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Old 18th August 2007, 01:22
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Samedi 18 Aout 2007 -- A partir du 1er janvier 2008, le billet électronique sera une obligation pour toutes les compagnies aériennes qui voudront rester au sein de l’International Air Transport Association ( IATA).

Pour être au rendez-vous, Air Algérie s’attelle à mettre en place l’ensemble des instruments techniques et les moyens humains nécessaires pour la mise en œuvre d’un service billetterie électronique.

Pour rappel, la compagnie nationale avait lancé un avis d’appel d’offres international en novembre 2005 avec pour date limite de dépôt des offres le 15 novembre 2005.

Air Algérie a posé comme condition que les offres soient scindées en deux parties, une offre technique avec l’implémentation de l’électronique ticket et les différentes composantes du système (fonctionnalités), ainsi que les connections et les transferts d’informations entre les trois systèmes pivots, à savoir le système de réservation, le système d’enregistrement et le système de revenu (gestion des recettes) et une offre financière avec l’implémentation globale (la formation, le prix par coupon et les frais de télécommunication). Ce sont là les points clés du programme (cinq mesures phares) de réduction des coûts entrepris par l’IATA en 2004.

Dans la foulée, on peut rappeler que dans un séminaire organisé au début de l’année en cours par Air Algérie et consacré à l’opération de généralisation de la billetterie électronique, le coordinateur du service e-ticket Air Algérie avait indiqué à cette occasion que l’opération de mise en place de ce genre de billets est en bonne voie et que le e-ticket sera opérationnel à la fin 2007. Une initiative qui va permettre de «réduire le prix du billet d’avion», avait expliqué ce dernier à l’assistance. Comme il est aussi avantageux pour le passager, puisque ce dernier ne risque plus de perdre son billet car il faut simplement un identifiant : une carte d’identité, une carte bancaire, ou de fidélisation accompagnée d’un simple numéro.

Autre avantage et non le moindre, le client peut faire sa réservation à partir d’un ordinateur personnel, à l’aide d’une connexion Internet ou de sa ligne téléphonique et émettre sa carte d’embarquement par le biais de son imprimante personnelle.

Comparativement aux pays voisins, il est clair que nous sommes à la traîne dans la mise en place de la billetterie électronique. Chez nos voisins tunisiens la billetterie électronique est effective depuis mars 2005 sur la ligne Tunis- Marseille-Tunis. Par ailleurs, Tunis Air a lancé, en octobre 2006, le E-Ticketing sur les destinations de Casablanca, Londres et Beyrouth. Quant à la compagnie Royal Air Maroc (RAM), elle avait annoncé au cours de l’année 2006 un renforcement de ses canaux de réservation et d’achats des billets d’avion en ligne par l’offre sur Internet de services permettant un accès facile à toutes les informations.

L’Association internationale du transport aérien (IATA) espère que ses 265 compagnies n’utiliseront plus que le billet électronique d’ici la fin de l’année 2007. L’IATA estime que cette transition permettra à l’industrie de réaliser des économies de 3 milliards de dollars par an. Selon ses données, un «e-ticket» coûte 1 dollar à éditer contre 10 dollars pour un billet classique. En clair, la billetterie électronique vise à faire faire des économies substantielles aux compagnies aériennes.

L’enjeu est de taille pour les compagnies aériennes frappées de plein fouet par la flambée des prix du pétrole, qui fait bondir leurs coûts dans un contexte de féroce concurrence. D’après l’IATA le E-ticket a atteint un taux d’application de 78 % dans le monde, soit 90% en Asie et aux Etats-Unis, mais le continent africain et le Moyen-Orient n’arrivent pas à franchir le cap des 50%. Le projet e-ticket représente pour la compagnie nationale Air Algérie, une des actions phares inscrites au programme de l’année 2007.

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