Mercredi 4 juillet 2007 -- La «mosquée d’Alger» prévue à partir de 2009, sera dotée du plus haut minaret au monde. S’ils sont restés sobres dans sa dénomination, les concepteurs de ce projet veulent faire «grand» sur le terrain avec, outre un minaret de 300 mètres, 20 hectares d’assiette et une capacité de 120 000 fidèles, ce qui en fera le troisième plus vaste lieu de culte musulman de la planète après les deux lieux saints (El Haramayne) de La Mecque et de Médine.
«L’Algérie manquait d’une grande mosquée qui serait emblématique de la période post- indépendance. Sur cette base est née l’idée de construire la mosquée d’Alger, qui ne sera pas seulement un lieu de prière mais tout un complexe wakf.» C’est ce qu’explique M. Abdellah Tamine, chargé de la communication au ministère des Affaires religieuses. En plus de la mosquée proprement dite et de son esplanade, le «complexe» comprendra une maison du Coran, un centre culturel, un centre multiservice, un centre sanitaire, un hôtel, un parking, un immeuble d’habitation, un autre pour les services administratifs et un espace vert. Le minaret lui-même contiendra une bibliothèque et un institut supérieur d’études islamiques, selon les spécifications de l’appel d’offres du projet.
En outre, «quelque 1 800 emplois permanents seront créés, en plus de la possibilité de former 400 artisans». Du fait de l’importance du projet, «un organisme public spécialisé dans sa gestion a été créé par décret exécutif, en avril 2005, sous la nomination d’Agence nationale de réalisation et de gestion de la mosquée d’Alger». La première tâche de l’agence «a été de sélectionner un terrain pour le projet, qui soit proche de la mer, d’accès facile et qui ait une position stratégique. Un terrain a été choisi dans la commune de Mohammadia (est d’Alger), d’une superficie de 20 hectares».
En ce concerne le style architectural de la grande mosquée d’Alger, il sera connu durant le mois de ramadhan : 32 bureaux d’études, dont 15 algériens, ont retiré les cahiers des charges pour participer au concours architectural national et international. C’est ce qu’a précisé M. Ghlamallah à la presse en marge d’une visite d’inspection du terrain destiné à la réalisation du projet dans la commune d’El Mohamadia (Alger). Un délai initial de quatre mois avait été fixé pour ce concours, a-t-il précisé, ajoutant qu’à la demande des bureaux d’études, ce délai a été prorogé de deux mois.
Le ministre a souligné que les résultats du concours seront soumis aux services compétents à l’effet de s’assurer de l’originalité du style architectural proposé. M. Ghlamallah a, en outre, indiqué que les travaux se déroulaient normalement et conformément aux délais impartis et fixés à 75 mois à compter de janvier 2007. Il a ajouté que l’assiette de terrain devant abriter le projet a été choisie et soumise aux études topographiques.