Mardi 3 juillet 2007 -- S’exprimant avant-hier en marge des débats sur le programme du gouvernement au Conseil de la nation, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a affirmé que les hôpitaux algériens souffrent d’un déficit en matière de personnel paramédical.
«Nous avons bénéficié de 6 000 postes budgétaires pour les paramédicaux, sauf que ce nombre n’est pas disponible sur le marché de la demande de l’emploi», a indiqué M. Amar Tou, précisant que le nombre de diplômés dans cette discipline en attente d’emploi est de «2 075 [provenant] de la promotion 2007 en plus des quelques autres perdus dans la nature et que nous pourrons récupérer pour atteindre au maximum 2 500 paramédicaux».
M. Tou a fait savoir qu’il pourrait faire l’impasse sur le concours exigé par la Fonction publique pour tout recrutement en son sein. «Il faut que la Fonction publique apporte l’amendement nécessaire pour que nous puissions éviter le concours là où l’offre d’emploi et supérieure à la demande», a-t-il dit en souhaitant «passer directement au recrutement de ces paramédicaux».
Par ailleurs, le ministre a apporté un démenti aux chiffres donnés par certains organes de presse concernant le nombre des médecins généralistes qui seront incessamment recrutés dans la Fonction publique. «Il y a exactement 2 300 postes budgétaires ouverts pour le recrutement des médecins généralistes», a-t-il encore précisé, ajoutant que «la priorité a été donnée aux médecins exerçant actuellement dans le cadre de la formule du préemploi pour les permaniser».
M. Amar Tou a, en outre, indiqué que le nombre des médecins généralistes en attente d’emploi était «de l’ordre de 3 125 à la fin du mois de novembre 2006», assurant que ceux-ci seront incessamment recrutés conformément aux instructions données par le président de la République.
«Le président de la République a donné son accord pour que l’ensemble des médecins en attente d’emploi plus ceux des promotions 2006 à 2009, que ce soit pour les généralistes, les spécialistes ou les paramédicaux, soient recrutés», a-t-il ajouté, précisant que son département «a eu l’accord de recrutement de l’ensemble de ce personnel qui constitue globalement pour – les 3 spécialités – 35 000 diplômés dont 15 000 paramédicaux».
M. Tou a, en outre, ajouté qu’«il n’y a pas de médecins spécialistes au chômage», puisque, a-t-il assuré, «nous recrutons la totalité des promotions composées de 1 000 à 1 100 spécialistes annuellement».