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Old 24th June 2007, 20:48
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Dimanche 24 juin 2007 -- La prescription des médicaments génériques en Algérie reste faible par rapport aux autres pays en voie de développement. Selon les résultats d’une enquête présentés hier lors d’une journée d’étude sur la promotion de l’usage rationnel des médicaments organisée à l’Institut Pasteur d’Algérie, le pourcentage de médicaments prescrits en nom générique est de seulement 24,28% contre une moyenne de 37 à 97% dans les pays en développement.

Cette enquête première du genre en Afrique a été menée par quatorze médecins et trois pharmaciens. Elle a été réalisée pendant trois jours, en novembre, puis cinq jours en janvier, au niveau de quatre centres de santé primaires à Staouéli, Les Dunes, La Bridja et Chéraga. L’étude a concerné des patients reçus en consultation de médecine générale, ceux recevant une prescription médicamenteuse et ceux achetant les médicaments au niveau des officines de proximité retenues dans le cadre de l’étude. Un jeton a été remis aux patients en vue de permettre leur suivi, de la consultation à l’officine.

L'approche par indicateurs a porté entre autres sur le nombre moyen de médicaments par patient, le pourcentage des patients ayant reçu des antibiotiques, le pourcentage moyen de génériques parmi les prescriptions. Ainsi, selon les résultats présentés lors de cette journée par les médecins-enquêteurs, la tendance générale des prescriptions des médicaments a démontré que le nombre moyen de médicaments prescrits par consultation est de 2,64.

La prescription des antibiotiques a été constatée dans 28,08% des consultations et celles des médicaments génériques dans 24,28% des prescriptions. S’agissant des indicateurs de soins aux malades, on notera que la durée moyenne de la consultation est de 5 minutes 36 secondes, celle de la délivrance des médicaments est de 2 minutes 56 secondes. Comparé aux autres pays où les mêmes études ont été menées, le nombre moyen de médicaments par patient dans les pays en voie de développement varie entre 1,3 et 3. Le pourcentage des malades ayant reçu des antibiotiques est de 27 à 63%.

“Cette étude est une autoévaluation faite par des praticiens sur le bon usage des médicaments dans une zone-pilote pour donner un aperçu sur nos pratiques thérapeutiques et savoir comment les améliorer”, a expliqué le professeur A. Helali, directeur du Centre national du pharmacovigilance et de matériovigilance (CNPM), initiateur de cette journée d'information. Mais il n’est pas question d’interpréter les tendances vu qu’aucun référentiel n’existe concernant l’utilisation des médicaments. Pour le Pr Helali, cette étude “à la base d'indicateurs objectifs n'aurait pas de sens si elle n'était pas destinée à promouvoir des actions concertées entre tous les intervenants ayant pour seul objectif d'améliorer ce qui a été constaté comme étant insuffisant ou encore identifier un obstacle pour le surmonter”.

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