Le P-DG d’Endimed fait le point sur la privatisation des pharmacies publiques:
Mardi 9 Janvier 2007 - - Sur les 1 200 pharmacies publiques, 195 ont été vendues jusque-là dans le cadre du processus de privatisation des officines relevant de l’Entreprise nationale de distribution de détail des médicaments (Endimed). Un premier lot de 145 pharmacies a été vendu entre 1998 (début de l’opération) et 2003, alors qu’un second lot de 45 pharmacies a été cédé en 2006. On s’attend cette année à la vente de 230 autres officines pharmaceutiques. L’opération a déjà été lancée et l’ouverture des plis, achevée. Il ne reste que l’examen des offres par la commission installée à cet effet. C’est globalement ce qu’a avancé hier le P-DG d’Endimed, M. Si Ameur Mohamed Saïd, lors de son passage à l’émission hebdomadaire de la Chaîne II de la radio nationale. L’invité, qui a expliqué la faiblesse du bilan de la privatisation par plusieurs facteurs de blocage, a cité, entre autres, le problème des actes de propriété, c’est-à-dire la régularisation juridique de la gestion de ce patrimoine. Car l’ensemble du patrimoine des ex-Pharms est détenu en jouissance. Endimed a d’ailleurs travaillé depuis sa création à transférer et obtenir les titres de propriété de la part des Domaines.
Les autres facteurs de blocage sont liés à l’enclavement des pharmacies et aux difficultés financières chez les pharmaciens diplômés désirant reprendre les pharmacies. En effet, les repreneurs devront verser un apport initial de 20% pour avoir une aide de 80% de la part du Crédit Populaire d’Algérie. «Il est difficile pour un jeune diplômé de ramasser 20% de la somme, c’est-à-dire 160 millions de centimes puisque l’officine est cédée en moyenne à 8 millions de dinars», a reconnu le P-DG d’Endimed. Et de revenir par ailleurs sur le problème d’isolement d’un bon nombre de pharmacies publiques, en tout 330, situées dans des zones steppiques, sahariennes et montagneuses et qui sont aujourd’hui déficitaires. Ces dernières n’ont pas encore trouvé preneurs. D’où l’ajournement de leur vente après la fin de la cessation des pharmacies situées dans les villes. «On passera dans une deuxième phase à la vente des pharmacies isolées», a-t-il d’ailleurs souligné. Concernant la distribution des médicaments, Endimed se déchargera de l’opération après la fin du processus de privatisation, selon M. Si Ameur. «Nous allons nous retirer de la distribution des médicaments aux pharmacies qui seront toutes privées. En revanche, nous continuerons à alimenter les structures sanitaires publiques», a déclaré le P-DG d’Endimed. Cette société a été, pour rappel, créée en 1997. Elle est née de la restructuration d’Enapharm et relève du portefeuille de la société de gestion. Elle compte au total 2 500 travailleurs, dont 350 pharmaciens.
Le processus de privatisation devait toucher dans un premier temps 500 pharmacies mais l’objectif n’a pas été atteint. D’où la décision de relancer l’opération en 2007.
Un lot de 195 officines vendu depuis le début de l’opération