché, à la définition des médicaments à importer, à leurs prix, à la marge bénéficiaire et au contrôle du marché «pour plus de transparence et pour casser le monopole qui a existé auparavant», selon le ministre de la Communication.
La nouvelle instance aura aussi la possibilité d’intervenir dans la définition des prix pratiqués dans les infrastructures sanitaires privées. «Les nouveaux amendements ont durci les sanctions sur les infractions dans le marché du médicament tant sur le plan financier que pénal», a souligné M. Boukerzaza.
Par ailleurs, la privatisation des hôpitaux publics n’est pas à l’ordre du jour, a affirmé le ministre de la Communication, qui a précisé que le secteur public poursuivra sa mission de dispenser des soins et de distribuer les médicaments gracieusement aux citoyens. «Il y a une volonté de l’Etat à renforcer le secteur public pour qu’il soit la locomotive, et ce en injectant un budget conséquent pour la réalisation d’infrastructures, l’octroi d’équipements ainsi que la formation des personnels», a estimé le membre du gouvernement. «Il n’y a pas d’appréhensions à se faire, car la relation entre les secteurs privé et public sera une relation de complémentarité», a-t-il encore assuré.
Epidémie de Sidi Bel Abbès : un laboratoire français pour des analyses plus poussées S’exprimant sur la mystérieuse épidémie qui s’est propagée dans la wilaya de Sidi Bel Abbès depuis plusieurs semaines, le ministre a déclaré que des analyses plus poussées s’effectuent en ce moment dans un laboratoire français afin de permettre de mieux identifier le mal.
Les analyses effectuées à l’institut Pasteur ont révélé que le virus existe dans les pays exportateurs de bois et se développe plus dans les barques en bois, selon le ministre qui a certifié que l’Algérie n’a jamais connu ce virus.
Concernant la maladie qui a touché quatre personnes dans la wilaya d’Illizi, le ministre a précisé qu’elle a été transmise via les frontières du sud du pays.