View Single Post
  #34 (permalink)  
Old 25th July 2007, 13:13
Al-khiyal's Avatar
Al-khiyal Al-khiyal is online now
Super Moderator
 
Join Date: Jan 2006
Posts: 73,245
Mercredi 25 juillet 2007 -- Les citoyens apprennent, sans autre explication ni pédagogie, que la terre se dérobe sous leurs pieds, déstabilisant leur centre de gravité et accélérant les battements de leur cœur. Cette intense activité sismique de faible intensité suscite néanmoins des interrogations et provoque des spéculations des plus raisonnables aux plus folles, voire aux plus métaphysiques.

Depuis le début de l’année 2007, la terre a bougé plusieurs fois dans différentes régions du pays. De Touggourt à Médéa, en passant par Batna, M’sila, Béjaïa, Zemmouri, Mascara, Guelma, Djelfa… la terre dégage son énergie à petites doses, sans faire de dégâts. A l’exception de la secousse de 5,3 ayant provoqué une panique près de Béjaïa, ces séismes étaient de faible magnitude puisqu’ils varient entre 2 et 3 degrés sur l’échelle de Richter. Tant que la terre dégage son énergie à faible intensité, il n’y a pas de risque de séisme dévastateur à brève échéance, sauf dans de très rares cas, selon les spécialistes.

De 1980 à 2003, l’Algérie a connu près de 6 séismes plus ou moins dévastateurs tels que ceux de Chlef, de Oued Djar, de Aïn Témouchent, de Mascara, de Beni Ouarthilane et celui de Zemmouri.

Le séisme de forte magnitude intervient généralement après une longue période d’accalmie sans enregistrer aucune activité de faible magnitude. Cependant, les populations sont prises d’angoisse et parfois de panique dès qu’elles ressentent cette activité sismique même de moindre intensité. A ce titre, elles ont besoin d’explications fiables de la part de spécialistes pour, d’une part, se rassurer et, d’autre part, inculquer une culture de prévention et de préparation au séisme de grande magnitude dans la mesure où le risque existe dans différentes régions notamment du nord du pays, classé zone à risque sérieux.

L’institution publique chargée du suivi des activités sismiques et de la surveillance géophysique devra être plus présente sur la scène médiatique en ne se limitant pas uniquement à l’information distillée et laconique sur un séisme, sa magnitude, sa localité et ses conséquences insignifiantes.

S’il n’y avait pas de récurrence et si l’Algérie n’était pas située sur la faille sismique, on aurait compris le caractère fait divers de cette activité épisodique. Depuis le séisme du 21 mai 2003, les Algériens commencent à prendre conscience de ce phénomène et accordent une importance particulière aux différents critères de sécurité notamment dans la construction.

En revanche, aucun travail pédagogique et soutenu n’a été entrepris de la part des institutions spécialisées ni de celle des institutions publiques chargés de la sécurité et de la gestion des catastrophes naturelles, pour apprendre aux citoyens le self-control. Car, souvent, c’est la panique qui provoque plus de dégâts humains que la catastrophe elle-même. Le CRAAG, les médias lourds, le ministère de l’Education et la Protection civile peuvent jouer un rôle important en direction des populations dans de telles situations. Faut-il attendre un séisme de 7,2 sur l’échelle de Richter pour que la machine de communication se mette en branle comme ce fut le cas lors du séisme de Boumerdès ?

Reply With Quote